vendredi 10 septembre 2010

Des pages et de l'argent...


L'automne entrant par la grande porte, vient le temps de s'acharner sur les nombreuses demandes de subventions qui échoient à cette période de l'année.

Ainsi donc, pour le Théâtre 100 Masques (de même que le font probablement les nombreux organismes culturels du territoire), nous sommes plongés indistinctement dans la demande au projet pour le Conseil des Arts du Canada (pour le 15 septembre), dans celle pour le projet «aîné» du programme Du coeur à l'action pour les aînés (pour le 17 septembre), dans celle au projet pour le Conseil des arts et lettres du Québec (pour le 1er octobre) et, enfin, dans celle au fonctionnement pour le Conseil des Arts de Saguenay (pour le 5 octobre).

Ces nombreuses demandes ne représentent pourtant qu'une part plutôt minime (environ 20% du budget global de nos activités).

Car parallèlement à celles-ci, c'est aussi la période de constitution des différentes demandes de partenariats financiers, véritables soutiens, qui s'échelonneront sur l'année complète...

À partir d'ici, ne reste plus qu'à se croiser les doigts pour que les semences portent fruits!

jeudi 9 septembre 2010

Question

Il y a une chose qui m'étonne...

Comment se fait-il que le Service des loisirs (avec lequel font affaire une multitude d'organismes culturels) ne soit plus au Centre des Arts et de la Culture... enfin, dans une dépendance de...? Pourquoi l'a-t-on éloigné pour faire de la place au service d'évaluation municipale?

Non pas que le nouveau lieu, l'ancienne Maison de l'environnement, ne sois pas charmant (car ça l'est terriblement, mariant fort bien le moderne et l'ancien). Mais pour l'efficacité des différents organismes, on repassera!

Fièvre théâtrale et autres considérations


Avec la rentrée théâtrale, il est possible d'être épaté (et avec raison!) devant le nombre et la qualité des productions qui prendront l'affiche dans les prochains mois.

Toutes les compagnies et organisations seront en activités successivement et parfois se chevaucheront.

Devant ce constat, un moment d'arrêt serait nécessaire pour se poser une question essentielle: Quel est l'état de santé de ce milieu?

Derrière la façade éblouissante, la précarité règne, les mauvaises nouvelles s'amoncellent, le financement est parfois difficile à boucler... quand financement il y a. Les coupures tombent un peu partout. Les subventions se font rares. Les emplois peinent à se pérenniser. Les colonnes du temple théâtral saguenéen semblent trembler.

Des changements s'annoncent... mais seront-ils pour le mieux? Les compagnies en place traverseront-elles les différents soubresauts qui se placent sur le chemin?

Finalement, la fébrilité apparente serait-elle signe de fièvre au lieu d'être une marque de développement?

Le spectateur [lieux et mécanismes] 4


Comme toute bonne étude, je terminerai ce tour d'horizon bien incomplet du spectateur par un petit questionnaire fomenté de mes propres mains...

Quel type de spectateur êtes-vous?

Vous êtes du type poli(e) mais timide si:
vous longez les murs du théâtre dès votre arrivée, regardant le sol pour ne pas rencontrer quelqu'un qui vous connaît;
vous vous assoyez, dans la salle, ou au fond, ou le plus près du mur près de la sortie adjacente;
vous vous calez aussitôt dans votre siège, espérant que l'on ne vous observe pas;
vous retenez vos rires et autres bruits corporels de peur de nuire à l'écoute de votre plus proche voisin, quatre rangées plus bas;
vous baissez les yeux chaque fois qu'un comédien regarde dans votre direction de peur de lui faire face;
vous attendez, en vain, à la sortie de la salle, qu'un comédien passe près de vous pour lui faire un sourire timide que vous pensez avenant et admiratif.

