mercredi 24 février 2010
Nouveau site pour le Théâtre À Bout Portant
Les Impromptus Scéniques [Carnet de notes]
(absente lors de la prise de photo: Marilyne Renaud)
Photographie: Théâtre 100 Masques
mardi 23 février 2010
Le malaise culturel 2... ou le cloaque saguenéen
Je reproduis ici une partie d'un article publié ce matin (23 février) dans le Quotidien, sous la plume de Mélyssa Gagnon et qui rapporte, en quelques lignes succintes, la réaction du Maire à la constitution d'un comité de survie de la Coopérative de développement culturel de Chicoutimi:
(CHICOUTIMI) Oubliez une collaboration entre la ville et le comité de survie du Théâtre du Saguenay. Le maire Jean Tremblay est sans équivoque: les démarches d'obtention du statut de diffuseur officiel suivent leur cours et il n'est aucunement question que Saguenay s'implique pour relancer les activités de la coopérative.
Invité à commenter les propos d'Éric Dubois et de Patrice Leblanc, le premier magistrat a déclaré, d'emblée, qu'il voyait là une atteinte à la démocratie et un manque de respect envers les citoyens de Saguenay, eux qui ont mandaté le conseil municipal pour «gérer les affaires de la ville». «Ils sont complètement à l'inverse de la démocratie s'ils pensent que n'importe quel individu peut se pointer à droite et à gauche en pensant qu'il va pouvoir gérer les affaires de la ville. La démocratie, ça commence par des élections. Les membres du comité ne se sont pas fait élire. Qu'ils ne viennent pas nous dire comment gérer nos affaires. C'est à eux de collaborer avec nous. C'est un manque de respect grave, un mépris envers les élus», s'est enflammé Jean Tremblay, au cours d'un entretien téléphonique.
Le maire est d'avis que les démarches du comité de survie sont inutiles, puisque la sauvegarde de la Coopérative du Théâtre du Saguenay, avec ses dettes évaluées à plus de 1 million$, relève de l'utopie. Jean Tremblay réitère que la ville «ne mettra pas un cent là-dedans» et que le regroupement de citoyens n'a rien à offrir en guise de solutions. «Qu'est-ce qu'ils veulent exactement? Ils ne proposent rien. Ils n'ont pas d'alternative. Qu'ils m'arrivent avec un chèque. Là, je vais leur parler», martèle le premier citoyen de Saguenay.
Ce discours laisse le lecteur perplexe... surtout quand on continue la lecture et qu'il soudainement question d'un complot culturel, d'un mouvement d'appui non plus au Théâtre du Saguenay mais au candidat défait à la Mairie lors de la dernière élection, Michel Potvin. En d'autres termes, il s'agit là, selon le premier dirigeant de la Ville, d'un mouvement concerté pour lui nuire et nuire au bon fonctionnement de l'administration publique. Comment un climat propre au dialogue, à la recherche de compréhension peut-il s'installer dans ce cadre agressif?
Et le malaise grandit encore et encore et encore et encore et encore...
La Défonce [Carnet de notes]

Je l'ai reçue ce matin (bien que je l'aie vue il y a déjà quelques semaines) avec la permission de la diffuser.
Conseil d'administration
En tant que directeur de cet organisme, j'aime bien ces rencontres plutôt informatives qui permettent - outre les décisions d'ordre administratives - de faire un bilan complet des activités des dernières semaines, d'en tirer des conclusions, de brosser un portrait réel et actuel de la compagnie et de poser les balises pour les mois à venir. C'est un exercice fort stimulant (bon... le fait que le Théâtre 100 Masques va assez bien aide un peu!)... une validation, en quelques sortes, de mes choix et de mes décisions.
Les principaux points à l'ordre du jour: compte-rendu des activités de l'hiver 2010, les Impromptus scéniques et la campagne de financement pour le théâtre d'été.
