dimanche 12 avril 2009

La semaine théâtrale

En ce jour de Résurrection - plus grand coup de théâtre du christianisme! - voici quelques rendez-vous pour la semaine qui débute:

Mardi - 14 avril 2009
Théâtre Latulipe (Montréal) - 20h

Dans le cadre du Festival Vue sur la relève, Vicky Côté (et sa compagnie, le Théâtre À bout portant) transporte son spectacle Les immondes, présenté ici en mars 2008, dans la métropole.

De jeudi à samedi - du 16 au 18 avril 2009
Salle Lionel-Villeneuve (Roberval), 20h

Troisième série de représentations de la production annuelle du Théâtre Mic Mac, de Serge Boucher, une mise en scène de Christian Ouellet. Voici, ici, ce qu'en dit L'Étoile du Lac dans son édition du 9 avril dernier.

Jeudi - 16 avril 2009
Auditorium d'Alma - 20

L'Auditorium d'Alma présente Les points tournants. (Voir la notice de samedi.)

De vendredi à dimanche - 17 au 19 avril 2009
Collège d'Alma - heures différentes


Près de cinq cents jeunes comédiens sont attendus au Collège d'Alma pour trois jours d'activités, de formations, de représentations dans le cadre du 23ième Festival Intercollégial de Théâtre. En lien, ici, la programmation des spectacles ouverts au public.

Samedi - 18 avril 2009
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonquière), 20h

Photographie: Marlène Gélineau-Payette

Le Théâtre La Rubrique présente Les points tournants, une pièce venue de Montréal (Christine Beaulieu, Philippe Cousineau, Jean Marc Dalpé, Maxime Denommée, Steve Laplante, Dominique Quesnel et David Savard). Ce texte, de l'Écossais Stephen Greenhorn, raconte la quête identitaire de deux jeunes qui n'ont jamais quitté leur bled. Après avoir volé la planche de surf d'un petit mafioso totalement fêlé, Alex et Brian prennent la route à bord d'une vieille Lada menaçant constamment de rendre l'âme. Le mafioso les poursuivra sans répit à travers les paysages d'Écosse, où les jeunes feront différentes rencontres, dont celle de Mirren, elle aussi en quête d'un sens à donner à sa vie.

Voilà ce que ça donne... S'il me manque des marques dans mon agenda, faites-le moi savoir.

samedi 11 avril 2009

Encore Pitoëff

Oskar Schlemmer, “Figur und Raumlineatur” (Figure and spatial delineations), 1924

Décidément, moi qui n'ai jamais vraiment été porté vers les réformateurs de la scène française - les Copeau, Jouvet, Baty, Dullin, etc. -, voici que je prends un réel intérêt à lire Pitoëff et trouve en lui des points de vue intéressants.

Sur la prédominance de l'acteur (et donc de la théâtralité) au détriment du texte, de la technique, de l'esthétique: Comment le metteur en scène n'a-t-il pas reconnu le premier de ses instruments: l'acteur? Cet acteur qui était roi des planches avant la naissance du metteur en scène. C'est lui l'acteur d'un rôle, devenu l'acteur de toute la pièce qui a pris le nom de metteur en scène. (Notre théâtre, p.12)

Sur l'espace et les accessoires, quelques principes de base qui pourraient, éventuellement, servir de fondement pour l'élaboration du vide (minimalisme) ou, à tout le moins, définir leur rôle dans un contexte néo-maniériste meyerholdien*: Quelle valeur peuvent avoir tous les accessoires du plateau s'ils ne sont pas là seulement pour servir la mystérieuse force de l'acteur? Ils doivent servir l'acteur, émaner de lui comme d'un centre lumineux, car c'est avant tout par l'acteur que se réalisera l'interprétation scénique. (Notre théâtre, p.14)
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* Pour résumer le plus clairement possible, disons que ce néo-maniérisme prend le texte comme générateur de théâtralité, voit l'acteur comme principal vecteur de celle-ci (émetteur et exécuteur) et la scène (et tout ce qui la compose) que support physique servant à la mettre en valeur.

