mardi 17 août 2010

Du plomb dans l'aile de la Capitale culturelle...

Hier, la manchette a fait grand bruit dans les médias: la désignation de Saguenay comme Capitale culturelle du Canada 2010 est méconnue de la population (voir, à ce titre, le reportage de Radio-Canada).

Et pourtant, ce n'est pas par manque de publicité... Les dépliants, les publicités télévisées, celles dans les différents journaux, le site web, tout devrait concourir à promouvoir de belle façon cet événement prestigieux. Et pourtant, le déclic ne semble pas se produire dans la population saguenéenne. Dommage...

Dommage, même si je persiste à croire que ce titre, Saguenay (par ses antécédents de toutes sortes: sauvegarde du patrimoine déficiente, relations délétères avec le milieu de même que toutes les histoires récentes de la Pulperie, de la salle de spectacle, de la diffusion, etc.) ne le méritait pas... et que peut-être le véritable problème réside dans ce paradoxe: la culture de Saguenay n'en fait pas nécessairement (et loin de là!) une capitale culturelle. Encore bien des croutes sont à manger!

Saguenay Capitale culturelle? Pas encore.

lundi 16 août 2010

Du théâtre de marionnettes comme il ne s'en fait plus...





Entrée extérieure du Théâtre Toone | Affiche du spectacle | Salle et bancs
Marionnettes | Rideau de scène à l'effigie du théâtre
Photographies: Dario Larouche, été 2010

Lors de la dernière soirée bruxelloise, je suis allé voir une véritable institution (active depuis 1830...) de la cité: la Théâtre de Toone... un théâtre de marionnettes de tradition populaire... un théâtre d'artisan. À l'affiche, le Faust de Goethe (et celui, opératique, de Gounod), revu et corrigé! Rien de moins.

Spectacle magique, s'il en faut...

À l'arrivée même au théâtre, on se sent transporté dans un autre lieu, dans un autre temps. Pavés au sol, murs blanchis, poutres apparentes, escalier qui craque... et entrée dans la salle où de multiples longs bancs, recouverts de coussins disparates (qui font tout le charme de l'endroit!), devant un petit castelet fermé par un rideau de scène classique.

L'atmosphère est au jeu, à la rigolade...

Dès le début du spectacle, le ton est donné. Les (superbes) marionnettes à tringle sont manipulées presque à vue, dans un style qui deviendra vite l'esthétique: mouvements grossiers et bruts (et pourtant maîtrisés) qui suscitent le rire; décors et accessoires naïfs (et pourtant efficaces) qui entraînent le spectateur dans un univers méphistophélique; voix (tant masculines que féminines) exécutées par un seul et même interprète, Toone VII.



L'histoire est simplifiée. Suite à un pacte avec le Diable (nommé, à l'anglaise, Devil), le vieux Faust recouvre la jeunesse pour séduire la belle Marguerite, dont le frère est parti à la guerre (pour être cuistot!). Une nuit d'amour charnelle et Faust disparaît, laissant la pauvre femme avec un énorme ventre... Celle-ci sombre dans la folie et ses démons intérieurs jusqu'à la mort salvatrice et Faust est voué aux enfers.

Émaillé de clins d'oeil, d'anachronismes, d'effets théâtraux forts et artisanaux, ce drame fait rire de belle façon. Un spectacle sans prétention sinon que de faire du théâtre de marionnettes avec un plaisir manifeste et un souci de la tradition.

dimanche 15 août 2010

À quelques pas de là...

Nuit bucolique à Bruges

Grues sur le port de Rotterdam, été 2010
Photographies: Dario Larouche

Petite entorse sur la thématique du billet... parce qu'il n'y sera point question de théâtre... sinon que les villes visitées ressemblent parfois à de véritables scènes où les décors diffèrent selon le point géographique, l'histoire, la culture...