À suivre, donc...
dimanche 21 février 2010
La Défonce [Carnet de notes]
Nous sommes repartis du début de la pièce samedi matin et nous avons revus tout le placement des comédiens pour établir différentes dynamiques dans l'espace. Ce faisant, nous avons revus du même coup certains échanges entre eux pour rythmer mieux le texte et nuancer les personnages, corriger des intentions. Peu à peu se dessine un ensemble solide, intéressant et cohérent. La ligne est ténue entre le détachement et la culpabilité, entre la lucidité crue et le mélodramatique...
À une première couche disons primaire se juxtaposent de nouvelles données qui améliorent et amplifient l'effet recherché.
Les comédiens se tirent fort bien d'affaire dans ce jeu théâtral où il n'y a a pas de montée dramatique comme tel mais plutôt une succession d'états non linéaires... pièce oblige!
Par ailleurs, après avoir discuté avec le concepteur d'éclairages, la décision a été arrêtée. Les panneaux coulissant qui forment le principal de la scénographie ne seront plus en polythène (qui causait des problèmes pour la vision des spectateurs), mais dans une matière plastique plus transparente: le plastique servant à recouvrir des tables!
Quant aux costumes, ils se précisent également et donnent - du moins, les costumes de répétition - un effet saisissant.
La prochaine rencontre aura lieu les 6 et 7 mars prochain.
Au théâtre, cette semaine! (du 21 au 27 février 2010)
Petit Théâtre de l'UQAC, 19h
Salle Murdock (Chic.), 20h
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonq.), heures?
Message de B. Lagrandeur: La Rubrique reçoit cette semaine le spectacle Rage du Théâtre la Catapulte d'Ottawa. Ce spectacle sera présenté à quatre reprises devant plus de 1 500 élèves des écoles secondaires de la région. 2 représentations jeudi et 2 autres vendredi. Il reste des places le jeudi à 9h40, à 13h 40 et le vendredi à 9h30. Mais il est préférable de se manifester à l'avance au 542-5521.
Studio-Théâtre (UQAC), 20h15
La Tourelle (Alma), 13h
Si j'oublie des trucs, qu'on me le fasse savoir!
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Entre temps, il faut surveiller les nouveaux développements dans ce qui est désormais utile de nommer l'«Affaire du Théâtre du Saguenay». On peut lire, ici, sur le blogue de Mme Laforge, un compte-rendu de la situation (et, même si elle n'y était pas) et de la réunion tenue hier, samedi. Je sais qu'il y a un site internet, malheureusement je n'arrive pas à mette la main dessus.
vendredi 19 février 2010
Alea jacta est
Que reste-t-il pour cette coopérative?
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Des lectures et des rires...
D'emblée, je l'annonce et m'incline, je suis d'accord avec tous ces encenseurs... ou presque... après tout, rien n'est jamais parfait... !
Le solo Les lectures de Diogène mérite bien son nom! Le plus intellectuel - et j'oserais ajouter le plus cultivé - des Clowns Noirs nous convie à un spectacle littéraire et propose, après un préambule digne de Lucchini, une lecture commentée d'un roman écrit par le jeune Martin Giguère 9 ans Spaghetti, Une minute à vivre. Ce roman policier entremêle les personnages autour d'un meurtre absurde et brouille les pistes de cette enquête subite et expéditive... c'est le moins qu'on puisse dire!
Que de rires devant cette naïveté enfantine, devant les imbroglios de Nancy Paper la détective, la famille Vachon dont la mère meurt aussi vite qu'elle apparaît dans l'histoire et tous les autres personnages aux noms résolument anglophone... sauf peut-être pour le gros Belge... mais bon. En dévoiler plus serait maladroit de ma part.
Ce qui impressionne vraiment, de ce spectacle, c'est son efficacité. Les mots en sont les véritables acteurs et ils sont soutenus (verbeux comme dirait le Clown Noir) et manipulés avec un plaisir manifeste. L'humour surgit de chaque mot du roman et cette accumulation laisse, finalement, le spectateur épuisé! Ici, pas besoin de décors, d'éclairages, de vidéos, d'effets spectaculaires.
