jeudi 10 mai 2012

William Shakespeare (revu et corrigé)


 J'ai délaissé un peu la théorie et les lectures plus intellectuelles pour plonger dans un bouquin plus populaire: une biographie (presque une hagiographie!) de William Shakespeare, Comment William est devenu Shakespeare, un best-seller du New-York Times paru en 2007 sous la plume de Stephen Greenblatt, dans sa traduction française par Guy Rivest (aux éditions des Intouchables)

Une hagiographie parce que presque une sanctification du génie. Loin des controversées évocations qui courent depuis des années sur la véritable identité du dramaturge. Un ou des auteurs? Et qui est-il? 

Une petite lecture bien simple... et écrite avec une vision un peu romantique et de l'homme, et de l'époque...

mercredi 9 mai 2012

Le devenir du théâtre...


Petit détour, ce matin, par la Critique du théâtre - de l'utopie au désenchantement de Jean-Pierre Sarrazac (exactement au dernier paragraphe de la page 25), pour avoir un aperçu - subjectif à l'homme, bien sûr... mais quel homme! - du devenir du théâtre...

Il ne suffit pas, pour que le théâtre retrouve sa place dans la société, de décréter quel est son «devoir». Ni de poser, politiquement, la bonne question. Ni même de vouloir religitimer [...] le spectateur authentique [...]. Tant que cette idée nouvelle du théâtre ne s'incarnera pas dans une poétique plurielle, rien, en fait, ne pourra bouger. Prôner aujourd'hui la renaissance, au choix, de la tragédie ou de la comédie, c'est aller à l'encontre de cette poétique plurielle au nom d'une politique des genres parfaitement périmée. Sous l'apparence d'une motion esthétique, nous refaire le vieux coup de la conscription de l'art. Or l'art du théâtre ne saurait être - comme aux années dogmatiques - un champ de manœuvre. Il se présente au contraire, pour citer une fois encore Jean-Christophe Bailly comme un «chantier ouvert» où «les formes, loin d'être prises dans un moule qui les façonne, sont en train de se chercher».

J'aime bien les deux ou trois première lignes de cet extrait où la question du devenir théâtral se pose sans qu'une réponse autre que devenir une poétique plurielle survient. Quelle réponse! C'est là une ouverture infinie un peu vertigineuse. Une mise en abyme qui peut essouffler...

mardi 8 mai 2012

Degré d'objectivité du son?

Étrangement, il y très peu d'écrits sur le son au théâtre (en comparaison avec les autres éléments scéniques)... La matière sonore, qui devient une préoccupation de plus en plus grande pour nombre de praticiens (dont je ne suis pas encore), reste encore à définir... du moins, dans son rôle, son apport, son fonctionnement.

Et si nous prenions ce schéma du degré d'objectivation de l'objet (les références se retrouvent dans le billet du 29 août 2011)...




... et que nous le  transposions pour le son? Quels en seraient les degrés d'objectivation? Quelle hiérarchie pourrait-on employer? Permettrait-il, ce schéma, de nous situer par rapport au son?


Le schéma plus haut demanderait une attention particulière et du temps, parce que la seule transposition telle que je l'ai faite est simpliste et plus ou moins (mois que plus!) convaincante... Mais reste que la piste est intéressante.

lundi 7 mai 2012

Dans le bois... ou presque


À compter de ce matin - et ce, pour la semaine qui vient - je me dirige vers Simoncouche (le chalet de l'UQAC) où je participerai à une nouvelle recherche-création... cette fois sur le jumelage son, écriture dramatique et performance in situ.

Voici un bref résumé, pris directement sur le site de la Chaire de recherche du Canada pour une Dramaturgie sonore au théâtre: À partir d’une immersion dans un cadre naturel, les participants s’appuieront sur une écoute de l’environnement pour produire une écriture qui fait appel au son et à la performance.

