jeudi 22 septembre 2022

[Carnet de mise en scène] Pour une dixième fois au Mic Mac...

 

Je signerai la mise en scène de la prochaine production du Mic Mac! Ma dixième mise en scène avec eux depuis 2004... Presque vingt ans de collaboration et d'accomplissements. 

Je le répète ad nauseam dès qu'il est question de cette troupe: c'est là où j'ai fait les projets les plus satisfaisants, les plus audacieux, les plus esthétiques. Comme un nouveau défi à chaque fois... où tous mettent la main à la pâte pour le relever. Avec Au bout du fil d'Évelyne de la Chenelière, avec La défonce de Pascal Chevarie, avec Les Reines de Normand Chaurette, avec Jouliks de Marie-Christine Lê-Huu et tant d'autres.

Ce qui démarque fortement le Mic Mac, c'est l'engagement profond de tous ses membres pour le théâtre. Leur puissant intérêt pour la chose dramatique. Leur curiosité culturelle. Leur désir de performer. Il y a là une surprenante émulation qui construit, sans que ça ne soit nécessairement conscient, un haut niveau de professionnalisme malgré la fausse étiquette de troupe amateure. De quoi foutre des complexes à nos compagnies saguenéennes... :) 

Mais plus encore. Avec le Mic Mac, c'est mon incursion pratique dans le répertoire québécois. Plus enclin à plonger dans le répertoire dit universel (de l'Antiquité au début du XXième siècle principalement), j'y trouve là de nouveaux terrains de jeux et d'explorations qui me sortent de ma zone habituelle. Outre mes propres textes, je suis rarement dans le répertoire contemporain. Et ça fait du bien...

M'y revoici donc. Après une absence de cinq ans déjà. 

Cette fois, c'est à une oeuvre de François Archambault parue en 2014 - Tu te souviendras de moi - que nous nous attaquerons. 

Archambault, c'est l'auteur notamment des pièces Cul sec (1993), Adieu beauté (1998) et La Société des loisirs (2003).

Le résumé général (celui qu'on retrouve partout sur internet et sur la quatrième de couverture) de cette pièce va comme suit: Un historien à la retraite commence à perdre la mémoire. Retiré de la scène, mais refusant de disparaître, il erre parmi ceux qui s'échangent sa garde. Une jeune fille rebelle lui fait revisiter un pan de son passé qu'il avait décidé d'oublier.

Pièce lumineuse ou pièce sombre? Cette construction dramatique est beaucoup plus étonnante qu'elle semble, de premier abord... et s'y dégagent plusieurs pistes de lecture possibles. Mon rôle, actuellement, est de me positionner, de lecture en lecture, pour créer un cadre cohérent, clair, inspirant. Tracer une ligne dramatique. (Re)Définir les personnages. Leurs liens. Leurs enjeux dramatiques. Trouver le fil que je tenterai de maintenir tout au long des répétitions. 

C'est la partie casse-tête de l'opération. Plein de morceaux disparates qu'il faudra rassembler éventuellement pour avoir un canevas efficace et fonctionnel.


mardi 20 septembre 2022

Des successions...


Le Théâtre CRI annonçait hier la nomination, comme co-directrices artistiques, d'Émilie Gilbert-Gagnon et Marilyne Renaud (déjà directrice générale de l'organisme). Cette passation des pouvoir au sein de la compagnie jonquiéroise marque donc officiellement la retraite (comme gestionnaire parce qu'elle reste une artiste accomplie et active) de Guylaine Rivard qui l'a dirigée depuis sa fondation. 

Tout cela semble être une belle transition. Et c'est tant mieux! Meilleurs voeux à elles!

Car il s'agit là d'une question délicate: comment passer les rênes de quelque chose d'aussi subjectif qu'une compagnie de création qui se moule généralement à la pratique, les préoccupations d'une personnalité, metteur-e en scène et/ou directeur-trice artistique? Souvent, ces entités se confondent avec l'artiste. C'est donc fragile. Précaire. Parce que très personnel, en un sens. Et souvent, elles sont jalousement gardées, préservées sans trop d'égards pour la pérennité.

D'où alors que les successions sont souvent peu réfléchies, peu prévues... D'où que plusieurs de ces organismes ont de la difficulté à survivre au départ de l'équipe de fondation. D'où aussi la brutalité d'autres transitions. 

Les croisées de chemins ne sont pas toujours heureuses.

L'expérience du CRI est en ce sens exemplaire parce que bien mûrie et planifiée.

Le Conseil québécois du théâtre en a fait déjà, il y a quelques années, un enjeu fort discuté et documenté ici.