Bien sûr, avec les antécédents des Clowns noirs, on s'attendrait à plus de flèches décochées contre la culture saguenéenne, mais l'attente est vite comblée par la folie et le débit de paroles ininterrompu.
Décidément, la barre est haute pour ses acolytes!
jeudi 18 février 2010
Deux poids, deux mesures
depuis la fusion afin de favoriser le développement culturel.
Je sais que presque tous les organismes présents ici
ont connu des moments difficiles.
Or, à chaque fois, la ville a été là.»
de Saguenay Capitale Culturelle
cité dans article du Quotidien publié le 3 février 2010
Inutile de revenir sur les nombreux dossiers qui ébranlent le précaire milieu culturel (salle de spectacle, musée régional, Opéra, discours et propos controversés) sinon pour y ajouter que plus ça va, et plus le malaise culturel devient perceptible... et s'étend...
Et le bras de fer s'amplifie... et le climat général se dégrade...
«Aux arts compagnons!!!»
C'est par ces mots que Patrice Leblanc invite tous ceux intéressés par la question de l'avenir de la Coopérative de développement culturel de Chicoutimi mieux connue sous le nom de Théâtre du Saguenay à le rejoindre, ce samedi-ci, 20 février 2010, à 13h, à la salle 1 du Centre des Arts et de la culture de Chicoutimi pour mettre en place une action concertée afin de manifester une opposition à la municipalisation imminente de la diffusion majeure au Saguenay... (Pour ma part, je n'y serai pas, étant à Roberval...)
Quelle forme prendra cette manifestation? Toutes les idées sont les bienvenues.
La Douzième Bataille d'Isonzo... ou quand le sexe devient une abstraction
La quatrième de couverture de cette pièce - publiée aux Éditions Théâtrales - la résume ainsi: Tenna, une jeune fille de dix-sept ans et Isonzo, un très vieil homme au bord du tombeau, viennent de se marier. Leur union, renforcée par leur cécité supposée est mise en jeu dans un dialogue saccadé, plein de poésie brutale et d’érotisme. Les deux époux attisent l'atmosphère torride de cette Douzième Bataille d’Isonzo, quête d’amour absolu entre premier baiser et baiser de la mort.
Un Barker dense et poétique...
Le parti pris des deux créatrices place cette production dans un lieu vidé de tout référent... de même que de la présence masculine dont il ne reste que la voix grave et précise de Richard Desgagné qu'accompagnent trois projections d'infographies. Un lieu blanc cerné par des immenses panneaux de tissus agités au centre duquel flotte un cerceau servant d'appui à la comédienne elle-même blanchie. Une disparition dans l'espace? Peut-être. Tout au moins une présence fantômatique.
Bien qu'à la longue ce spectacle devient quelque peu languissant (l'abstraction recherchée devenant un peu lourde pour un tel monologue qui aligne, par ailleurs, les images dans une langue crue et percutante), la comédienne fait preuve d'assurance et d'un engagement à saluer. La mise en scène, assez simple (si je ne m'abuse, il s'agit là de la première véritable mise en scène de Mademoiseille Brisson... et on y reconnaît ses préoccupations artistiques...), axée prcincipalement sur la voix et le corps, ne lui fait pourtant pas de cadeau. Aucun appui extérieur (outre la bande sonore) ne peut la soutenir ou dynamiser son jeu. Elle ne peut compter que sur elle. Un petit morceau de bravoure pour une jeune comédienne...
Bien sûr, peut-être quelques éléments pourraient être revus, resserrés, ajustés: le ton, le rythme, le déploiement dans l'espace... mais il s'agit là, à mon sens, d'un travail dénotant une grande rigueur et de véritables choix esthétiques. La seule réserve que j'oserais réellement émettre questionnerait la contextualisation (et je reviens, en quelques sortes, à l'abstraction de tout à l'heure): quel est le contexte d'énonciation? qu'est-ce qui se passe exactement sur cette scène? et enfin, que veut-on nous dire?
Un projet à voir pour en discuter!