Nous sommes, si je ne m'abuse, deux (peut-être trois) équipes de travail... pour la plupart étudiants des deuxième et troisième cycles universitaires. Sûrement Maude Cournoyer, Anne-Marie Ouellet, Odré Simard et moi.

Le défi personnel est triplement grand: d'abord parce que je ne suis pas un chercheur collectif; ensuite parce que mon approche du son est particulièrement simpliste (pour ne pas dire inexistante); enfin parce que la performance ne fait pas partie de mes premiers intérêts dans les arts de la scène.

Quel sera donc l'apport du son? Quel sera l'apport du lieu? En quoi l'un et l'autre influenceront-ils cette écriture dramatique? Y aura-t-il écriture dramatique? Et si oui, sera-t-elle théâtrale ou performative? Beaucoup d'interrogations pour l'instant.

En cherchant selon les paramètres de la Chaire, c'est donc aussi une certaine remise en cause et en question de ma vision théâtrale qui sera le sujet sous-jacent à cette quête.

samedi 5 mai 2012

Tremblay au Musée



J'arrive de visiter cette exposition, L'univers de Michel Tremblay, présentée au Musée de la civilisation de Québec et qui porte, comme l'indique son titre, sur la vie et l’œuvre de cet auteur monumental.

D'emblée, cette exposition me laisse un peu froid... faisant plutôt la place à des documents audiovisuels (où l'auteur parle de son écriture, de ses inspirants, de sa famille; où des collaborateurs de longue-date s'expriment également...)... un grand documentaire spatial, en quelques sortes. Bien fait, oui... mais on n'y apprend rien de nouveau. Le plaisir de retrouver des images de la première lecture des Belles-Soeurs en 1965 ou des films tournés par Brassard (comme Il était une fois dans l'Est) ne remplissent guère cette béance que procure l'impression de déjà-vu.

Pas vraiment anecdotique, pas vraiment historique, pas vraiment archivistique (dans le sens de montrer des objets des créations, des traces, des artefacts, des photos), j'ai un peu de difficulté à saisir le but de cette exposition.

L'une des choses les plus intéressantes de cette visite reste le mur d'une douzaine d'affiches - dans une petite salle où se retrouvent cinq exercices pédagogiques de création de costumes et de scénographies pour Les Belles-Soeurs - qui donne une bonne idée de l'internationalité de Tremblay.
Une visite perdue? Non. Mais qui ne vaut pas le détour pour autant.

Du rouge comme imbécilité humaine

 
Pour avoir des tissus, des vêtements, d'une belle teinte brune tout en économisant, il n'y a rien comme un trempage dans le thé ou le café... mais ces trucs un peu vieillots ne peuvent pas faire de miracle... A preuve, cette anecdote tirée de Les Coulisses d'Aurélien Scholl, paru en 1886 (pour la seconde édition).

vendredi 4 mai 2012

Voilà où je mets ma barre.

Bon. Depuis deux jours, je réfléchis beaucoup à la couverture médiatique culturelle (les circonstances font en sorte que je pense très local... mais je crois savoir que la situation n'est guère plus reluisante ailleurs), à ce qui lui manque pour que j'en sois satisfait. 

J'ai revu aussi la plupart de mes billets sur le sujet (qu'on peut retrouver en rafale ici pour constater ma redondante préoccupation!) et j'en suis venu à quelques conclusions-synthèses. On me répondra sans doute que c'est utopique... mais je suis d'avis que si la culture a une valeur économico-socio-politico-artistique, elle mérite cette attention et ne devrait pas se contenter de moins.

Voici ce que je revendique comme interlocuteur médiatique (en ayant conscience que le problème vient plus souvent qu'autrement du média lui-même):

D'abord un intérêt. Et même plus... un intérêt dans cet ordre d'importance: primo, les faits et gestes du milieu régional (de grâce, en évitant l'enflure des grands spectacles!). Ensuite le national (de grâce, en évitant la surenchère d'humoristes et de couvertures filmiques).... et les incontournables internationaux (de grâce, en laissant les anecdotes et faits divers aux revues spécialisées). Cette fonction culturelle en est aussi une d'éducation de public... eh bien, que cette job se fasse avec rigueur et sérieux!