Et cette question qui revient toujours: dans le domaine culturel, les directions générales et/ou artistiques devraient-elles avoir, pour le bien des organismes et le sain développement du milieu, une date de péremption? Une durée déterminée?

lundi 19 septembre 2022

Les rôles du metteur en scène selon Peter Brook

 

Le 2 juillet dernier décédait le grand metteur en scène Peter Brook. Praticien accompli, il s'est commis également à plus d'une reprise à la réflexion et l'écriture, pour laisser à la postérité théâtrale des titres incontournables comme L'Espace vide, Oublier le temps, Le diable c'est l'ennui et tant d'autres. Dans ses ouvrages, il décortique l'essence du théâtre, le cheminement créatif, la fonction du metteur en scène... comme par exemple, dans cet extrait (p.18) tiré de Points de suspension paru en 1992:

On doit distinguer deux sens dans l'expression «mettre en scène». La moitié de la tâche du metteur en scène consiste, bien sûr, à diriger, à prendre en charge, à décider, à dire «oui» et à dire «non», à avoir le dernier mot. L'autre moitié consiste à maintenir la bonne direction. Là, le metteur en scène - le director - devient un guide, il tient le gouvernail, il doit avoir étudié les cartes et savoir s'il se dirige vers le nord ou vers le sud. Il cherche constamment, mais pas au petit bonheur. Il ne cherche pas pour le plaisir de chercher, il a un objectif; un chercheur d'or peur bien poser un millier de questions, elles se rapporteront toutes à l'or. Un médecin qui cherche un vaccin peut varier les expériences à l'infini, toutes seront dirigées vers le traitement d'une maladie et non pas d'une autre. Si ce sens de l'orientation reste présent, chacun peut jouer son rôle aussi pleinement et avec autant de créativité qu'il en est capable. Le metteur en scène peut écouter les autres, se rendre à leurs suggestions, apprendre d'eux; il peut, surprise, virer de bord. Malgré tout, les énergies collectives seront au service d'un seul et unique but. C'est ce qui permet au metteur en scène de dire «oui» et «non», et aux autres de l'accepter.

Se déploie dans ces pages l'image d'un metteur en scène au service du texte, mais surtout, au service des comédiens et de l'espace. Quelques pages plus loin (p.28), il y a va, en réponse à une lettre qu'il a reçue, de cette (magnifique) conviction:

[...] Vous me demandez comment on devient metteur en scène. 

Les metteurs en scène de théâtre se nomment eux-mêmes. Un metteur en scène au chômage est un paradoxe, de même qu'un peintre au chômage - mais pas comme un acteur au chômage, qui est victime des conséquences. On devient metteur en scène en se disant metteur en scène et ensuite on persuade les autres que c'est vrai. 

dimanche 18 septembre 2022

Au théâtre, cette semaine! [Du 18 au 24 septembre 2022]

 

C'est la fin de la longue pause estivale qui a permis au théâtre de se montrer un peu partout: Sortie de secours du Théâtre À Bout Portant, Bas les masques! du Théâtre 100 Masques, Grande Baie du Théâtre du Mortier, Petit miracle à la Maison coupée en deux, la 35ième saison de La Fabuleuse et toutes les autres productions qui ont pris l'affiche entre juin et fin août! 

Maintenant, revenons sur la saison régulière. J'ai épluché tous les sites des compagnies, des diffuseurs, pour bâtir le calendrier théâtral 2022-2023. Mais il se peut fort bien que des trucs me passent sous le nez. Aussi, si vous avez vent d'événements à venir (notamment les représentations scolaires) vous pouvez me contacter par toutes les voies possibles...

Alors, cette semaine...

AUJOURD'HUI - 18 SEPTEMBRE 2022
13H-17H - SALON DE QUILLES LE DALLO (Chic.)
17H-21H - BAR À PITON (Chic.)


L'Imprévu Improvisation - organisme professionnel dont les mandats sont de valoriser cet art scénique, de le démocratiser, de former des improvisateurs en herbe (leur site web) - ira représenter le Québec au Mini-mondial d'impro qui se tiendra à Mons, en Belgique, du 12 au 23 octobre. Afin d'amasser des fonds pour cette aventure, ils proposent un improthon de 8h00 en continue. Les spectateurs peuvent aller les voir sur place... ou les suivre grâce à une webdiffusion sur leur page Facebook. Comme il s'agit d'une activité de financement, les dons peuvent être versés via cette plateforme: https://bit.ly/3CIx8Gz

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Les ateliers réguliers pour les enfants et les ados ont débuté hier pour le Théâtre La Rubrique et reprendront à compter de la semaine prochaine pour le Théâtre 100 Masques.

samedi 17 septembre 2022

Leurs scènes maritimes

 


Hier soir, je suis allé confronter à nouveau ma pratique théâtrale somme toute conventionnelle en allant voir  l'équipe de la défunte Chaire de recherche en Dramaturgie sonore de l'UQAC et ses collaborateurs qui présentait une synthèse de ces recherches sonores maritimes amorcées depuis 2018 déjà, à Puerto Narino, Saint-Nazaire (en France) et l'Île d'Anticosti ayant pour thème la mobilité sonore pour la création d'un théâtre environnemental et transmédiatique

Chacune de ces étapes avait, en leur temps, donné lieu à des séries de performances, de happenings, de balados. 