vendredi 10 avril 2009

Une Passion saignante

En ce Vendredi Saint, petit extrait de circonstance - qui donne dans le grandguignolesque! - tiré de l'Histoire anecdotique de l'ancien théâtre en France Théâtre français, Opéra, Opéra-comique, Théâtre-italien, Vaudeville, théâtres forains, etc Par Albert Du Casse paru en 1869:

Texte non disponible

jeudi 9 avril 2009

Le Québec a le CHUM... le Saguenay a l'Auditorium-Dufour


Nouveau psycho-drame dans l'épineux (et vaudevillesque!) dossier de la réfection de l'Auditorium-Dufour. Notre croix en cette semaine pascale...

Après les interminables prologues du projet, après la farce que fut son adoption, après ses divers entractes qui repoussent de plus en plus loin les échéances (je crois, si ma mémoire est bonne, que 2007 devait en voir l'inauguration), voilà que depuis hier, l'on remet en question l'acoustique de la vieille future salle. Quelques commettants ont même revendiqué la réouverture du débat sur la possibilité de voir une nouvelle salle s'ériger au centre-ville de Chicoutimi. Mais le maire veille.

Bref, peut-être vaudra-t-il mieux attendre avant d'acheter nos billets de saison dans l'Auditorium nouveau...

Quelques liens, pour les férus d'histoire régionale ou pour les amateurs de littérature fantaisiste (et je vous épargne ici les vingts premières années!):
Salles de spectacles: Saguenay a maintenant le choix (CBJ, 2 mars 2005)
Des rectifications s'imposent (LB R, 22 mai 2006)
900 000$ de plus pour rénover l'Auditorium-Dufour (Le Réveil, 13 avril 2007)
Le gouvernement du CANADA appuie la coopérative de développement culturel de Chicoutimi (Patrimoine Canadien, 12 novembre 2007)
Le Ministère de la culture perplexe (CBJ, 22 février 2008)
Le centre-ville pour la salle de spectacle (LBR, 22 février 2008)
Rénovons l'Auditorium (La Quotidien, 6 février 2009)
Les travaux de l'Auditorium devront coûter moins chers (Le Réveil, 15 février 2009)
Ottawa fait preuve d'imagination (Le Quotidien, 29 mars 2009)
«Ça ne marchera pas!» (Le Quotidien, 8 avril 2009)

mercredi 8 avril 2009

De l'autre côté de la rampe

Ludmilla et Georges Pitoëff dans La Mouette de Tchekhov, en 1939
Photographie: Roger Viollet/Getty Images


Ah, les coïncidences... Voici donc, reliquat de mes lectures d'hier, un petit extrait (p.31) des écrits de Pitoëff publié sous le titre de Notre Théâtre en 1949 qui répond, ou qui s'articule, en quelques sortes, en complémentarité avec ce que j'écrivais dans le billet précédent et dans plusieurs billets antérieurs autour du problème du public...

Je crois que le remède [note de moi-même: aux difficultés du théâtre... à peu près les mêmes depuis toujours!] est plus près. Il est dans le théâtre même, mais de l'autre côté de la rampe. Jusqu'à présent, le public venait à nous, grandissait avec nous. D'une petite poignée d'amateurs et de précurseurs, il est devenu ce qu'on appelle le public intellectuel. Ensuite, il a eu tendance à s'additionner le public bourgeois. Nous avons avec nous une partie de la jeunesse, mais il nous faut toute la jeunesse, nous sommes en quête de tout public jeune qui ne nous connaît pas encore, qui ignore le théâtre, et à ce moment même où nous cherchons ce nouveau public, la société cherche à donner le théâtre au public populaire qui, jusqu'à présent, était loin du théâtre. Si l'on trouve le lien entre ce public et nous, le remède est trouvé naturellement. Et il faut trouver ce lien, car, si ce public neuf a besoin du théâtre, il faut lui donner le meilleur. Il ne faut pas le laisser parcourir le chemin du mauvais théâtre pour arriver jusqu'à nous. Moi qui connus tous les publics, je suis sûr que si ce public vient à nous, il restera avec nous. Mais comment l'atteindre, comment lui faire dire que nous ne sommes pas seulement faits pour l'élite intellectuelle, mais pour tous les coeurs enthousiastes et purs?

mardi 7 avril 2009

Quelle culture théâtrale québécoise?