En quelques 18 jours, j'ai vu principalement se déployer sous mes yeux les splendeurs de Bruges, d'Amsterdam et de Bruxelles où j'ai passé presque une semaine dans chacune de ces cités. De celles-ci, petit passage à travers Gand, Ostende (et sa mer du Nord), Anvers, Rotterdam, Louvain-la-neuve...

Des décors époustouflants où le bucolique s'emmêle dans la modernité... où l'ancien côtoie l'Art Nouveau (en ce sens, la découverte de Horta est capitale!)... où les ruelles n'ont rien à envier aux différents musées qui ont pignon sur rue.

Des sorties culturelles (outre la vie en ces lieux!) en masse: Mu.Zee, Musée Van Gogh, Musée des Beaux-Arts, Maison Horta, Maison James Ensor, Espace Jacque-Brel (fort décevant), Centre National de la bande dessinée, Musée Hergé, Théâtre Toone (j'y reviendrai sous peu)... et j'en passe des tonnes et des tonnes!

Des images magnifiques. Des souvenirs marquants.

Au théâtre, cette semaine! (du 15 au 21 août 2010)

De retour enfin dans le quotidien après (mais j'y reviendrai très bientôt) quelques semaines de vacances de l'autre côté de l'océan...

Un retour qui se fait alors que les activités théâtrales continuent de s'accumuler au quatre coins (si tant est qu'il y en ait!) de la région!

Voici donc un petit résumé de ce qui attend quiconque souhaite voir du théâtre fait par et pour les gens d'ici:

Tous les jours de la semaine - (jusqu'au 22 août 2010)
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h... j'imagine


Le Théâtre du Faux Coffre présente un autre des tant attendus solos des Clowns noirs, Le conte bancaire de Piédestal. Après les succès solos de Diogène et de Trac, c’est au tour de Piédestal de vivre l’expérience folle d’être seul sur scène, d’affronter le public, de mourir d’angoisse et de vouloir disparaître tellement sa confiance en lui est fragile. Saura-t-il surmonter les obstacles et vaincre ses démons pour donner un spectacle vivant, drôle et touchant aux admirateurs des Clowns noirs ? Sera-t-il à la hauteur ? Est-ce que le théâtre aura ...raison de lui ? Venez le soutenir, puisqu’il trouve que la barre est haute ! Mieux vaut, devant le succès des deux autres spectacles, réserver en téléphonant au 418-698-3000 poste 6561. Pour en savoir plus long, cliquer sur le lien présent pour aboutir sur un texte écrit par Audrey Pouliot du Quotidien.

Mardi et merc. - les 17 et 18 août 2010
Pulperie (Chicoutimi), 20h

Reprise des représentations de Mamie Fly, le nouveau théâtre d'été de la Pulperie, toujours écrit et mis en scène par Jimmy Doucet, avec, entres autres, Émilie Gilbert-Gagnon et Isabelle Boivin.

Mardi à samedi - du 17 au 21 août 2010
Dam-en-terre (Alma), 20h (?)

Poursuite et fin (enfin, dimanche le 22 août!) de la saison estivale à la Dam-en-terre avec la présentation de Dentelle et Diesel : Un chalet rustique près d'un lac. Une carriériste contrôleuse et un avocat anxieux attendant leur premier enfant. L'arrivée d'un beau-père provocateur et d'une ex-blonde un peu trop sexy voulant récupérer son homme. Un tourbillon de rebondissments qui bouscule les valeurs! C'est dans cette pièce que jouent Réjean Vallée, Valérie Laroche et Patrick Ouellet qui ont tous joué pour les Têtes Heureuses.

Mercredi à samedi - du 18 au 21 août 2010
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonquière), 20h30

Dernière semaine (déjà!) de représentations pour La Rubrique qui reprend, cet été, leur dernière production, Une maison face au nord... avant que de ne la promener un peu partout au pays dans l'année à venir. Pour en savoir plus long, cliquer sur le lien suivant pour aboutir à la critique parue, sous la plume de Roger Blackburn, dans le Quotidien du 31 juillet dernier.