Vous êtes du type intéressé(s) mais bâdrant(e) si:
vous lisez le texte de la pièce avant la représentation, en fait, dès que vous achetez votre billet à l'avance;
vous apprenez par coeur chacune des répliques pour vous rendre compte personnellement des coupures, ajustements et autres modifications apportées au texte;
vous lisez le programme trois fois entre votre entrée dans la salle et le début du spectacle afin de prendre en défaut l'équipe de production, le cas échéant;
vous écoutez et regardez évoluer les acteurs, le buste avancé, les coudes sur les genoux et la tête dans la main dans une posture pensive et hautement intellectuelle, le regard inquisiteur;
vous êtes le premier à sauter devant le metteur en scène pour discuter ses choix esthétiques;
vous abordez enfin les comédiens en leur faisant état de vos réflexions personnelles sur le rôle, de même que sur la méthode stanislavskienne ou la distanciation brechtienne.

Vous êtes du type joli(e) mais sans plus si:
vous choisissez vos vêtements en fonction de la couleur du siège que vous occuperez dans la salle;
vous vous assoyez en plein centre d'une rangée parce que cela oblige tous les gens précédemment arrivés à se lever sur votre passage;
vous vous préoccupez plus de la façon que tombe votre manteau sur le dossier de votre siège que de la performance des acteurs;
vous êtes le (la) premier(ère) debout, ovationnant à travers vos cris, vos larmes et vos «bravos!», sans vous apercevoir que ce n'est que le noir n'est qu'une erreur du régisseur;
vous regardez tout autour de vous pendant la représentation;
vous sortez de la salle en vous imaginant que tous vous suivent, telle une cour princière, et que soudain, un chevalier (ou une princesse) vous attendra dans le haut d'un escalier et qu'il (ou elle) vous amènera vers un destin plus chaleureux sous les applaudissements de la foule en délire.

Vous êtes du type absent(e) si:
vous vous obstinez encore à ne pas assister aux représentations, si tant est que vous sachiez que oui, le théâtre existe encore.

Bon. Il pourrait y avoir encore pleins d'autres types... un jour je poursuivrai...

mercredi 8 septembre 2010

Le spectateur [lieux et mécanismes] 3

Louis Léopold Boilly (1761-1845) - Une loge, un jour de spectacle gratuit.

Pour faire la suite d'hier (et prendre le contrepied de ce qui a été écrit) voici le côté sombre du spectateur tel que vécu parfois dans une salle de théâtre...

Le spectateur tout fait en lacunes

Le spectateur tout fait en lacunes arrive, bien entendu, en retard, entrant, au grand dam de plusieurs, dans un brouhaha étourdissant au beau milieu d'une réplique importante du premier acte, ignorant qu'un porte qui claque est un bruit parasite immanquable, s'excusant par ci par là, prétextant n'importe quoi entre deux halètements.

Le spectateur tout fait en lacunes n'est pas bruyant qu'à l'entrée... Non. Tout au cours de la représentation, il passe commentaires, interjections et suppositions à ses voisins de gauche de droite, échappe son programme, gant ou autre, se penche, se cogne, tousse, se relève et rit soudainement. Bref, il est instable.

Le spectateur tout fait en lacunes peut parfois faire preuve d'audace et répondre à toutes ses envies, comme se lever en pleine représentations pour sortir vers un lieu plus intime pour se soulager, ou manger, ou boire... et parfois, reste assis et s'assoupit.

Le spectateur tout fait en lacunes se lève dès le salut et sort précipitamment de la salle, sans un mot, sans un bref signe d'appréciation à l'endroit des acteur et des artisans.

Bon. C'est radical un peu... et en cela, on peut m'attribuer facilement ce billet!

mardi 7 septembre 2010

Le spectateur [lieux et mécanismes] 2

Photographie de Spencer Tunick prise dans un théâtre de Bruges en mai 2005

Poursuite de mon étude sur le spectateur... Aujourd'hui, je m'arrête quelques instants sur la définition du spectateur que tout bon producteur, metteur en scène, comédien, concepteur et autre artisan du théâtre recherche.