J'aurais pu titrer ce billet d'autre façon: pourquoi le théâtre professionnel québécois m'apparaît-il pauvre (dans le sens de manque de profondeur...) ou si peu attaché à la culture populaire?

D'accord, c'est radical... mais ce n'est pas un déni de son existence, loin de là. Ni un mépris; je l'adore et le respecte... Il s'agit plutôt d'un questionnement sur les racines de cet art qui, historiquement, n'a jamais eu d'importance majeure dans notre société nordique (ce qui n'enlève rien aux diverses anecdotes qui parsèment son histoire!)... quoi qu'on en pense... et que la source de son problème de désaffection qui semble nous affecter (!) lui est, finalement, fondamentale.

Le théâtre, maintenu longtemps sous une chape chrétienne toute puissante, n'a jamais eu, ici (comparativement à l'Europe), de poids social. Jamais ce ne fut un médium de masse. Il faut dire qu'avant 1948 (soit pendant 300 ans!), outre quelques expériences amateures (contrôlées par les religieux) ou quelques tentatives de professionnalisation avortées, le théâtre, sur notre territoire, en était un de tournées étrangères à l'ombre des classiques français et des variétés américaines... et déjà, ces représentations n'étaient pas populaires mais bien élitistes. La clientèle-cible était la bourgeoisie métropolitaine. Le théâtre était affaire de vedettes... et de sorties sociales. Peut-être est-ce de là que notre théâtre est, de fait, synonyme de divertissement.

Qui plus est, si l'on considère sa date de fondation officielle, soit 1948, pour les littéraires et l'avènement de Tit-Coq, il faut aussi prendre en considération que déjà la radio régnait... et que la télévision approchait... et transformerait l'art dramatique par les ondes: le radiothéâtre, le téléthéâtre... Ce n'est donc pas le théâtre professionnel qui marquera l'imaginaire collectif, mais plutôt les personnages des feuilletons, des téléromans... suite achevée.

Oui. Notre théâtre est fort jeune et sa naissance ne s'est pas faite sous la tutelle de théories formelles ou esthétiques ni même de thèses... non. Notre théâtre est né identitaire et le restât pendant les dizaines d'années qui nous séparent de ses début: Gratien Gélinas, Marcel Dubé, Yves Thériault, Michel Tremblay... Le sujet de prédilection: la famille. Pas le monde. Pas les bouleversements sociaux. Pas les grandes idéologies. Non. La famille! Bon. Je généralise... mais n'empêche...

Pour paraphraser Dan Hanganu (architecte québécois en vedette dans La Presse de samedi), je crois que dans le Nouveau Monde comme au Québec, se construire [une supposée tradition théâtrale] est une façon de récupérer ce qu'on a jamais eu. Oui, notre théâtre a évolué (particulièrement depuis les années 80) de façon remarquable. Oui, notre théâtre est admirable. Pourquoi ne touche-t-il pas, alors, le public? Une réponse possible... Parce que le théâtre ne résonne malheureusement pas dans notre mémoire ancestrale... Notre théâtre est un art sans racine.
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Il a fallu près de trois siècles pour que le théâtre joué sur le territoire du Québec devienne le théâtre de la société québécoise. L'évolution de la collectivité - sur les plans politique, social, économique, moral et intellectuel - a permis que s'opèrent plusieurs renversements; longtemps sporadique, l'activité théâtrale est devenue continue; officiellement interdite et combattue, elle a été tolérée puis reconnue; boudée par le public, elle a fini par conquérir une place importante dans les pratiques culturelles; jadis affaire privée, elle bénéficie maintenant du soutien de l'État; redevable pendant plus de trois siècles aux apports étrangers, elle est aujourd'hui pleinement assumée par les praticiens et la collectivité.
(Madeleine Greffard, Jean-Guy Sabourin, Le Théâtre québécois)



lundi 6 avril 2009

Puzzle d'acteur


L'âme est la première partie du comédien;
L'intelligence, la seconde;
La vérité et la chaleur du débit, la troisième;
La grâce et le dessin du corps, la quatrième.