Puis voici, quelque quatre années plus tard, le point d'orgue de ces efforts, ces déplacements, ces écoutes, ces enregistrements. Non pas un résumé de ce qui s'est fait mais bien une réutilisation de ces traces, de ces mémoires... une quatrième traversée poétique et performative de ce que le son, le bruit, le silence peut provoquer sur les sens, sur l'imaginaire, sur le corps. Une nouvelle création, quoi!

Bien sûr, cette représentation est, de bout en bout, supportée par des hypothèses de recherche plurielles et inter(ou trans?)disciplinaires, des convictions d'approches scéniques, des objectifs d'utilisation qui rendent la proposition plus riche encore quand ils sont connus. 

Parce que c'est dense. 

L'équipe mise - comme dans beaucoup de leurs projets antérieurs - sur la décentralisation voire l'éclatement du propos, la multiplication des points de fuite, n'hésitant pas à faire se superposer les données (tant factuelles, corporelles, que sonores et picturales) dans un espace tout recouvert de bâches multicolores lui-même objet sonnant, à se servir du texte comme simple bruit de fond pour donner prépondérance à l'imagerie provoquée par l'écoute, à le masquer au point de presque l'effacer tout en le maintenant présent.

C'est, en quelques sortes, comme Jean-Paul Quéinnec le mentionnait en début de prestation, une ode à l'instabilité, métaphore de ces mers, de ces vagues qui arrachent tout ou font tout tanguer autour d'elles.

C'est d'autant plus touffu que chaque collaborateur de ce projet ambitieux y apporte, avec un réel engagement, sa propre méthodologie, sa propre préoccupation artistique, qui pour la présence du corps, qui pour la vidéo, qui pour la narration ou le conte, qui pour la performance.

Qu'en résulte-t-il? 

Un théâtre éminemment sensoriel, basé sur l'écoute (des lieux cités plus haut par les artistes et du rendu en salle de spectacle), qui se décline en plusieurs tableaux qui amalgament les pratiques... qui voguent, indistinctement, entre le théâtre documentaire, le théâtre poétique (avec, parfois, de fort belles images), le théâtre performatif, la narration, la vidéo d'art, la danse-théâtre, l'évocation mimétique, le contrepoint.

Encore une fois (et c'est là où, personnellement, je me sens étranger à ce type de prestation) ce n'est pas une représentation du discours, de la fable, du message. C'est un appel à notre propre écoute. Notre propre capacité à y planter notre espace mental. À partir du moment où ce principe est accepté, ne reste plus qu'à se laisser porter par toutes ces scènes maritimes.

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À chaque fois que je vois un projet de (feue) la Chaire, j'en ressors avec autant de questionnements que de réflexions, avec de brillantes ouvertures à de sérieuses remises en question de ma propre vision du théâtre! Et c'est en cela que ce type de projet est nécessaire et bénéfique pour un milieu comme le nôtre.

mercredi 7 septembre 2022

Une année théâtrale chargée...

La saison 2022-2023 sera, de mon côté, théâtralement chargée. Le tout pourra sembler conséquent - et ça l'est! - mais ce n'est pas tant différent que les années précédentes où le théâtre prend, dans ma vie quotidienne (que je notamment entre trois organismes culturels), une place prépondérante. Et ce, tant dans la pratique que dans la lecture et la recherche.

Alors voici un peu comment mes prochains mois se déclineront....

Ça commencera avec UNE NUITTE AVANT NOËL... Ce sera là le 15ième spectacle de Noël du Théâtre 100 Masques. Une petite production (maintenant traditionnelle!) qui nous permet de nous éclater, d'écrire une histoire à même le plateau et la mise en scène, de retrouver notre répertoire de chansons parodiées qui allient grivoiserie et vision grinçante des Fêtes. Un petit intensif de jeu, de personnages, de cohérence.

Presque au même moment, je me lancerai dans la troisième version scénique - qui aboutira à la Rentrée hivernale - de mon texte LES MAINS ANONYMES, une version monologique du mythe de Médée qui sacrifie ses enfants sur l'autel de son amour ravagé. Un texte que j'apprécie particulièrement.

À l'automne je jetterai les bases (distribution et conception) de la pièce TU TE SOUVIENDRAS DE MOI de François Archambault que je mettrai en scène pour le compte du Mic Mac. Ce sera, du même souffle, mon dixième passage au sein de l'institution robervaloise au cours des vingt dernières années. Des retrouvailles, en quelques sortes...

Enfin, je terminerai par la production estivale 2023 du Théâtre 100 Masques qui porte présentement le titre temporaire de THÉÂTRE D'ÉPOUVANTE! C'est un retour, là aussi, à un répertoire que j'affectionne particulièrement: le Grand Guignol! Du plaisir, des rires et bien de l'hémoglobine sont au programme!

samedi 14 mai 2022

De la réécriture d'après Goldoni!