Merc., ven. et sam. - 18, 20 et 21 août 2010
Palais Municipal (La Baie), 19h30

Reprise des représentations de Les aventures d'un Flo. Pour plus de détails sur le calendrier (beaucoup moins garni que par le passé) et sur les nouveaux accommodement (prix baissés, nouveaux forfaits, spectacle moins long et moins «artistique»!), visiter le site de l'institution ().
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Voilà... Je crois que c'est tout.

Pour ma part, je reprends le chemin du travail. Ça y est, je suis de retour.


mardi 27 juillet 2010


Eh oui... ça arrive parfois! Je serai de retour le 14 août avec, en tête, une multitude d'images générées notamment par Bruges, Bruxelles et Amsterdam et peut-être, je l'espère, par moult spectacles et sorties culturelles... dont une Hollandaise qui pourra me sculpter des sabots devant son moulin à vent, un immense bouquet de tulipes sous le bras!

À bientôt.

lundi 26 juillet 2010

L'Assemblée des femmes [Carnet de notes]

Toute l'équipe des comédiennes: (en avant) Mélanie Potvin et Erika Brisson
(en arrière) Marilyne Renaud, Émilie Gilbert-Gagnon, Marie Noëlle Lapointe,
Valérie Tremblay et Marie-Ève Gravel

Aujourd'hui, une petite équipe (dont je fais aussi partie, bien sûr) s'attellera à mettre un terme à la production estivale 2010 en remettant la salle Murdock en état: démontage des gradins, descente dans le costumiers des décors et accessoires et costumes (qui seront lavés à mon retour), et premier bilan.

Dans le faits, en terme d'assistance, nous égalons (enfin, à quelques trente personnes en moins) le nombre de spectateurs de l'an dernier, année plutôt exceptionnelle s'il en est une.

La création de L'Assemblée des femmes fut une belle expérience (toute féminine ou presque): une matière riche en histoire; une distribution compétente et enthousiaste; des concepteurs imaginatifs; une administration efficace; des rires, des rires et encore des rires en répétition; un rythme de travail soutenu; des échéances tenues; un financement adéquat; bref, des conditions de travail fort agréables...

Bien sûr, quelques points auraient été à améliorer: la scénographie aurait pu être (moyens financiers aidant) encore plus flamboyante (de même que les costumes); la promotion aurait pu être (moyens financiers aidant) plus agressive... quoiqu'à ce chapitre, nous n'avons pas à nous plaindre; le texte aurait pu être non seulement remonté à partir de traductions mais aussi réaménagé pour soutenir de meilleure façon l'intérêt du spectateur (notamment en inversant la scène de la baise entre les époux et celle du bon et du mauvais citoyen... et en simplifiant ou explicitant mieux la scène finale); le rythme aurait pu être encore mieux ficelé; le jeu des comédiennes aurait pu, à certaines occasions, être poussé encore plus loin... la mise en scène aurait pu, à quelques moments, leur laisser plus de place.

Bon. Ce spectacle aurait pu être tout autre aussi... et là n'est pas mon objectif! Ainsi donc, je suis fort satisfait, et je remercie toute l'équipe qui m'a accompagné dans cette aventure.

Une chose aussi m'a beaucoup plu dans cette production - plus précisément dans la réception du spectateur - et c'est son côté incisif, grivois, ironique qui a pu bousculer (voire choquer) certains et certaines. Des gens surpris et étonnés, il y en a eu. Des gens gênés et vexés, il y en a eu. Des gens ennuyés et négatifs face à ce spectacle, il y en a eu. Et c'est là, je crois, l'une des fonction du théâtre (même «d'été»!) que de faire réagir...