Le bon spectateur ou le réceptif idéal

Le bon spectateur a les acteurs et tous les artisans d'un spectacle à coeur. Pour preuve, il arrive nécessairement à l'heure, pour ne pas dire quelques minutes à l'avance.

Le bon spectateur met son esprit en éveil à la seconde près où son pied pénètre dans le lieu sacré. Il concentre ses attentes, ses besoins, ses désirs sur ce qu'il s'apprête à voir et à entendre, en faisant fi de toutes idées préconçues.

Le bon spectateur consent, par l'achat de son billet, à tout ce qui pourrait lui être demandé en cours de représentation, auquel cas, il participe avec plaisir et abnégation de la gêne.

Le bon spectateur, après avoir profité d'une belle soirée, reste, à la sortie du théâtre, sinon pour féliciter les comédiens... du moins pour les saluer et reconnaître la somme de travail mise en oeuvre.

Demain, le contraire.

lundi 6 septembre 2010

Le spectateur [lieux et mécanismes] 1


Cette semaine, j'instaure une semaine thématique portant sur le spectateur... à partir d'un petit document ironique que j'ai produit en décembre 2003 (peut-être est-ce en avril 2004) lors de ma scolarité à la maîtrise.

Comment reconnaître le spectateur en action?

Plusieurs facteurs peuvent être pris en considération lorsqu'il est question de reconnaître le spectateur en action.

La plus caractéristique ds caractéristiques de la gent publique est son esprit grégaire et social . En effet, jamais le spectateur ne vient seul au théâtre. Il est presque toujours accompagné et se masse, jouant du coude, dans une salle parfois froide, parfois chaude, parfois enfumée et plus souvent qu'autrement, inconfortable au bout d'une demie-heure et peut, si le spectacle l'y pousse, préférer la discussion à l'écoute.

Par la suite, la position géographique peut renseigner un débutant qui recherche cet être observateur. Car par un choix traditionnel issu de plusieurs siècles de pratique, le spectateur est nécessairement devant la scène qui se joue. Près ou loin, peu importe. De nos jours, un autre indice veut qu'il soit souvent dans le noir. Quand on ne le voit pas, il est là, à moins qu'il ne soit absent.

Il est aussi assis, pour ne pas dire encastré dans un siège, à moins que la mise en scène ne l'appelle à obéir à un autre mode d'écoute.

Il porte la tête droite, les yeux ouverts, nonobstant la fermeture rapide destinée à humidifier la cornée. Bien sûr, l'exception confirme la règle et parfois, un ronflement régulier et une bouille qui opine de la tête confirme la présence d'un spectateur endormi.

Par ailleurs, le spectateur se reconnaît du fait qu'il réagit, et c'est la sa fonction principale, au spectacle présenté, soit en laissant fuser des rires gras (idéalement en temps opportun) ou nerveux, soit en paroles (idéalement appropriées), soit en applaudissant mais aussi, parfois, par toute une série de bruits connexes à sa fonction: programmes froissés, échappés, chaises qui craquent, bonbons qui s'ouvrent, toux et éternuements, téléphones, etc.

Bon, je pourrais réactualiser un peu le truc, mais l'ensemble me plaisait encore assez bien.

dimanche 5 septembre 2010

Des marionnettes à l'UNESCO

En attente de la prochaine édition du Festival International des Arts de la Marionnette, voici le théâtre de marionnettes sicilien, Opera dei Pupi qui, depuis 2008, se voit inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l'UNESCO.