Puis une continuité dans l'occupation de cette dite fonction culturelle dans les différents médias, une personne qui reste en poste assez longtemps pour avoir une connaissance intime du milieu... et que cette section cesse d'être le passage obligé pour les remplaçants (pour combler leurs tâches) ou pour les stagiaires! Cette fonction en est une de guide, oui... d'analyse, assurément... mais aussi (et peut-être surtout!) de mémoire. Que la personne soit sympathique est une chose. Je demande - j'exige! - aussi la compétence.

Je ne peux concevoir que mon interlocuteur médiatique connaisse mal mon travail, ne sache pas reconnaître mes intérêts, pointer mes forces et mes faiblesses. Ce que je souhaite, c'est un dialogue critique soutenu... voire une remise en question.... et une capacité de me replacer dans l'histoire de la pratique d'hier à aujourd'hui. Et cela vaut aussi pour ma compagnie.

Je souhaite que cet interlocuteur sache me parler de Meyerhold (eh oui!)... ou de n'importe quelle autre praticien-théoricien. Une notion qui présuppose, oui, une grande connaissance du théâtre. Mais après tout, fait-on parler d'horticulture à un quidam? N'importe qui s'improvise sommelier? Foutaise. Je souhaite que cette personne sache parler du théâtre pour autre chose que pour le divertissement (et idéalement, s'il-vous-plaît, par respect, au-delà de mon propre communiqué).

J'espère que cette personne puisse me parler du vaudeville en sachant que celui-ci n'est pas le théâtre de boulevard (ou si peu) et que ce dernier n'est pas le burlesque... même si un véritable fil directeur peut les relier.

Et enfin, oui, je demande à ce qu'un tel être ait un sens du jugement lui même ouvert (et non infaillible), une véritable sensibilité à la scène... et une intégrité dans son expression.

Et cela vaut pour toutes les sphères artistiques.

Voilà. C'est assez. Alors , utopie? Peut-être... du moins avec les points avancés.  Mais en même temps, le journaliste, débutant comme expérimenté, a - et je le crois sincèrement! - pour mission d'aiguiser sa curiosité, de se documenter et de tirer les liens nécessaires. Je le répète: pourquoi se contenter de moins et ne pas faire mieux?


mercredi 2 mai 2012

Eh merde...


Ce billet aurait dû se titrer «J'ai mal à ma culture» mais ç'aurait été poche. Et je n'ai pas le coeur à la convenance... Je suis plutôt outré. Choqué... et terriblement déçu.

Depuis ce soir (ou cet après-midi) court la nouvelle sur Facebook: le Voir Saguenay-Alma en sera demain à sa dernière parution (avis aux collectionneurs...). Je suis complètement tanné.

D'un part parce que oui, je suis concerné. C'était là, pour moi, depuis 2010, un side line que j'aimais bien. Payant? Non. Mais que j'aimais pareil... Qui me permettait de rencontrer les gens... de comprendre ce sur quoi ils travaillaient...

Puis parce que c'était là (avec tous ses défauts, peut-être!) le seul média spécifiquement culturel.

Et sérieusement, cette disparition, ça fait peur. Avec les coupes à Radio-Canada, la réduction de l'espace réservée à la chose culturelle (pour ne pas parler de transformation désavantageuse en «chroniques» ou pire, en revue des revues) dans tous les autres outils de communications (que ce soit à la radio, à la télé ou dans les journaux), la montée en puissance de cette droite populiste pour qui la culture n'est qu'une dépense inutile voire un gaspillage, le désintérêt de cette masse que forme le peuple, il y a de quoi décourager même le plus enragé des créateurs...
Ce n'est peut-être pas la première fois que ça arrive (il faut se rappeler l'aventure du Lubie du milieu des années 90...), mais la convergence de tous les éléments précédemment nommés laisse perplexe.Une région qui se targue d'être «culturelle» ne peut même pas garder un journal de ce type? Peut-être est-ce seulement parce que sa population n'en a rien à foutre... Que son importance passe complètement inaperçu... À quoi bon...