La production estivale 2022 du Théâtre 100 Masques est en répétition. Au départ, il était question de prendre le texte original (enfin, une traduction) de Goldoni, Un curioso accidente, et d'en faire une mise en scène inspirée de la commedia dell'arte.

Le genre - tout pétri de vivacité, de spontanéité - a, en quelque sorte, appelé un travail de réécriture pour retrouver une musicalité, du ici et maintenant, du présent en cours. Pour retrouver une oralité propre à une immédiateté, toute mise en scène soit-elle. Et cette réécriture a été plus radicale que prévue.

Rapidement, le parti pris d'un langage très québécisé - voire même exagéré - s'est imposé. Quelque chose qui casse le ton littéraire, qui s'accorde mieux au naturel du comédien en action qui échange  avec le spectateur. Parce qu'avec le genre choisi vient également ce besoin de complicité avec le public, ce lien direct avec le parterre.

Une adaptation donc. Avec bien du gommage, bien des ajouts, bien des clin-d'oeils. Avec des tournures de phrases colorées et des permissions langagières nombreuses. Avec une réappropriation du texte. À tel point que celui que nous avons en main - et retitré Bas les masques! - sera pratiquement, au final, une création!

Et pourtant...

Malgré les aisances que nous avons pris avec le matériel textuel, l'argument de Goldoni reste le même: la mariage contrarié de deux amoureux par des parents opposés. Le classique d'entre les classiques! Ce sont les couples de Molière, de Corneille, de Marivaux! Un argument - vieillot, oui... mais toujours porteur d'embûches! - qui ne sera, ici, qu'un prétexte à des jeux de scène! 

L'articulation du récit reste la même, avec la même progression, les mêmes quiproquos, le même dénouement. Et  tout ça, en respectant, en un sens, les mêmes considérations: dans la pièce originale, il y a, tout au long de l'histoire, des tiraillements entre Hollandais, Français et Italiens qui nous ouvrent grand la porte à nos de guerres de clochers et préjugés bien locaux! 

Le tout passé à la moulinette du rythme. Chaque scène a été resserrée autour de l'essentiel, du squelette de l'enjeu dramatique. Les répliques (réécrites) ont été ciselées pour accélérer les échanges, pour les rendre plus prompts... bref, pour puncher. C'est mordant. C'est grinçant. Comme ça l'était aussi dans le texte original, dans les interstices de la littérature!

Les personnages restent les mêmes avec leurs caractères. Toutefois, par le jeu de la transposition/adaptation, par le jeu du langage, ceux-ci sont grandement exacerbés. Ce sont des personnages forts qui ne font pas dans la dentelle et qui ne s'empêtrent pas dans les nuances! 

Le résultat, en salle de répétition, est jouissif. C'est drôle et énergique... et toujours extrêmement proche de l'esprit de la pièce de Goldoni! 

dimanche 8 mai 2022

Au théâtre, cette semaine! [Du 8 au 14 mai 2022]



Nous nous approchons de plus en plus de la fin de la saison. Il reste encore bien des choses... mais bientôt ce sera le passage vers les productions estivales!

DIMANCHE, 8 MAI 2022, 15H
SALLE LIONEL-VILLENEUVE (ROBERVAL)


Le Théâtre Mic Mac présente enfin (après avoir repoussé la première pour cause de COVID) sa production annuelle, Ta maison brûle de Simon Boulerice: Depuis un bris de tuyau ayant provoqué une inondation, la maison de Murielle est infestée par la mérule pleureuse, un champignon qui détruit le bois et qui traverse la maçonnerie. La veuve de 61 ans se voit donc contrainte de brûler sa demeure ancestrale et tout ce qu’elle contient. Mais avant, pour commémorer leur vie dans cette précieuse maison, Murielle convie ses deux filles, devenues des Montréalaises actives à manger un repas qui tournera au délire dès l’arrivée de sa belle-sœur, la colorée Agnès. Entre la musique de John Cage, les ustensiles échappés au sol, le fantôme du père de famille et la crème glacée qui fond sur la pantry, elles plongent dans un doux délire collectif en évoquant les moments précieux passés dans cette demeure ancestrale. Informations et billets, ici.

MERCREDI À SAMEDI - 11 AU 14 MAI 2022 - 20H
SALLE MURDOCK (CHICOUTIMI)
DERNIÈRE (DE TROIS) SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS


Le Théâtre du Faux Coffre présente une nouvelle pièce mettant en vedette les Clowns Noirs et Mélanie Potvin: Double assassinat dans la remorque! Au printemps 2020, quatre clowns noirs sans travail trouvent refuge dans une maison de chambres tenue par la généreuse Madame Jeanne qui les loge et les nourrit. Un nouveau virus respiratoire les oblige à se confiner. Cette réclusion forcée et la fermeture de toutes les salles de spectacle de la province les perturbent profondément. Que faire quand on ne peut pratiquer son métier ? Chacun vit cette première vague à sa façon et particulièrement le comédien Piédestal qui se retrouve impliqué, contre son gré, dans une macabre et burlesque enquête policière que lui seul, dit-on, peut résoudre. Informations ici.