Au théâtre, cette semaine! (du 5 au 11 septembre 2010)

Une seule activité (outre les inscriptions pour les différents ateliers de théâtre offerts par le Théâtre 100 Masques - 698-3895 ou par la Rubrique - 542-1129 et les nombreuses répétitions qui animent le milieu) apparaît au radar du calendrier hebdomadaire:

Samedi - 11 septembre 2010
Billard Centre-Ville (Chicoutimi), 22h


Le Théâtre CRI vous donne une bonne occasion de fêter la rentrée en vous conviant à une Soirée Karaoké-bénéfice pour sa prochaine production : Petites histoires avec une mère et une fille dedans. Une mise en scène d’Émilie Gilbert-Gagnon, dans un décor conçu et éclairé par Boran Richard, mettant en vedette Marilyne Renaud et Guylaine Rivard interprétant un texte de Marie-Christine Bernard. Ce projet a besoin de votre soutien. Mais surtout, cette soirée aura besoin de votre minois, votre voix et votre entrain pour casser la baraque!

samedi 4 septembre 2010

De décor et d'environnement


Ce qui est bien avec le livre de Richard Schechner que je suis entrain de lire et d'assimiler (Performances - Expérimentation et théorie du théâtre aux USA, paru pour la première fois en traduction française en 2008 aux éditions Théâtrales), ce sont toutes les différences qu'il apporte entre la performance théâtrale et le théâtre traditionnel.

En cela, bien que la plupart de ses écrits datent des années '70, il donne des définitions intéressants qui aident à comprendre l'évolution du théâtre des quarante dernières années qui aboutit aujourd'hui au théâtre contemporain (que d'aucuns nomment à tort ou à raison postdramatique).

Dans ce qu'il appelle performance (voir le billet suivant pour peut-être éclairer le sujet), la notion d'environnement est capitale... et fort différente de celle de scénographie bien qu'elles aient, en quelques sortes, une certaine familiarité:

Le concepteur de l'environnement n'essaie pas de créer l'illusion d'un lieu; il veut créer un espace qui fonctionne. Cet espace est destiné à être utilisé par des gens d'horizons très différents, et pas seulement par les acteurs. Le scénographe ne se préoccupe souvent que de l'effet: de quoi le décor a-t-il l'air depuis la salle? Le concepteur d'environnement se préoccupe de structure et d'utilisation: comment le décor fonctionne-t-il? Le décor du scénographe est souvent utilisé à distance, on ne peut pas le toucher ou s'asseoir dessus, alors que tout ce que le concepteur d'environnement construit se doit de fonctionner. La scénographie est bidimensionnelle, c'est une sorte de tableau accroché. La conception d'environnement est strictement tridimensionnelle. Tout ce qui est utilisé se doit de fonctionner, ce qui mène à la sobriété.

Bon. Il est évident que l'auteur a ici un parti pris pour la conception d'environnement. Pour ma part, j'aime bien les réflexions qu'apportent de telles affirmations et qui demandent au lecteur de se faire ainsi une opinion...

jeudi 2 septembre 2010

Rentrée théâtrale - automne 2010

C'est ce matin que paraît mon premier article dans le Voir Saguenay/Alma portant sur la rentrée théâtrale:

Si la santé d'une ville ou d'une région se mesurait à l'aune de la quantité de productions théâtrales présentées sur son territoire, qu'il ferait bon vivre chez nous!

L'automne sera décidément chargé pour qui voudra suivre tout ce qui se trame en théâtre.

Juste la 11e édition du Festival international des arts de la marionnette offre une saison en soi! Des conférences, des expositions, des ateliers, des stages, des explorations et, bien entendu, des dizaines de spectacles d'ici et d'un peu partout dans le monde sont réunis sous le thème "La marionnette au cœur de l'adaptation théâtrale". Du 14 au 19 septembre. www.maniganses.com

DANS NOS COMPAGNIES

Les Têtes Heureuses plongeront, avec toute la passion qu'on leur connaît, dans le répertoire américain avec Soudain l'été dernier de Tennessee Williams. Du 21 octobre au 7 novembre au Petit théâtre de l'UQAC (et à Alma le 12 novembre). À noter que plusieurs activités de médiation culturelle à partir de cette production se tiendront au cours de l'automne, notamment à Alma et Roberval.

