
mardi 8 février 2011
Le public d'autrefois

lundi 7 février 2011
La Visite [Carnet de mise en scène]
Le week-end aura permis de trouver de véritables pistes de travail pour différents personnages... et ça fait du bien! Trouver un filon à exploiter... L'ensemble se dessine avec vivacité. La mécanique qu'on instaure (et que subissent les comédiens en coulisses qui courent et s'activent à se métamorphoser en quelques secondes!) acquiert de plus en plus une belle force dramatique. Ça entre de partout, ça sort de partout... Au gré des rencontres, la distorsion recherchée apparaît... Maintenant faut-il que les comédiens principaux, le fameux couple qui se fait envahir, y trouvent leur compte et s'amusent, aient du plaisir avec ces multiples personnalités qui agiront, dès lors, comme des accessoires. Le défi est là.
Encore beaucoup de boulot reste à abattre mais tout semble bien parti! Et j'ai une belle et bonne équipe... à faire bien des envieux!
dimanche 6 février 2011
Au théâtre, cette semaine! (du 6 au 12 février 2011)
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h
PREMIÈRE SEMAINE
C'est maintenant au tour de Contrecoeur, l'amorphe Clown noir au patois si savoureux de présenter son solo, Le Contre Cabaret... une production du Théâtre du Faux Coffre. D'expérience, il vaut mieux réserver: 418-698-3000 poste 6561
De mercredi à samedi - du 9 au 12 février 2011
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonquière), 20h
DERNIÈRE SEMAINE
Boîte à Bleuets (Alma), 20h
Le Ménestrel (Chicoutimi), 20h
C'est autour de Diffusion Saguenay de recevoir l'humorise belge dont il vient d'être question... avec des coûts d'entrée légèrement différents: 38$ pour les adultes et 30$ pour les étudiants...
De jeudi à samedi - du 10 au 12 février 2011
Studio-théâtre (UQAC), 20h
Si j'oublie quelque chose (parce que je ne sais pas tout...), qu'on me le fasse savoir!
samedi 5 février 2011
La Visite [Carnet de mise en scène]
Pour les deux jours à venir, on fait un temps d'arrêt pour consolider des parties, revoir les mises en place, redéfinir les personnages avec plus de précisions... le tout dans une salle de répétition qui ressemble de plus en plus à une ruche! Un travail de rigueur pour les interprètes qui ont parfois jusqu'à cinq personnages différents à incarner... et chacun doit l'être dans le plaisir, et l'aisance... tout en se démarquant de tous les autres...
Un temps d'arrêt aussi parce qu'il sera question d'une réunion de production nécessaire et bénéfique pour mettre à jour les attentes et les besoins.
C'est donc une fin de semaine non pas d'avancement (bien que tout le travail participe à développer la création) mais de surplace, de retour en arrière, d'ajustements. C'est le genre de travail qui me plaît plus que tout parce qu'il permet de régler une mécanique scénique, de donner une forme de plus en plus précise, débarrassée du flou, de l'imprécision. C'est là que le travail du metteur en scène (du moins, d'un point de vue formel) se rapproche le plus de celui d'un sculpteur: dégager l'essence de son carcan superflu pour donner un corps et aux interprètes et aux scènes et à l'ensemble du spectacle.
vendredi 4 février 2011
Public ou privé?
Question existentielle... enfin structuro-économique... touchant le Théâtre 100 Masques: être ou ne pas être un théâtre subventionné?
Bon. Maintenant, faut voir ce que ça implique... quels en seraient les avantages et quels en seraient les inconvénients... Mais je pense que la réflexion est maintenant nécessaire.
jeudi 3 février 2011
Des sens uniques (Voir, 3 février 2011)
dans le tableau Touchez-moi de Jean-Rock Gaudreault.
photo: Jean Briand
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Ce qui frappe le plus dans Les sens, c'est cette diversité d'écritures que d'aucuns appelleraient le style. Six auteurs, six visions du monde... mais aussi, six visions du théâtre, de la façon de construire une histoire, de l'art du dialogue. On y retrouve ce qui fait la singularité de l'oeuvre de chacun: la place de la famille et le souci du détail de Michel Marc Bouchard; les accents politiques et l'humour caustique de Pierre-Michel Tremblay; le formalisme et la précision maniaque de Larry Tremblay; l'apparence de légèreté de Sylvie Bouchard; le réalisme et la profondeur existentielle de Jean-Rock Gaudreault; et, enfin, la quête quasi mystique de soi et de l'autre de Daniel Danis.