MERCREDI À SAMEDI - 11 AU 14 MAI 2022 - 20H
VIEUX COUVENT (ST-PRIME)


La Troupe de théâtre du Vieux Couvent présente Le Dîner de cons: Pierre Brochant, riche et célèbre éditeur parisien, organise chaque mercredi avec des amis un «dîner de cons ». Le principe : chacun amène un «con» et celui qui a déniché le plus spectaculaire est déclaré vainqueur. Ce soir, il en tient un bon, un vrai, la palme : François Pignon. Mais alors que le jeu devient palpitant, Brochant est soudain victime d'un atroce tour de reins et doit annuler sa soirée. Mais il aura tout de même l'occasion d'avoir un premier contact avec son champion. Passionné de modèles réduits en allumettes, ce dernier lui en fera voir de toutes les couleurs! Informations ici.

VENDREDI ET SAMEDI - 13 ET 14 MAI 2022 - 20H
(DIMANCHE, 15 MAI 2022, 15H)
SALLE LIONEL-VILLENEUVE (ROBERVAL)
DERNIÈRE (DE CINQ) SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS


Le Théâtre Mic Mac présente enfin (après avoir repoussé la première pour cause de COVID) sa production annuelle, Ta maison brûle de Simon Boulerice: Depuis un bris de tuyau ayant provoqué une inondation, la maison de Murielle est infestée par la mérule pleureuse, un champignon qui détruit le bois et qui traverse la maçonnerie. La veuve de 61 ans se voit donc contrainte de brûler sa demeure ancestrale et tout ce qu’elle contient. Mais avant, pour commémorer leur vie dans cette précieuse maison, Murielle convie ses deux filles, devenues des Montréalaises actives à manger un repas qui tournera au délire dès l’arrivée de sa belle-sœur, la colorée Agnès. Entre la musique de John Cage, les ustensiles échappés au sol, le fantôme du père de famille et la crème glacée qui fond sur la pantry, elles plongent dans un doux délire collectif en évoquant les moments précieux passés dans cette demeure ancestrale. Informations et billets, ici.

SAMEDI - 14 MAI 2022 - 13H30
SALLE PIERRETTE-GAUDREAULT (JONQUIÈRE)


La Rubrique reçoit le Petit théâtre de Sherbrooke et leur spectacle Le problème avec le rose: Tous les jours, Alix, Sasha, Lou et Noa se rencontrent dans un carré de jeu rose pour partager de vibrantes histoires. Parfois, un événement de l’extérieur modifie un peu leur quotidien : un avion est passé, il se met à pleuvoir… Rien de bien perturbant, jusqu’à ce qu’une terrible nouvelle leur parvienne : le rose, c’est pour les filles. C’est le cataclysme! Comment continuer à vivre comme si de rien n’était? Et puis le doute s’installe : sont-ils vraiment des garçons? Comment savoir? Projetés tous ensemble dans un impressionnant tourbillon d’émotions, ils s’aventureront à chercher de nouveaux repères, pour le pire et pour le meilleur. Le problème avec le rose, un spectacle teinté d’humour et d’absurde qui allie danse et théâtre. Informations ici.
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Le Théâtre 100 Masques est toujours en période d'inscriptions pour ses camps de théâtre thématiques 2022. Et de nombreux groupes affichent complet.
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Avec la saison estivale, Vicky Côté et le Théâtre À Bout Portant entreprendront bientôt leurs Sorties de secours avec leur ambulance! Surveillez-les!

dimanche 24 avril 2022

Et que pense-t-on de Sarah Bernhardt?

Sarah Bernhardt dans Jeanne d'Arc

Sarah Bernhardt dans La Dame aux camélias

La Divine - ou Sarah Bernhardt - a fait couler beaucoup d'encre lors de ses passages en territoire canadien. Les journaux rivalisent en louanges! Alors que d'autres - et ce sont mes préférés! - la pourfendent et trempent leur plume dans le venin pour s'en donner à coeur joie! 

Ainsi ces chroniques d'Archiloque - la mode était aux pseudonymes - publiées dans Le Courrier du Canada, en ce samedi 18 avril 1891... soit lors du second passage de l'actrice dans la métropole:



Au théâtre, cette semaine! [Du 24 au 30 avril 2022]

  


Il y a encore du choix, cette semaine... le travail continue dans le milieu théâtral!