Voilà... Je ferai, plus tard, une analyse plus détaillée de ce spectacle... Pour l'instant, au boulot!

dimanche 25 juillet 2010

Le Panégyrique des donateurs 2010 présenté en prologue de «L'Assemblée des femmes»


Voici le Panégyrique des donateurs 2010 qui (comme le terme de panégyrique le souligne bien) rend hommage aux 92 entreprises, commerces et particuliers soutenant la production de cette année:

Mesdames et messieurs, bonsoir…

Ce soir, pour votre plus grand plaisir, le Théâtre 100 Masques devient un émule de Distribution DDM et distribue, non pas de l’outillage, mais des rires en conviant, dans son décor (gracieuseté de B.M.R), le grand dramaturge antique, Aristophane, considéré par plusieurs (et bientôt par Mona Lessard, conseillère financier, Marie-Josée Tremblay, femme au foyer et André Poitras et associés) comme le «Molière des Athéniens».

Né au Vième siècle avant Jésus-Christ (et décédé au milieu du IVième sans les services de Gravel et fils…), soit quelques siècles après l’invention de la roue qui fait désormais les beaux jours de Pneus R.Guay et, par extension un peu tirée par les cheveux, de Paco, Saguenay Volks Wagen, Pièces d’auto PL, Lebeau vitre d’auto, Garage Racine et Location Talbot… bien avant – inutile de le dire mais faisons-le tout de même – l’invention de l’électricité et donc, avant l’entrée en scène des distributeurs de matériaux électriques tels Franklin Empire, Wesco, Nedco, Westburne, Lumen et Guillevin international… Bien avant tout ça, Aristophane s’est fait, à l’instar de Vitrerie commerciale, le miroir de son époque.

Sous sa plume acérée, tous y passent ! On y brocarde les politiciens - que se le tienne pour dit M. Sylvain Gaudreault, député de Jonquière. On y raille les tribunaux, les avocats, et autres officiers publics – attention donc à tous les gens des cabinets de Gauthier-Bédard, de Me Éric Gagnon ou du bureau de Marc Beaulieu, notaire. On se moque des trésoreries et des calculs – nos respects, en passant, aux Boivin Darveau Boily, comptables agréés tout comme Deloitte, Desjardins, la Banque de Montréal et Gescobec. On se rit, enfin, des auteurs de l’époque qui n’ont pas eu la chance de se voir publier par JCL mais qui, encore de nos jours, voient leurs œuvres garnir, à coup de dizaine de copies comme s’ils sortaient des imprimantes de ICLT, les rayons de la libraire Les Bouquinistes et les cahiers scolaires des étudiants du Cégep de Jonquière.

Bref, Aristophane est cynique, licencieux, paillard… voire obsène… se prêtant volontiers à noircir la cour de ses compatriotes ainsi que le fait Jean-Yves Laberge Asphalte pour amuser et faire se nettoyer l’âme humaine… chose qu’ont repris à leur compte Produits sanitaire Lépine

Les comédies de l’époque antique ont une MégaForme bien précise qu’il faut connaître pour en apprécier toutes les subtilités malgré ce semblant de Division MS : une première partie, longue et étoffée (semblable en cela à un contrat de l’Industrielle Alliance), fournit, pareillement à la Serrurerie YC Fillion, des clés pour les scènes à venir ou, plus exactement, fournit, comme sait si bien le faire BGR Tuyauterie, des tuyaux pour comprendre les actions. Parce qu’après cette longue première scène qui se développe sans Urgence courrier colis Cargo, deux ou trois autres la suivent, apparemment sans liens notables comme si nous faisions se suivre sans plus d’explications et GP Personnel, et Simplex, et Spécialités YG et CanMec… Avouez que c’est confondant…

Dans «L’Assemblée des femmes», il y aura donc un long début complété par trois scènes plus concises avant que de n’aborder une finale expéditive. Et comment cela se passait-il? Fermez-vous les yeux et ouvrez les Portes Balzac du souvenir sous les lentilles pénétrantes de la Lunetterie F. Farhat. Flashback documentaire parfait pour Télé-Boréale productions!

