vendredi 8 octobre 2010

Ces artisans du milieu théâtral régional

Tadeusz Makowski, Teatr dziecięcy, 1931

Parce que je pense sérieusement me lancer, pour ce blogue, dans l'ambitieux projets de faire des «entrevues» avec des gens du milieu théâtral saguenéen (et jeannois), j'ai tenté ici d'en faire l'inventaire: auteurs, metteurs en scène, concepteurs (dont l'action est principalement théâtrale), comédiens, professeurs.

Exercice difficile... fait en partie avec le répertoire du CAS et celui du CRC.

À partir de quand inclut-on quelqu'un dans celle-ci (qui compte près d'une centaine de noms!)? Reconnaissance professionnelle d'une part, formation minimale de premier cycle universitaire d'autre part et, enfin, expérience significative (j'entends là une dizaine de productions au moins...) pour les autres. S'y ajoute le personnel administratif (et dans cette section, il manque des noms!) qui vivent, finalement, grâce au théâtre. Une seule condition toutefois: habiter le territoire, d'où l'exclusion de certains noms. Voilà:

ARCAND Gervais (comédien Mic Mac)
BÉDARD Dominik (conc., mes)
BERGERON Hélène (dir. Têtes Heureuses, com.)
BERNARD Sara (dir. Th. Hors du Commun, anim.)
BERNIER Stéphane (conc. Amis de Chiffon)
BOIES Jonathan (comédien, danseur)
BOISVERT PINARD Jessica (animatrice)
BOIVIN Isabelle (comédienne, anim. La Rubrique)
BOUCHARD Réjean (dir. Côté-Cour, com.)
BOUCHARD Sébastien (comédien)
BOUDREAULT Jacynthe (com., anim.)
BOUDREAULT Jeannot (dir. art. Amis de Chiffon)
BRETON Dominique (auteure, mes, com.)
BRISSON Erika (com., anim.)
CARON Jean-François (communication La Rubrique)
CHALIFOUR Éric (dir. art. ManiganSes, com., mes)
CÔTÉ Maude (com., anim.)
CÔTÉ Michel (conc.)
CÔTÉ Vicky
(dir. À Bout Portant, mes, com.)
COURNOYER Maude (comédienne)
DALLAIRE Hélène
(dir. gén. Amis de Chiffon)
DALLAIRE Jacynthe (conc. costumes)
DESGAGNÉ Richard
(auteur, com.)
DOUCET Jimmy
(auteur, com., mes)
DUMAIS Chantal-Éric
(comédienne)
GAGNON Blaise (dir. gén. ManiganSes)

GAGNON Josée (dir. SOS Clown, com.)
GAGNON Martin
(comédien)
GAGNÉ Véronique (Atchoum le Clown, com.)
GAMACHE Denise (secrétaire, Amis de Chiffon)

GARNEAU Ursule
(comédienne Mic Mac)
GAUTHIER Madeleine
(comédienne)
GAUTHIER Réjean (dir. Valise Animée, conc., com., mes, Mic Mac)
GAUVIN Monique
(comédienne)
GIGUÈRE Martin
(fond. Faux Coffre, auteur, com.)
GILBERT-GAGNON Émilie
(mes, com., conc.)
GIRARD BOUDREAULT Dave
(comédien)
GIRARD Jean-Guy
(comédien RIA)
GRAVEL Marie-Ève
(comédienne)
GRENON Johanne
(comédienne)
JEAN Émilie
(comédienne)
JONCAS Francine (prés. Mic Mac, com., mes)
LAFLAMME Élyse
(prof. Cégep de Jonquière)
LAGRANDEUR Benoît
(dir. art. Rubrique, mes, com.)
LAPIERRE Serge (conc. Rubrique)
LAPOINTE Marie-Noëlle
(comédienne)
LAPORTE Josée (com., mes)
LAPRISE Éric
(fond. Faux Coffre, com.)
LAROUCHE Dario (dir. TCM, auteur, mes)
LAROUCHE Sophie (mes., com., anim.)
LAROUCHE Yves
(comédien)
LEBLANC Patrice
(fond. Faux Coffre, com., conc.)
LECLERC Denis
(com., anim.)
LEFRANÇOIS Dany (dir. Tortue Noire, com., mes., anim.)
LEGENDRE Pierre-Paul
(prof. retraité, Cégep Jonquière)
LEMIRE Marie-Ève
(com., anim.)
L'ITALIEN Lyne
(dir. gén. Rubrique)
MALTAIS-JEAN Jessyka (com., conc.)
MARTEL Anik (auteure, conc.)
MERCIER-BILODEAU Geneviève
(adjointe Têtes Heureuses)
MOISAN Sara
(dir. Tortue Noire, com., mes)
NADEAU Alexandre
(dir. tech. UQAC, conc.)
OUELLET Christian
(com., mes., chargé de cours UQAC)
OUELLET Guillaume
(comédien)
PEDNAULT Annick (prof. primaire)