DIMANCHE, 24 AVRIL 2022, 15H
SALLE LIONEL-VILLENEUVE (ROBERVAL)


Le Théâtre Mic Mac présente enfin (après avoir repoussé la première pour cause de COVID) sa production annuelle, Ta maison brûle de Simon Boulerice: Depuis un bris de tuyau ayant provoqué une inondation, la maison de Murielle est infestée par la mérule pleureuse, un champignon qui détruit le bois et qui traverse la maçonnerie. La veuve de 61 ans se voit donc contrainte de brûler sa demeure ancestrale et tout ce qu’elle contient. Mais avant, pour commémorer leur vie dans cette précieuse maison, Murielle convie ses deux filles, devenues des Montréalaises actives à manger un repas qui tournera au délire dès l’arrivée de sa belle-sœur, la colorée Agnès. Entre la musique de John Cage, les ustensiles échappés au sol, le fantôme du père de famille et la crème glacée qui fond sur la pantry, elles plongent dans un doux délire collectif en évoquant les moments précieux passés dans cette demeure ancestrale. Informations et billets, ici.

MERCREDI À SAMEDI - 27 AU 30 AVRIL 2022 - 20H
SALLE MURDOCK (CHICOUTIMI)
PREMIÈRE (DE TROIS) SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS


Le Théâtre du Faux Coffre présente une nouvelle pièce mettant en vedette les Clowns Noirs et Mélanie Potvin: Double assassinat dans la remorque! Au printemps 2020, quatre clowns noirs sans travail trouvent refuge dans une maison de chambres tenue par la généreuse Madame Jeanne qui les loge et les nourrit. Un nouveau virus respiratoire les oblige à se confiner. Cette réclusion forcée et la fermeture de toutes les salles de spectacle de la province les perturbent profondément. Que faire quand on ne peut pratiquer son métier ? Chacun vit cette première vague à sa façon et particulièrement le comédien Piédestal qui se retrouve impliqué, contre son gré, dans une macabre et burlesque enquête policière que lui seul, dit-on, peut résoudre. Informations ici.

VENDREDI ET SAMEDI - 29 ET 30 AVRIL 2022 - 20H
(DIMANCHE, 1er MAI 2022, 15H)
SALLE LIONEL-VILLENEUVE (ROBERVAL)
TROISIÈME (DE CINQ) SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS


Le Théâtre Mic Mac présente enfin (après avoir repoussé la première pour cause de COVID) sa production annuelle, Ta maison brûle de Simon Boulerice: Depuis un bris de tuyau ayant provoqué une inondation, la maison de Murielle est infestée par la mérule pleureuse, un champignon qui détruit le bois et qui traverse la maçonnerie. La veuve de 61 ans se voit donc contrainte de brûler sa demeure ancestrale et tout ce qu’elle contient. Mais avant, pour commémorer leur vie dans cette précieuse maison, Murielle convie ses deux filles, devenues des Montréalaises actives à manger un repas qui tournera au délire dès l’arrivée de sa belle-sœur, la colorée Agnès. Entre la musique de John Cage, les ustensiles échappés au sol, le fantôme du père de famille et la crème glacée qui fond sur la pantry, elles plongent dans un doux délire collectif en évoquant les moments précieux passés dans cette demeure ancestrale. Informations et billets, ici.

SAMEDI - 30 AVRIL 2022 - 13H30
SALLE PIERRETTE-GAUDREAULT (JONQUIÈRE)


Le Théâtre La Rubrique reçoit le Théâtre Advienne que pourra et leur production Le magicien d'OzDans un monde triste et terne, Dorothée rêve d’éclats colorés. Elle entraîne ses amis sous le chapiteau d’un vieux cirque désaffecté où ils peuvent jouer, oublier leur quotidien et donner vie à leur fantaisie ! L’imagination de Dorothée fera naître un pays merveilleux où l’impossible n’existe pas. Ils y rencontrent leur alter ego sous l’apparence d’un épouvantail, un homme de fer, un lion, un magicien, une fée et une sorcière. Informations et réservations, ici.
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Le Théâtre 100 Masques est toujours en période d'inscriptions pour ses camps de théâtre thématiques 2022. Informations ici
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Le Théâtre La Rubrique a lancé sur Facebook (ici), une offre d'emploi pour le poste de direction générale (qui comprend aussi celle du FIAMS). Date limite de dépôt de candidature: 5 mai!
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Pendant ce temps, notre théâtre régional continue de sortir de nos petites frontières d'épinettes: alors que Vicky et le Théâtre À Bout Portant reviennent de la métropole avec La Migration des peuples, Guylaine et le Théâtre CRI partent, cette semaine, pour Rimouski afin de jouer Aisselles et bretelles sur l'invitation du Théâtre du BIC et des Gens d'en-bas.

samedi 23 avril 2022

Quand le théâtre tourne mal...