Les spectacles étaient présentés à l’extérieur, sous la lumière non pas de Luminaire expert mais bien de celle du soleil, dans un amphithéâtre creusé à même une falaise… un peu comme si, les Immeubles Murdock ou les Services Immobiliers Saguenay, après avoir fait affaire avec Taillon, Savard arpenteurs et avoir remis le tout entre les mains de Luc Fortin achitecte, du Groupe Conseil Perrier de Cégertec de Cégerco et d’Unigec décidaient de creuser, avec l’aide d’Intercité, le Parc National du Mont Vallin pour se construire une nouvelle salle de spectacle. «Quelle merveille!» s’écrirait sûrement ou l’Hôtel du Fjord ou Le Montagnais ou les Promenades Talbot qui décideraient peut-être d’ainsi se relocaliser!

En guise de décors, la simplicité! Une baraque en bois colorée qui ferme l’espace, une scène centrale et de la machinerie théâtrale sont installées en permanence pour recevoir les chœur et les protagonistes dans ce cadre bucolique… S’ils le voulaient, Fermo peintre, Peinture LSB, Philippe Trépanier acier d’armature, Spectube, Fonderie Saguenay, Pro-Sag mécanique, les Industries DODEC ou les Industries LD pourraient assurément reprendre le concept… Semons l’idée… et espérons que J.-Euclide Perron la fasse germer!

À cette époque, les comédiens, que des hommes, de Gromec, faisaient tous les personnages, vêtues de tuniques, de cothurnes et de masques colorés. Pour bien identifier le sexe de ceux-ci, puisque n’existait pas encore Métal identification incorporé, des prothèse les caractérisaient : phallus, fesses, poitrines… Nous, nous ne convoquerons que des femmes, et en guise de masques, elles se maquilleront dignement, se brunissant le teint, comme les clientes du salon d’esthétique Noëlla/Escale au soleil, se blanchissant les dents à l’instar des patients de la Clinique dentaire Marc Desautels, se parant de fleurs fraîches des Serres Louise Turcotte. Et non, comme tunique, nous n’utiliserons pas de laine de la Bergerie du Fjord. Ce serait trop chaud. Les tissus viendront plutôt de chez Croft.

Enfin, il faut garder à l’esprit qu’à l’époque, les pièces de théâtre étaient présentées de deux à trois fois l’an, et que celles-ci étaient l’occasion de grandes fêtes citoyennes et de banquets orgiaques digne des comptoirs de Corneau Cantin et des Produits alimentaires PAG. Pour rester dans cet esprit antique, nous souhaiterions vous convier, après la représentation, soit au Restaurant le Tremblay, au Buffet Parfum d’Asie, chez Boris Biscotti, chez Moustache, chez Passion Café, au Spag ou à la Cuisine… malheureusement, malgré tous les généreux donateurs de 2010, ce vœu pieu dépasse et de loin nos moyens financiers…

Qu’importe. Réussirons-nous de la même manière que Chauffage Moderne à réchauffer la salle, par ce spectacle, avec autant de facilité que les pros du loisirs Équipement Villeneuve? Nous le saurons bientôt! Bon spectacle!!!

Au théâtre, cette semaine! (du 25 au 31 juillet 2010)

Plan du théâtre d'Épidaure,
clin d'oeil au Théâtre 100 Masques qui termine aujourd'hui sa production estivale 2010!

Encore une fois, les activités s'accumulent dans les agendas de spectateurs consciencieux de passer de belles soirées d'été dans une salle, devant des comédiens généreux, etc. Cette semaine (ma dernière avant que de ne partir en vacances... donc les autres suivantes), il y a donc:

Ce soir - 25 juillet 2010
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h

Le Théâtre 100 Masques tire sa révérence du grand concert des spectacles estivaux en présentant (à guichet fermé) la dernière représentation de L'Assemblée des femmes. Merci, en passant, à tous ceux qui ont assisté au spectacle.