PELLETIER Julie (technicienne, régisseure, assistante m.e.s.)

PERRIER Marc-André
(comédien)
POTVIN Mélanie
(comédien, conc. costumes)
POTVIN Serge
(conc.)
QUÉINNEC Jean-Paul
(auteur, mes, com., prof. UQAC)
RENALD Eric
(comédien)
RENAUD Louison
(comédienne, anim.)
RENAUD Marilyne (comédienne)
RIOUX Pascal
(comédien)
RIVARD Guylaine (dir. CRI, com., mes)
ROBERGE Christian
(conc. Mic Mac)
SAVARD Audrey (comédienne)
SAVARD Jean-Sébastien
(comédien)
SAVARD Mathieu
(comédien, mes)
SCHEFFER-PINEAULT Moïra (dir. SOS Clown)
SIMARD Marlène
(comédienne RIA)
SIMARD Nadia
(comédienne)
SIMARD Normand
(comédien RIA)
SIMARD Patrick (graphiste, com.)
SOUCY François
(com., prof.)
SOUCY Hélène
(conc.)
THIBAULT Nathalya (com., chanteuse)

TORRIS Sophie
(comédienne, prof.)
TREMBLAY Caroline
(com., chanteuse)
TREMBLAY Marilyne
(conc.)
TREMBLAY Patrice
(mes., com.)
TREMBLAY Pierre
(fond. Faux Coffre, com.)
TREMBLAY Sonia (comédienne Mic Mac)
TREMBLAY Valérie (comédienne)
VÉZINA Marjolaine
(prof. Cégep Chicoutimi)
VILLENEUVE Rodrigue
(dir. art. Têtes Heureuses, mes.)

Si j'en oublie, ou si d'autres noms devraient si retrouver, je peux les ajouter (en rouge). Merci!

jeudi 7 octobre 2010

Le théâtre, vivante chair de ma chair...

Petit détour, en ce matin automnal, par l'imposant recueil d'Odette Aslan, L'art du théâtre, pour y lire une définition morale du théâtre... écrite vers 1777-1785 par Johann-Wolfgang von Goethe dans La vocation théâtrale de Wilheim Meister:

Johann-Wolfgang von Goethe par Eugène Delacroix, 1827

Où trouve-t-on un meilleur abri contre l'ennui qu'au théâtre? Où fait-on plus agréablement connaissance? Les hommes sentent-ils jamais mieux leur fraternité que lorsque, suspendus aux lèvres d'un seul homme, ils sont enlevés, emportés par un sentiment commun? Qu'est-ce qu'un tableau, des statues, en comparaison de cette vivante chair de ma chair, de cet autre moi-même qui souffre, jouit et fait vibrer chacun de mes nerfs en sympathie avec les siens? Et où peut-on présumer qu'il se cache plus de vertu? Chez le bourgeois timoré qui amasse de quoi manger par un commerce sordide et répugnant, ou chez celui dont l'art, qui lui donne le pain, alimente en même temps les sentiments les plus nobles, les plus élevés que les hommes soient capables de concevoir, qui étudie et représente chaque jour la vertu et le vice dans leur nudité, et qui doit sentir la beauté et la laideur dans toute leur force avant de pouvoir les communiquer aux autres hommes avec une force équivalente?