Henri-Louis Caïn, dit Lekain

Il est intéressant de tenter de définir en quelques mots le travail de l'acteur puisqu'il est, comme le dit Pavis, au centre de la mise scène et il tend à ramener à lui le reste de la représentation (L'analyse de spectacles, p.53).

Pour ma part, à ces lignes de Lekain j'ajoute (pour ne pas dire j'oppose!) une petite équation toute simple: RIGUEUR + PRÉCISION = PRÉSENCE... Ainsi, l'acteur doit connaître et reconnaître ses limites corporelles. Sur ce point, Meyerhold avait une formule idéale: sans auto-restriction, pas de maîtrise (Théâtre théâtral, p. 117). Il doit comprendre la structure et le fonctionnement de son outil principal avec ses points d'équilibre et ses points d'appui. Il doit savoir manier avec souplesse, rigueur, calcul et précision, tout en maximisant les possibilités qui s'offrent à lui.

Là est le vrai travail de l'acteur... et ce travail ne peut attendre un rôle pour se faire.

dimanche 5 avril 2009

La semaine théâtrale

Notes brèves...

De jeudi à samedi - du 9 au 11 avril 2009
Salle Lionel-Villeneuve (Roberval), 20h

Le Théâtre Mic Mac entame sa seconde semaine de représentations. Il faut donc passer par là pour voir de Serge Boucher, mis en scène par Christian Ouellet. (À ma connaissance, il n'y a a pas encore de critiques de sorties...)

Pendant ce temps, à l'extérieur de la région...

De ? - du ? (jusqu'au 18 avril)
Théâtre Prospero (Montréal), à 20h

Le Théâtre La Rubrique présente toujours (en co-production avec le Théâtre du Double Signe de Sherbrooke) dans la métropole son Je ne pensais pas que ce serait sucré. Voici, en lien, une critique parue sur le blogue Le Quatrième et celle parue dans les pages du Devoir cette semaine.

Vendredi - 10 avril 2009
Maison de la culture Frontenac (Montréal), 19h30

La Tortue Noire (à laquelle se fusionne désormais le collectif de la Chassepinte), qui place l'objet au centre du processus de création en axant également leurs préoccupations sur le travail de l'interprète, présentera Le Grand Oeuvre lors d'une soirée spéciale du festival Vue sur la relève à Montréal.

Je pense que c'est tout... Si il y a autres choses, faites-nous signe!!! Parce que selon mes recherches, il n'y a rien d'autre...

samedi 4 avril 2009

Des hauts et des bas...

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Petites phrases qui m'ont accroché dans cette lecture en cours de l'autobiographie de Barrault, Souvenirs pour demain (ouvrage mentionné pour la première fois dans le billet de vendredi dernier), prononcées par le grand Louis Jouvet (que je connais peu...) au jeune metteur en scène, au milieu des années 40... petites phrases qui dénotent merveilleusement bien les hauts et les bas d'une vie théâtrale... saguenéenne ou non:

Louis Jouvet par Yousuf Karsh, 28 mai 1949

Tu rencontreras des succès pour des oeuvres que tu aimes. Cela te remplira de joie. Tu rencontreras des échecs pour des oeuvres dont tu n'étais pas sûr mais qui te tentaient. Cela sera dur mais tes convictions ne seront pas ébranlées. Tu rencontreras aussi des fours retentissants pour des oeuvres que tu chérissais et des succès surprenants pour des oeuvres qui te laissaient au fond indifférent. Là, tu seras déséquilibré. Enfin, et c'est le pire, à de certaines époques, tu auras beau te décarcasser, tu ne rencontreras rien du tout: le vide. Le néant. L'indifférence générale. C'est là l'angoisse.