Raison de plus pour se battre? On verra demain. Pour l'instant, ça fait plus mal qu'autre chose.

Des morceaux de «Morceaux de solitude(s)»

Voici, en vrac, des photographies (en cliquant dessus, elles devraient apparaître dans un format plus grand...) de Morceaux de solitude(s) prises par Geneviève Mercier-Bilodeau lors de la première représentation du 19 avril dernier. Il s'agit là du résultat de l'Atelier de production... des mises en scènes des étudiants que j'ai dirigés... à partir de pièces courtes de Daniel Keene. Si l'esthétique était à la charge des étudiants, l'espace générale (quatre plateformes/cages rouges) était de Christian Roberge et l'éclairage d'Alexandre Nadeau.


Julie Bernier - Préface

Sébastien Ferlatte - Monologue sans titre

Sébastien Ferlatte - Monologue sans titre

Julie Tremblay-Cloutier et Patricia Boily - Le violon

Julie Bernier - Les anguilles (collage de Ce qui demeure, Brève Obscurité et Garçon sans visage)

Fanny Tousignant, Jessica Normandin, Heïdie Joubert, Leïna Lessard-Tremblay - Les anguilles (collage de Ce qui demeure, Brève Obscurité et Garçon sans visage)


Cloé Bernard et Marie-Christine Grenier - Les porteuses de lumière

Marie-Christine Grenier - Les porteuses de lumière

Jessica Normandin - Croque-mitaine

Jessica Normandin et Robert Maltais - Croque-mitaine

Jessica Normandin et Robert Maltais - Croque-mitaine

mardi 1 mai 2012

Le clown de Paul Verlaine...



Voici un sonnet au sujet presque théâtral, écrit par Paul Verlaine (vers 1884) et publié dans le recueil Jadis et Naguère...

Le Clown

Bobèche, adieu ! bonsoir, Paillasse ! arrière, Gille !
Place, bouffons vieillis, au parfait plaisantin,
Place ! très grave, très discret et très hautain,
Voici venir le maître à tous, le clown agile.

Plus souple qu'Arlequin et plus brave qu'Achille,
C'est bien lui, dans sa blanche armure de satin ;
Vides et clairs ainsi que des miroirs sans tain,
Ses yeux ne vivent pas dans son masque d'argile.

Ils luisent bleus parmi le fard et les onguents,
Cependant que la tête et le buste, élégants,
Se balancent sur l'arc paradoxal des jambes.

Puis il sourit. Autour le peuple bête et laid,
La canaille puante et sainte des Iambes,
Acclame l'histrion sinistre qui la hait.


dimanche 29 avril 2012

Au théâtre, cette semaine... (du 29 avril au 5 mai 2012)


Le théâtre au Saguenay-Lac-Saint-Jean retombe presque dans une torpeur... d'ici l'émergence des différentes productions estivales qui égaieront les belles soirées chaudes (ou peut-être humides et froides... encore plus propices à entrer dans une salle de spectacle!)... Il reste pourtant quelques rendez-vous pour la semaine.

Mercredi à samedi - 2 au 5 mai 2012
Polyvalente des Quatre-Vents (St-Félicien), 20h
(et dimanche, 6 mai, 13h15)

Le Théâtre des 4 Planches de St-Félicien présente Le doux parfum du vide de Pascal Lafond, mis en scène par Pierre Turcotte (un collaborateur assidu de Jimmy Doucet). Adria, une chef de renom, cuisine de la chair humaine -des “ viandes ” consentantes, qui marchent en souriant vers la mort et discutent calmement du sens de la vie. Pendant ce temps, Ferran, l'amoureux d'Adria, tente désespérément de se rapprocher de la femme qu'il aime éperdument. Jusqu'où ira-t-il pour ne pas la perdre? Dix-huit comédiens monteront sur scène. Le coût d'entrée est fixé à 14$ pour les adultes et à 10$ pour les étudiants (à noter que les enfants de moins de 13 ans ne sont pas admis).