D'icônes et d'espaces... (PARUTION VOIR 7-10-2010)

4ième icône, Catwalk sept voix pour sept voiles, présentée lors d’un laboratoire en 2009
Photographie: Annie Perron


Alors que sa carrière de comédienne est sur une bonne lancée (on se souviendra de ses rôles dans Parents et amis sont invités à y assister au CRI en 2008 et dans Charles et Berthin à La Rubrique en 2010), Josée Laporte, avec toute son intensité, poursuit au même moment des études universitaires de second cycle.

«Je souhaite définir une pratique de mise en espace du théâtre contemporain en mettant en place un certain nombre de concepts-clés: interdisciplinarité, théâtre performatif, théâtre du dispositif» dit celle qui entreprend, ces jours-ci, la dernière étape de son parcours. Filles de guerres lasses marque du coup un jalon important dans une démarche artistique construite également autour de l’altérité, du rapport à l’autre et s’apprête à aller à la rencontre d’un élément essentiel du théâtre, le public.

Pour mener à bien cet ultime projet, Laporte, récipiendaire d’une bourse du CÉLAT, a arrêté son choix sur cet opus de Dominik Parenteau-Lebeuf, auteure au féminisme engagé, composé, en réalité, de 4 icônes (désignation justifiée ainsi en préface : «Dans l’église de rite chrétien oriental, peinture sur bois. Ici, dans le monde occidental, fille peinturée dans un coin jusqu’à nouvel ordre») autonomes, chacune portant sur un aspect de la féminité. Le ton est donné. Mais qu’on se rassure, le tout, loin du manifeste, demeure léger et accessible.

Une quarantaine de collaborateurs ont été réunis pour ce projet, dont Janine Fortin au son, Hélène Soucy aux costumes et Chantale Boulianne comme plasticienne.

D’un espace à l’autre

Conçu et réalisé sous forme de déambulatoire sis sur le territoire de l’UQAC, Filles de guerres lasses propose donc 4 dispositifs distincts en 4 endroits choisis et promet aux spectateurs une expérience particulière : «C’est un processus à lequel j’ai envie de convier le spectateur… un processus dans des places ludiques et critiques tout à la fois. Cette formule me permet de mettre en place une succession d’événements éphémères qui créent, en bout de compte, à cause de ces espaces autres, de nouveaux rapports au temps et au théâtre.»

Pour les intéressés, il faut réserver en téléphonant au (418)548-0297 et se rendre, le soir indiqué, à 20h, à l’entrée du Pavillon des arts de l’UQAC, vêtu en conséquence et armé d’une lampe de poche! Fiche technique : 9, 10, 11 octobre 2010, 20h, entrée du Pavillon des arts de l’UQAC

mercredi 6 octobre 2010

Portraits saguenéens

Je crois que je vais me lancer dans le portraiturage de nombreux artistes et artisans du théâtre au Saguenay-Lac-Saint-Jean... Des «articles»... Une définition du milieu par ceux qui le font. Et de nombreux sujets à venir!

D'une version à l'autre


Une des choses que j'aime le plus dans la dramaturgie québécoise est la possibilité de lire des versions antérieures d'une pièce que j'ai en main.

L'occasion est belle de voir l'évolution de l'écriture d'un auteur, la maturation d'un texte vers une version dite «finale», les choix dramatiques qui ont été faits. Cette possibilité de lire ce qui, en quelque sorte, constitue la première ébauche, ouvre des perspectives dans la compréhension des intentions de l'auteur.

La première fois que cette occasion s'est prêtée à moi, c'était Les Reines de Chaurette. Alors que je me préparais à en faire la mise en scène, j'ai mis la main, par hasard en faisant le ménage des archives des Têtes Heureuses, sur la première version qui leur avait été proposée en lecture. Par la suite, l'an dernier, lors de la mise en scène de La Défonce, j'ai pu échanger aussi avec l'auteur qui, sans me faire lire les premières prémisses, m'a tout de même indiqué comment ce texte avait été écrit d'une version à l'autre (parce que j'ai monté la cinquième).

Ces deux exemples ont été marqués par des changements disons mineurs... la structure étant déjà établi et la dynamique bien installée.