De dim. à merc. - du 25 au 28 juillet 2010
Hotel du Jardin (St-Félicien), 20h

Reprise des représentations de Belle Famille, une mise en scène de Christian Ouellet (avec, entres autres, Pierre Tremblay et Anne Verreault). Toe, un tueur à gage sans envergure a pour mission de liquider Marie-Chantal Comeau, l'ancienne maîtresse d'un célèbre parrain de la mafia. Une fois rendu chez elle, Toe découvre qu'elle a pris la poudre d'escampette. La situation se complique quand il fait la connaissance de Denise et de Valérie (la mère et la soeur de Marie-Chantale) qui ignorent tout des activités illicites de Marie-Chantale et prennent Toe pour son amoureux.

Mardi et merc. - les 27 et 28 juillet 2010
Pulperie (Chicoutimi), 20h

Reprise des représentaitons de Mamie Fly, le nouveau théâtre d'été de la Pulperie, toujours écrit et mis en scène par Jimmy Doucet, avec, entres autres, Émilie Gilbert-Gagnon et Isabelle Boivin.

Mardi à samedi - du 25 juin au 22 août 2010
Dam-en-terre (Alma), 20h (?)

Poursuite de la saison estivale à la Dam-en-terre avec la présentation de Dentelle et Diesel : Un chalet rustique près d'un lac. Une carriériste contrôleuse et un avocat anxieux attendant leur premier enfant. L'arrivée d'un beau-père provocateur et d'une ex-blonde un peu trop sexy voulant récupérer son homme. Un tourbillon de rebondissments qui bouscule les valeurs! C'est dans cette pièce que jouent Réjean Vallée, Valérie Laroche et Patrick Ouellet qui ont tous joué pour les Têtes Heureuses.

Merc., ven. et sam. - 28, 30 et 31 juillet 2010
Palais Municipal (La Baie), 19h30

Reprise des représentations de Les aventures d'un Flo. Pour plus de détails sur le calendrier (beaucoup moins garni que par le passé) et sur les nouveaux accommodement (prix baissés, nouveaux forfaits, spectacle moins long et moins «artistique»!), visiter le site de l'institution ().


De merc. à sam. - du
28 au 31 juillet 2010
Côté-Cour (Jonquière), 20h30

Le Collectif À Tour d'Rôle (Maud, Guylaine, Vicky et Michel) se donne en supplémentaire et présente la seconde année de son cabaret burlesque À tour d'rôles. Dernière série! Réservez!!!
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Outre ce dernier spectacle, il faut noter que tous les autres (Mamie Fly, Dentelle et Diesel, Les aventures d'un Flo, Belle Famille) se poursuivront encore, pour la plupart, jusqu'à la fin août... et qu'un autre spectacle prendra l'affiche entre le 1er et le 11 août prochain, Le Cantique des Cantiques, présenté à la Pulperie... un spectacle en chantier depuis déjà quelques années, mis en scène par Patrice Tremblay. Malheureusement, je le manquerai...

Voilà. Si j'oublie des trucs, qu'on me le fasse savoir!

samedi 24 juillet 2010

La sentinelle

Voici un petit documentaire (5 minutes), La Sentinelle, réalisé par Claude Guilmain en 2010 qui retrace le parcours théâtral de la grande comédienne Françoise Faucher... Les quelques répliques dites en ouverture (peut-être la façon la plus magnifique de les dire!) sont tirées de L'Échange, de Claudel.

À la fin de ce petit documentaire, Mme Faucher donne une belle et inspirante définition de la servante, de cette lampe qui veille entre les représentations.


vendredi 23 juillet 2010

Une finale qui détonne

Une scène suscite beaucoup de questions dans L'Assemblée des femmes. Il s'agit de la finale... de cette finale que nous avons pris le parti d'intituler Évoé!, de ce cri de joie poussé par les bacchantes en l'honneur de Dionysos ou Bacchus (réf.: www.mediadico.com/dictionnaire).