Six auteurs qui manient le verbe et qui abordent leur sens au propre comme au figuré.
L'ensemble de ces textes donne une production riche en propositions qui, toutefois, se révèle quelque peu inégale pour le spectateur avide de sensations. Certains tableaux atteignent facilement leur cible (notamment ceux sur le toucher, l'ouïe et le goût), alors que d'autres demandent plus d'attention. Mais nonobstant quelques réserves littéraires, les rires fusent... et bien que certains passages n'aient pas résisté au moralisme sociopsychologique, on sort de ce spectacle mis en scène par Benoît Lagrandeur avec le plaisir d'y avoir vu et entendu de bons artistes.
Car outre la (re)découverte de ces écritures, Les sens, de par sa forme éclatée, permet aussi et surtout de faire la rencontre d'une équipe d'interprètes solides dans des saynètes savoureuses.
Qu'ils soient aux prises avec des kiwis à goûter, dans un parc à se défier de confidences en confessions, au téléphone dans un échevelé chassé-croisé, dans une cour de chalet la tête ailleurs, dans un monologue entre l'aéroport et la famille ou au chevet d'une fille perdue dans le néant, les comédiens ont le beau jeu de créer des personnages loufoques, sensibles, caricaturaux, bêtes et, évidemment, sensuels. À ce chapitre, il faut souligner les performances notables de Lagrandeur, Guillaume Ouellet et Émilie Gilbert-Gagnon, en pleine possession de leurs moyens.
Un spectacle qui plaira assurément aux amateurs de textes québécois!
mercredi 2 février 2011
Petites tounes théâtrales...
Dans cette chanson, «faire pleurer Margot» est une expression qui signifie jouer sur les cordes sensibles et sentimentales pour mieux détourner l'attention...
Corpus
Le corpus dramatique qui sera utilisé pendant ces trois ans de recherche avec une troupe permanente se composera, idéalement (après avoir pris des ententes avec les éditeurs/auteurs), de trois textes contemporains parmi:
Gertrude d'Howard Barker
Suite 1/Suite 2/Suite 3 de Philippe Minyana (créé en 2002)
Music-hall de Jean-Luc Lagarce (le plus ancien...)
Je suis sang de Jan Fabre (créé en 2001)
Il n'y aura pas de représentations complètes... mais plutôt une série de démonstrations à partir d'extraits choisis. Du moins, pour la recherche...
Pourquoi ces textes? D'une part, parce que je les connais très bien... et que je les lis depuis déjà quelques années... D'autre part, parce qu'ils me semblent bien représentatifs de plusieurs courants dans l'écriture contemporaine... Et enfin, parce qu'ils me plaisent terriblement.
mardi 1 février 2011
Recherche comédiens
Pour mener celui-ci à bien, je compte me constituer une troupe permanente de trois ou quatre comédiens. Les participants seront choisis en fonction de leurs connaissances de base en théâtre, de leur expérience personnelle à titre de comédiens ou de concepteurs et surtout en raison de leur intérêt marqué pour la recherche intensive. Cette troupe aura à créer trois spectacles (enfin, trois démonstrations) en trois ans, chacun échelonné sur un an.