La création ne sera pas en reste avec cinq productions inédites qui prendront l'affiche d'ici les Fêtes.

Alors que le C.R.I. a réuni l'auteure Marie-Christine Bernard, la metteure en scène Émilie Gilbert-Gagnon ainsi que les comédiennes Marilyne Renaud et Guylaine Rivard pour raconter les Petites Histoires avec une mère et une fille dedans (du 3 au 21 novembre, salle de répétition du Mont-Jacob), le Théâtre À bout portant reviendra en force, du 18 novembre au 4 décembre (Salle Murdock), avec un tout nouveau spectacle de Vicky Côté au titre fort poétique: Le Déclin de l'empire de glace. Connaissant le talent de ces femmes, il va sans dire que ce seront d'incontournables rendez-vous.

Le Côté-Cour s'inscrira dans le programme Saguenay, Capitale culturelle avec Traces, une création théâtrale multiforme "traitant de l'influence de l'industrialisation dans l'aménagement urbain des différents secteurs de l'arrondissement de Jonquière". Du 24 novembre au 4 décembre.

Enfin, il faudra aussi surveiller le Théâtre du Faux Coffre, qui présentera le dernier de ses quatre solos, Pendant ce temps dans la tête de Grossomodo, et le Théâtre 100 Masques, qui fermera le bal du 9 au 11 décembre avec sa nouvelle production de Noël, Boules en stock!

DU COTE DE LA DIFFUSION

La Rubrique offrira aux enfants, adolescents et adultes qui remplissent la salle Pierrette-Gaudreault une audacieuse programmation qui fait honneur à son titre de diffuseur spécialisé. Encore une fois, tous trouveront leur compte dans les six rendez-vous au calendrier, dont le fameux Kiwi de La Tortue noire. www.theatrelarubrique.com

D'AUTRES PRODUCTIONS A SURVEILLER /

Les Palmes de Mr. Schutz
14 octobre, Auditorium d'Alma

Piaf
27 octobre, salle François-Brassard (Diffusion Saguenay)
19 novembre, Auditorium d'Alma

Cabaret Bio dégradable
5 novembre, Ménestrel (Diffusion Saguenay)
6 novembre, La Boîte à bleuets

Cibler (Danse K par K)
18 novembre, Auditorium d'Alma
19 novembre, salle Pierrette-Gaudreault (Rubrique)

mercredi 1 septembre 2010

De la liberté de la mise en scène...


Suite (et réponse) au billet précédent... par un extrait (tiré de la même référence que le dernier billet) de Schechner, cette fois, qui correspond - je dirais - assez bien à ma propre vision de la fonction du metteur en scène:

Le travail de mise en scène consiste à redonner une vision scénique à la pièce, non pas en essayant de retrouver celle de l'auteur, mais en cherchant en quoi les circonstances immédiates révèlent le texte. Il est de toute façon généralement impossible de retrouver la vision de l'auteur de la pièce. Cette vision peut être inconnue, comme c'est le cas de la plupart des écrivains prémodernes; ou alors la pièce est montée dans un contexte culturel différent de celui d'origine, ou encore les conventions de l'architecture du théâtre rendent cet objectif impossible. Redonner une vision scénique à la pièce est un processus incontournable, car la matrice socio-culturelle de la vision originelle change rapidement. La vision originelle est liée à la matrice originelle et se perd en même temps qu'elle. À mon avis, même la première mise en scène d'un drame n'a pas une position privilégiée à cet égard, à moins que l'auteur lui-même soit aussi le metteur en scène, et ce privilège disparaît avec l'auteur.

C'est assez clair... un peu radical... mais j'y crois profondément... et c'est en ce sens que, pour ma part, je réclame une liberté (respectueuse) du metteur en scène.