Deux choses principalement étonnent (et détonnent!): qui est cette femme, cette servante qui prend soudainement toute la scène... et qu'elle est la teneur de ce discours?

D'une part, dans la comédie antique, la forme diffère du théâtre que nous connaissons. Il ne faut pas s'attendre d'avoir une finale qui fait un lien qui boucle la boucle de l'intrigue ou qui revient sur le spectacle. Je le redis, la première heure constitue la pièce en tant que telle... et les trois scène squi suivent ne sont que des conséquences. Il ne faut donc pas s'attendre à assister à un banquet orgiaque. Cette scène est un discours adressé directement au spectateur, au juge qui, à l'époque, désignait le gagnant de ce grand concours dramatique annuel (voilà, par ailleurs, une définition de la parabase). D'où la raison qu'il n'y a pas de retour, ni de montée (par rapport à la scène précédente). L'attente d'une finale flamboyante et emportée est - bien que tout y prêterait avantage dans le cas présent - une idée plus contemporaine, relicat de la pièce bien faite.

Quant aux personnages... Oui, il y a une servante... sortie d'on ne sait où... et un choeur de citoyens (dans ce cas-ci les femmes) qui vient, en quelques sortes, saluer le public. De Praxagora, l'héroïne principale? Pas ou peu de mots (la diatribe dans laquelle elle se lance ne lui appartient pas dans la version originale).

Voilà ce que je voulais dire depuis déjà quelques jours...

jeudi 22 juillet 2010

Laisser son cerveau au vestiaire...


S'il est un concept qui me fait frémir et lever le poil sur les bras lorsque je l'entends c'est laisser son cerveau au vestiaire (ou n'importe où ailleurs!) quand il s'agit (souvent) de théâtres d'été, de ce type de théâtre qui ne demande, en d'autres termes, aucun effort pour le spectateur.

J'ai un grave problème avec cette notion du «sans effort» qui attire la foule. Comme si se questionner au cours d'une représentation, réfléchir, faire sens, devenaient une tare.

Encore une fois, ce sont deux conceptions du monde théâtral qui s'affrontent: l'art comme miroir du monde ou l'art comme divertissement.

mercredi 21 juillet 2010

Le déclin des grands spectacles ou quand les plus petits se plaignent des plus gros


La nouvelle est tombée hier soir et a continué tout le jour à faire la manchette: la Corporation des Légendes Fantastiques a affirmé qu'elle mettait un terme (prématuré) à son grand spectacle, AO, afin de contrer un important déficit annoncé.

De partout dans la province, les grands spectacles tirent la sonnette d'alarme: sans financement des gouvernements, AO ne sera que le premier tombé dans une hécatombe prévisible. La cause selon eux (et selon les gestionnaire du Palais Municipal de La Baie, et, par extension, des Aventures d'un Flo)? Toutes ces grandes organisations qui peuvent désormais offrir à la population des spectacles gratuits...

Ces plaintes du «on donne plus à eux qu'à nous» ressemblent, quand on y repense bien, aux mêmes récriminations qu'ont les petits organismes devant ces mêmes produits d'appels (en danger) qui drainent pourtant les enveloppes budgétaires culturelles des administrations municipales. À chacun ses maux, serait-on tenté de répondre... et il y en aura toujours de plus grand que soi qui portera ombrage!

Peut-être, pourtant, ces grands spectacles se sont-ils eux-mêmes pris au piège... Surabondance du concept (qui en perd malheureusement son originalité et son pouvoir d'attraction), augmentation exorbitante des prix d'entrées, surexploitation des filons qui perd en qualité ce qu'elle gagne en grosseur, perte de sens...

Oui, la sonnette d'alarme retentit et oui, il serait malheureux de perdre ces œuvres majeures... mais cet effort des gouvernements qu'ils demandent peut-il être envisageable sans qu'à côté, on écrase ce qui tente de survivre?