L'écart le plus grand entre deux versions d'un même texte, je l'ai retrouvé avec La Visite de Michel-Marc Bouchard. La version courante est celle remaniée en 1993 par Benoît Lagrandeur. Au Mic Mac, j'ai pu lire celle écrite pour eux en 1983 (ou 84?). Ici, c'est fascinant, il s'agit pratiquement de deux pièces... tant dans la définition des personnages que dans l'articulation de la pièce.

Je trouve formateur de pouvoir lire ces textes qui, bien qu'ils soient de même nature, ont été écrits à différentes époques.

mardi 5 octobre 2010

Roberval


Petit détour ce matin (et ce, pour une partie de la journée finalement) vers Roberval... pour rejoindre les artisans (!!!) du Théâtre Mic Mac en vue de projets (au pluriel... eh oui) pour les mois à venir...

Mes vacances sont jeannoises.

dimanche 3 octobre 2010

Au théâtre, cette semaine... (du 3 au 9 octobre 2010)


Quelques trucs au menu:

Aujourd'hui, dimanche - 3 octobre 2010
Centre des congrès (Jonquière), jusqu'à 17h

Dernière journée pour visiter le Salon du Livre! À noter que lors de Salon, il est possible d'y rencontrer notamment les Yanik Comeau et Stéphane E. Roy, dramaturges... de même que quelques noms régionaux, dont Marjolaine Bouchard (mère d'Émilie Jean), Marie-Christine Bernard (auteure pour le CRI) et Jean-François Caron (nouvelle recrue de La Rubrique).

Jeudi - 7 octobre 2010
Centre d'estampe Sagamie (Alma), 17h-19h

Les Têtes Heureuses poursuivent leur tournée de médiation culturelle liée à leur prochaine production, Soudain l'été dernier, en s'arrêtant à Alma pour faire, lors d'un 5 à 7, une lecture publique d'extraits de la pièce par les comédiens accompagnée de musique improvisée. Ce volet est mis entre les mains de deux jeunes musiciens du Cégep d'Alma, Philippe Gosselin (guitariste) et ... (percussionniste).

À partir de samedi - 9 octobre 2010
UQAC - h?

Josée Laporte met un terme à ses études de maîtrises en présentant son projet, Filles de guerres lasses, un événement déambulatoire qui aura lieu sur le territoire de l'UQAC à l’Action de grâces, les 9-10-11 octobre 2010 À 19h30 à l’entrée du Pavillon des arts de l’UQAC Habillez-vous en conséquence de la température et apportez une lampe de poche ! Les places sont limitées et les réservations essentielles : 418-548-0297

samedi 2 octobre 2010

Équation du jeu théâtral


Peut-être suis-je encore plus cartésien que je ne le croyais.

D'emblée, je l'avoue. Pour bien comprendre une théorie, bien saisir les enjeux d'un dossier ou d'un sujet, bien assimilier de nouvelles connaissances, j'ai besoin de schémas, de plans visuels, d'images mathématiques.

Par exemple, dans ma recherche à la maîtrise (à partir des théories meyerholdiennes), j'avais, d'une part, synthétisé les qualités de la présence de l'acteur ainsi: PRÉSENCE = PRÉSICION (RIGUEUR)+CONCENTRATION(ÉCOUTE).

D'autre part, j'avais résumé (peut-être encore un peu simplement... quoique je maintiens encore la ligne) la pensée meyerholdienne de la sorte: «Il reviendrait, globalement, à concevoir le texte comme matériau malléable générateur de théâtralité; le corps et l'acteur comme émetteurs et principaux porteurs/exécuteurs de celle-ci; la scène comme support démonstrateur.»

Dans la même lignée, je pourrai désormais y adjoindre cet extrait de Meyerhold: L'art de l'acteur est fondé sur l'organisation de son matériau, et l'acteur doit savoir utiliser correctement les moyens expressifs de son corps. En lui s'effectue la synthèse de l'organisateur et l'organisé, en d'autres termes de l'artiste et de son matériau. La formule de l'acteur aura l'expression suivante: N = A1 + A2. N est l'acteur, A1 est le constructeur, qui conçoit et donne des ordres en vue de la réalisation du projet, A2 est le corps de l'acteur, l'interprète qui réalise la consigne du constructeur (A1).