Vendredi - 4 mai 2012
St-Barthélémy (740, rue Joliet, Chicoutimi), 20h

Il y aura (une unique!) présentation, dans cette salle qui est située dans l'ancienne église St-Joachim, de Pendant le Jack Side Jazz Band, une exploration théâtrale qui a été présenté dernièrement, à la Maison de la culture Frontenac. Ce projet repose sur la mise en scène/mise en lecture du roman Nos échoueries, de Jean-François Caron et est mené par Josée Laporte accompagnée de plusieurs collaborateurs (dont l'auteur): Sara Létourneau, Guillaume Ouellet, Jean-François Caron, Luc Perron, Pascal Beaulieu, Christian Schroeder-Tabah et Chantale Boulianne. Le coût du billet est fixé à 12$.

Samedi - 5 mai 2012
Salle Pierrette-Gaudreault, 13h30
Et aussi en représentation scolaire la veille

Le Théâtre La Rubrique reçoit le spectacle Sur trois pattes du Théâtre de l’œil. Dans une forêt se trouve un dépotoir où fouille un écureuil... Parmi les objets inanimés, il trouve une caméra sur son trépied. Il suffira qu’un papillon se pose dans le boîtier pour que la magie s'opère et que la caméra s'anime. À travers son regard, à la fois microscope et télescope, le spectateur découvrira un environnement grouillant de vie.

Pendant ce temps, la Chaire de recherche du Canada pour une dramaturgie sonore ne sera pas en reste et enverra, pour la semaine, une première équipe de chercheurs à Simoncouche, pour un premier laboratoire intensif in situ...

Voilà. Si j'oublie des trucs, on peut me le faire savoir via les commentaires...

samedi 28 avril 2012

«Albertine en cinq temps»

Dans l'ordre de la spirale: Mélanie Tremblay, Joan Tremblay, Sonia Tremblay, France Donaldson, Jocelyne Simard et Francine Joncas. 
Photographie: Christian Roberge

Hier soir, j'ai assisté à l'avant-dernière représentation de la production du Théâtre Mic Mac, Albertine en cinq temps. Un texte fort (un des plus aboutis!) de Michel Tremblay mis en scène par Réjean Gauthier et ses collaborateurs, Christian Roberge à la scénographie, Vicky Tremblay et son équipe de jeunes aux costumes, Gervais Arcand aux éclairages.

Sans jamais avoir été un fan à tout crin de Tremblay, j'admets volontiers qu'il a écrit, dans ses grandes pièces, des personnages féminins fabuleux. Et cet être multiple qui compose ce chef-d'oeuvre, Albertine, en est peut-être le sommet. Une femme complexe. Toute livrée à son ignorance et son instinct. À une faiblesse qui demeure pourtant sa meilleure protection.

C'est donc à un gros morceau que s'est attaqué l'équipe de Roberval... et il en résulte un travail honnête.

Les cinq Albertine (à 30, 40, 50, 60 et 70 ans) sont campées avec conviction par des comédiennes d'expérience. L'effondrement maternel... La rage viscérale... Le déni protecteur... La fuite dans un ailleurs factice... La résignation... Chacune joue sur un partition spécifique qui pourtant, dans cet ensemble polyphonique, brosse un portrait sans ménagement de cette femme meurtrie. De ces mots durs émane un plaisir de la scène, un plaisir de jouer ensemble. Et la mise en scène, tout simple, ne sert, au fond, qu'à les mettre en valeur. Peu de déplacements. Peu de gestes. Chacune liée à son siège - seul élément, avec le costume, à marquer efficacement l'époque - sur une spirale plutôt symbolique...

Bref, un théâtre de texte qu'on écoute avec intérêt.