J'aime beaucoup le site de l'Observatoire de la vie littéraire (ici) qui est, si je comprends bien, affiliée à la Sorbonne. En fait, j'aime particulièrement l'un de ses projets, La Haine du théâtre (ici), qui a pour ambition d’explorer l’histoire des controverses sur le théâtre en Europe, à travers une série de manifestations scientifiques et grâce à l’édition numérique des textes polémiques. C'est une mine d'informations fort riche où il fait bon se perdre! Il y a de tout... et souvent aux extrêmes!

On y découvre des mandements, des traités, des sermons... ou encore, des récits comme celui-ci qui servent à illustrer tout la malfaisance du théâtre et la punition qui s'abat sur ces faux idoles:


RECIT TOUCHANT
LA COMEDIE
JOUEE PAR LES
JESUITES, ET LEURS
DISCIPLES, EN LA VILLE DE
Lyon, au mois d'aoust
de l'an 1607

Les jésuites nouvellement rétablis à Lyon [...] firent-ils le dessein d’une grande et superbe représentation, que nous appelons comédie. Aucuns diront que le mot est trop bas, à cause de ce qui fut représenté: voire que la fin requiert qu’on lui donne le nom de tragédie. Car ils y introduisirent Dieu, les sauvés, les diables, les damnés, charpentèrent un paradis, un purgatoire, un enfer: et tout cela se tourna en luctueuse catastrophe, comme je le dirai ci après. Mais toutes leurs inventions étant ridicules, en introduisant leurs disciples pour faire des idoles sur leurs échafauds, ils se sont moqués d’eux mêmes, de leurs disciples et auditeurs. [...] 

La comédie en question fut un récit pour lequel prononcer furent introduits plusieurs jeunes hommes de diverses maisons de Lyon, au nombre de quatre-vingts ou cent, en divers équipages. Selon les personnages qu’ils représentèrent, les pères et mères faisaient grande, ou moyenne, ou petite contribution. Il y avait un Dieu jésuitique, qui vraisemblablement paya plus que les autres, en après un Jésus-Christ à sa droite environné d’anges avec leurs trompettes sur le plus haut théâtre, qu’ils appelaient paradis. En un autre plus bas étaient d’un côté le pape et sa suite, les rois catholiques, et chrétiens : d’autre part les Turcs, le prêtre Jean, les mécréants et hérétiques. Au dessous était l’enfer, où se voyaient quelques diables et Lucifer leur maître, accoutrés selon le dessein des jésuites : la fin du jeu était de contrefaire un jugement dernier, puis le salut des uns, et la damnation des autres. Tous les théâtres dressés au collège des jésuites étaient environnés de divers échafauds pour les personnes de qualité, qui payèrent largement la vue de cette drôlerie. Comme aussi tous les frais d’icelle furent fournis par les pères et mères dont leurs enfants jouaient lors.

Le premier jour du jeu, [...] plusieurs pétards et autres nouvelles inventions de Salmonée devaient contrefaire les tonnerres et éclairs, durant lesquels Lucifer et sa bande tireraient les damnés en leur enfer. Ainsi qu’ils commencèrent à lâcher leur premier pétard ou petit tonnerre jésuitique, le temps auparavant serein se brouille tout à coup, une nuée crève, une ravine d’eau s’épand et verse l’espace de deux heures durant sur les drôles du paradis et de l’enfer des loyolites. Leur idole ou nouveau dieu quitte vitement son échafaud, suivi de sa cambrade, étonné, comme fut tout le reste des joueurs et des spectateurs, non seulement de la pluie du tout extraordinaire, mais aussi des vrais tonnerres d’en haut et de la foudre qui tomba sur une maison proche de celle des jésuites, où elle fit du ravage, dont plusieurs des joueurs fort effrayés depuis sont morts : et tient-on compte de neuf ou dix des principaux, au moins. Aucuns disent beaucoup d’avantage. Entre autres, celui qui contrefaisait Dieu, et celui qui jouait le personnage de Lucifer, tellement emportés de maladie pour s’être trop échauffés, que l’on a pu y remarquer le secret et redoutable jugement du Tout Puissant sur telles abominations et attentats exécrables contre celui qui domine au ciel et en la terre. [...] 

J’ajouterai ce mot, venant de quelqu’un digne de foi, pour déclaration de ce que j’ay touché en un mot. Le deuxième jour (dit-il) comme l’on eût mis le feu au premier pétard, voila l’air auparavant bien clair qui se va couvrir d’une nuée si épaisse, et une pluie si impétueuse survient, qu’on ne pouvait aller par les rues de Lyon. Outre plus les éclairs étaient si fréquents et les tonnerres si effroyables, que plusieurs pensaient que ce fût la fin du monde. Et je crois fermement (dit encore ce personnage) que Dieu étant courroucé de telle impiété manifestait sa puissance. Entre trois tonnerres qu’il fit, il y en eut un si terrible, que la foudre chut sur une tour qui est au bord du Rhône, joignant le collège des jésuites. Céans y avait un homme qui fut blessé, et une femme tuée. La foudre rompit la cheminée par où elle entra, puis, sortie par même endroit, se jette sur un bateau chargé de bois, qu’elle fait couler au fond du Rhône. Ce sont ses mots.