À chaque année, une première ébauche sera présentée au Saguenay en mi-parcours, suivie d'un colloque, ou d'une conférence artistique, ou d’un forum (la forme restant à définir). Par la suite, il y aura un retour en salle de répétitions pour aboutir à une présentation finale à Québec (fort probablement au LANTISS). Ces démonstrations seront par la suite retravaillés sporadiquement jusqu'à la soutenance finale quelque part en 2013-2014. Le sujet de ma recherche est la définition d’un néo-maniérisme meyerholdien (à partir de deux notions controversées: théâtralité et performativité) pour la mise en scène de l'écriture actuelle. Le premier projet se penchera principalement sur le rapport au texte ; le second, sur le rapport au corps ; le troisième, sur le rapport à la scène.
Si le projet intéresse, on peut me joindre par courriel. Le travail débutera (dès la constitution de la troupe) par une mise à niveau des connaissances. Comme il s'agit d'un vaste projet académique, il n'y a pas de cachet rattaché (du moins tant qu'il n'y a pas de financement) sinon des forfaits lors des déplacements.
Ce projet a été approuvé par le Comité d’éthique de la recherche de l’Université Laval : No d’approbation 2010-284 / 20-01-2011
lundi 31 janvier 2011
Il y a déjà si longtemps... Mon dernier texte théâtral remonte à 2007. Il s'agissait alors de L'Ordre du monde... un texte qui a été produit par le Théâtre 100 Masques en projet spécial en 2009 et qui, même s'il n'a pas eu de véritable succès, a marqué tout de même un tournant dans mon écriture. Une épuration. Un certain abandon de la prolixité qui caractérisent mes premiers textes.
Toujours est-il que voilà, j'ai repris le crayon... enfin, le clavier... car pour la première fois, je ne passe pas par la feuille de papier... Et je me lance. Pour ce qui semble être un long monologue. Sans plan et sans objectif dans un premier temps (quoique maintenant, avec sa quasi vingtaine de pages, je sois capable d'en tirer les grandes lignes). Jusqu'où j'irai? Je ne le sais pas trop. Je ne suis pas un auteur en transe. Je ne crois pas à la volonté du personnage...
Quand le théâtre croule...
Le théâtre actuel,
en dépit de l'apparition sporadique
de talents réels
et du sérieux
dont se drapent ses représentants officiels,
est mort, académique.
Il fait usage
dans le meilleur des cas
d'excitants
qui le poussent
progressivement
vers le ridicule,
vers un badinage
de styles passés,
vers la platitude,
pour finir
dans un cercle d'intérêts particuliers.
Théâtre sans ambition,
qui ne cherche pas
à être autre,
à découvrir
son propre visage
dans l'organisation future du temps.
Théâtre condamné à l'oubli.
du théâtre actuel
sont assez nombreuses:
théâtre pseudo-naturaliste
né de la paresse
et du confort
théâtre pseudo-expressionniste
dont après une authentique
déformation de l'expressionnisme
il n'est resté qu'une grimace
gênante,
morte, stylisée,
théâtre surréalisant
qui applique de tristes ornements
surréalistes, à la façon
des étalages de magasins de mode,
théâtre qui n'a
rien à risquer et peu à dire,
fait preuve de mesure
culturelle
et d'élégance éclectique
théâtre pseudo-moderne
usant de tel ou tel
moyen emprunté
aux diverses disciplines
de l'art contemporain
auquel, prétentieusement,
il s'accroche par artifice.
dimanche 30 janvier 2011
Au théâtre, cette semaine! (du 30 janv. au 5 fév. 2011)
CRC Chicoutimi, 9h
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonquière), 20h
DEUXIÈME SEMAINE
Palace (Arvida), 20h
Diffusion Saguenay présente Mille mots d'amour, une production des Impatients. Il s'agit en fait, si je comprends bien, d'un spectacle de lecture de lettres d'amour écrites par des personnalités québécoises de tous les milieux. Sur scène, 4 lecteurs et un musicien. Le coût d'entrée est de 25$ (Les profits recueillis pour ce spectacle vont à la Fondation Les Impatients).
Auditorium d'Alma, 20h
Le même spectacle (C'est notre chanson) est présenté par l'Auditorium d'Alma... au coût de 38$ pour les adultes et 33$ pour les étudiants...