Tiens... on dirait un écho du billet de ce matin...

Dans ce désert où nous prêchons...

Jean-Baptiste prêchant dans le désert, Gustave Doré

Il serait intéressant de faire une vaste étude pan-régionale (ou même juste saguenéenne!) sur le milieu théâtral d'ici. Vérifier la connaissance des quidams sur celui-ci, tester la perception qu'ils en ont, l'intérêt qu'ils lui portent. Juste pour se faire une idée. Mettre de côté les impressions (impressions qui font écrire ce billet!) au profit d'une connaissance réelle... Une étude de marché, quoi!

Ainsi, les questions existentialo-économico-artistiques pourraient obtenir des réponses: y a-t-il trop d'offre? y a-t-il même une demande? qu'attend ce public à lequel nous faisons tous la cour? où le travail de contact achoppe-t-il? savent-ils même que nous existons (malgré les médias, malgré la publicité)? Et la question qui fait mal: quelle utilité y voient-ils?

Peut-être est-ce une influence pascale... mais il me semble parfois que nous prêchons dans le désert...


vendredi 3 avril 2009

Une peau neuve virtuelle


Dans le cadre de ses trente ans, le Théâtre la Rubrique a entrepris une refonte complète de son site web (www.theatrelarubrique.com). Même s'il manque encore quelques sections, il vaut le détour. Décidément, les compagnies se donnent le mot pour se refaire une beauté virtuelle!

Je profite de l'occasion pour vous rappeler que le Théâtre C.R.I. dispose désormais d'un véritable site web au www.theatrecri.ca et que le Théâtre Mic Mac poursuit l'élaboration du sien (avec, entres autres, la mise en ligne, tout dernièrement, de sa section archives) au www.theatremicmac.com.


Le trac

Jean-Louis Barrault en Scapin, par David Flore, dit Flordavid (1891-1958), 1947-48

Le trac, ce n'est pas la peur. C'est l'émoi du rendez-vous, avec la hantise d'être «à la hauteur». Disons: un complexe de puissance, qui ne pourrait disparaître qu'avec un peu d'indifférence. Il m'est arrivé d'envier les indifférents, pas longtemps bien sûr.

Sous l'emprise du trac, on ne sait plus s'il faut manger ou jeûner, se coucher ou marcher, se «chauffer avant» ou dormir. On passe par toutes les maladies: la congestion cérébrale, la crise de foie, la faim, l'envie de vomir, on manque d'air, on a des frissons, des vapeurs... C'est bien simple: «C'est la dernière fois!».

Heureusement, une fois en scène, après une minute de fuite en avant, l'ivresse commence. Les radars se sont débloqués - les réacteurs fonctionnent. On vole au-dessus des nuages, on s'imagine extra-lucide. Enfin, quand tout va bien et que le public est «bonne fille»!

En quelques lignes, Jean-Louis Barrault réussi fort bien, dans son autobiographie - Souvenirs pour demain, paru aux éditions du Seuil, en 1972 - à définir cet état d'être juste avant de monter sur scène... cette sensation de malaise profond qui grise pourtant plus que tout!

Pour moi, le trac - qui n'est pas l'apanage exclusif des comédiens! - est peut-être la pire épreuve qu'impose le théâtre. Peu importe le texte, l'équipe, la salle, le contexte social et financier... tout est surmontable. Sauf cette angoisse douloureuse et épuisante auto-infligée qui empoigne le coeur et qui s'intensifie à l'approche de l'heure fatidique!
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Pour terminer, je ne résiste pas à répéter une nouvelle fois cette anecdote qui me plaît bien... autant pour le caractère des personnages impliqués que pour l'ironie qui s'en dégage:

Une jeune comédienne à l'illustre Sarah Bernardht: «Je ne connais pas le trac.» La grande tragédienne à la voix d'or de répondre: «Ne vous en faites pas, cela viendra avec le talent.»