[...]

Le vrai, tout-puissant, juste et miséricordieux Seigneur du ciel et de la terre veuille ouvrir les yeux aux disciples des jésuites, pour leur faire connaître de quel esprit leurs docteurs sont poussés: fortifie et confirme en la profession de sa sainte parole tous ceux qui l’aiment de conscience non feinte. Amen, fait ce 22. d’Août. 1607.

En fait, c'est là le même type de récit - théâtre et punition divine aussi spectaculaire que rédemptrice! - qu'utilisera Monseigneur Bourget, archevêque de Montréal, deux cent cinquante ans plus tard (ici). 

dimanche 17 avril 2022

Au théâtre, cette semaine! [Du 17 au 23 avril 2022]

 

C'est le dimanche de Pâques... mais ce n'est pas une raison pour oublier ce qui s'en vient cette semaine en matière de théâtre!

DIMANCHE - 17 AVRIL 2022 - 14H
SALLE MURDOCK (CHICOUTIMI)
DERNIÈRE REPRÉSENTATION


Le Théâtre À Bout Portant présente enfin sa plus récente création: La migration des peuples, un projet mis en scène par Vicky Côté: Des coureurs se préparent à une course sportive sans précédent. Des migrants se préparent à marcher pour sauver leur vie. Des deux côtés, chacun a ses raisons pour avancer et persister. Dans des chassés-croisés entre les deux récits, des similitudes ignorées apparaissent et des contradictions aberrantes font surface. Les deux réalités se fondent parfois en une seule, dans un mélange improbable de sport désespéré. Informations et billets, ici. (Surveillez la page Facebook de la compagnie pour voir si de nouvelles dates s'ajoutent pour compenser l'annulation des représentations en début de cycle.)

DIMANCHE, 17 AVRIL 2022, 15H
SALLE LIONEL-VILLENEUVE (ROBERVAL)
PREMIÈRE (DE CINQ) SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS


Le Théâtre Mic Mac présente enfin (après avoir repoussé la première pour cause de COVID) sa production annuelle, Ta maison brûle de Simon Boulerice: Depuis un bris de tuyau ayant provoqué une inondation, la maison de Murielle est infestée par la mérule pleureuse, un champignon qui détruit le bois et qui traverse la maçonnerie. La veuve de 61 ans se voit donc contrainte de brûler sa demeure ancestrale et tout ce qu’elle contient. Mais avant, pour commémorer leur vie dans cette précieuse maison, Murielle convie ses deux filles, devenues des Montréalaises actives à manger un repas qui tournera au délire dès l’arrivée de sa belle-sœur, la colorée Agnès. Entre la musique de John Cage, les ustensiles échappés au sol, le fantôme du père de famille et la crème glacée qui fond sur la pantry, elles plongent dans un doux délire collectif en évoquant les moments précieux passés dans cette demeure ancestrale. Informations et billets, ici.

JEUDI À SAMEDI - 21 AU 23 AVRIL 2022 - 19H30
PETIT THÉÂTRE (UQAC)


Quatre petites formes théâtrales comme autant de voyages au cœur de la création. Les étudiants du cours Atelier de création théâtrale vous présentent le résultat de leurs explorations faites sous la direction de Dany Lefrançois. Informations et réservations, ici.

VENDREDI ET SAMEDI - 22 ET 23 AVRIL 2022 - 20H
(DIMANCHE, 24 AVRIL 2022, 15H)
SALLE LIONEL-VILLENEUVE (ROBERVAL)
DEUXIÈME (DE CINQ) SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS


Le Théâtre Mic Mac présente enfin (après avoir repoussé la première pour cause de COVID) sa production annuelle, Ta maison brûle de Simon Boulerice: Depuis un bris de tuyau ayant provoqué une inondation, la maison de Murielle est infestée par la mérule pleureuse, un champignon qui détruit le bois et qui traverse la maçonnerie. La veuve de 61 ans se voit donc contrainte de brûler sa demeure ancestrale et tout ce qu’elle contient. Mais avant, pour commémorer leur vie dans cette précieuse maison, Murielle convie ses deux filles, devenues des Montréalaises actives à manger un repas qui tournera au délire dès l’arrivée de sa belle-sœur, la colorée Agnès. Entre la musique de John Cage, les ustensiles échappés au sol, le fantôme du père de famille et la crème glacée qui fond sur la pantry, elles plongent dans un doux délire collectif en évoquant les moments précieux passés dans cette demeure ancestrale. Informations et billets, ici.
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Le Théâtre 100 Masques est toujours en période d'inscriptions pour ses camps de théâtre thématiques 2022. Informations ici