Plus je plonge dans la recherche et plus le théâtre devient un champ graphique avec des éléments quantifiables et qualitatifs. Danger?

Petites histoires avec une mère et une fille dedans


Dans le cadre du Salon du Livre, hier midi, se tenait une table ronde réunissant l'auteure (maintenant de théâtre!) Marie-Christine Bernard et les artisanes du Théâtre C.R.I. pour discuter de leur prochaine production commune, Petites histoires avec une mère et une fille dedans.

Comme je n'étais pas là, je me rabats sur l'article paru ce matin dans Le Quotidien, sous la plume de Jimmy Tremblay:

Avant-goût d'une pièce collective

JONQUIÈRE - Le centre de recherches en interprétation (CRI) a profité de la tenue du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour présenter sa nouvelle création, Petites histoires avec une mère et une fille dedans. Une pièce collective de par sa création qui sera présentée du 3 au 21 novembre prochain, au Centre culturel du Mont-Jacob.
Plusieurs personnes se sont présentées à cette table ronde afin de découvrir la nouvelle création du CRI. Afin d'imprégner le public de l'esprit de la pièce, la directrice du théâtre, Guylaine Rivard et la comédienne Marilyne Renaud ont récité la cinquième scène. Elle dépeint les relations difficiles et lourdes entretenues entre une mère et sa fille.
La nouvelle création est le fruit d'heureuses rencontres. Guylaine Rivard a eu «le coup de foudre» pour la metteure en scène Émilie Gilbert-Gagnon alors que cette dernière complétait sa maîtrise. «Émilie correspond à la définition de la création au CRI.»
L'esprit créatif de la jeune femme a donné envie à madame Rivard de travailler comme actrice. L'idée de traiter de la relation mère-fille est vite apparue comme un incontournable pour Émilie Gilbert-Gagnon. «Marilyne (Renaud) et Guylaine se ressemblent beaucoup physiquement. Ça semblait aller de soi.»

Touche almatoise
Il ne manquait plus qu'un texte à mettre en scène. Le nom de l'auteure almatoise Marie-Christine Bernard s'est rapidement imposé. Les romans de l'écrivaine ont séduit Guylaine Rivard.
Les idées nées dans l'esprit de Guylaine Rivard et de Marilyne Renaud ont servi de bases dans le processus d'écriture.
«J'ai eu l'idée de m'inspirer du mythe fondateur de Demeter et Perséphone, relate-t-elle. J'ai beaucoup interrogé mes proches afin de connaître leur relation mère-fille.»
L''écrivaine explique que l'écriture de cette pièce a été un processus différent de ce qu'elle connaissait. «Quand on écrit, c'est comme Dieu. On décide de tout ce qui se passe, de tout ce qui se dit. Au théâtre, on est plusieurs dieux.»
C'est que le texte, comme c'est souvent le cas au théâtre, a connu plusieurs remaniements. Madame Bernard a grandement consulté les comédiens et metteure en scène afin d'affiner son texte. Un geste d'humilité de sa part, qui démontre une grande ouverture. Ouverture qui a plu à la jeune comédienne, Marilyne Renaud.
«C'est une chance d'avoir une auteure aussi ouverte aux modifications, ça permet d'y mettre son grain de sel», explique-t-elle.
«Je voulais que les acteurs s'approprient le texte, c'était très important pour moi. Je leur ai laissé une grande liberté dans mon texte, afin de le rendre plus accessible pour eux», relate l'écrivaine.
Ne manquait plus qu'un concepteur de scénographie. C'est sur les épaules de Boran Richard que repose cette délicate tâche. Ce dernier est photographe pour l'hebdomadaire Voir. La metteure en scène de la pièce, Émilie Gilbert-Gagnon, a trouvé en lui un partenaire créatif qui partage la même vision qu'elle. «J'écoute le désir d'Émilie, mais nos imaginaires se rejoignent beaucoup sur l'aspect de l'émerveillement. Je dois prendre les côtés crus de la pièce pour les rendre plus attirants.»

Place au public
Le public sera très sollicité dans cette nouvelle pièce. Madame Gilbert-Gagnon souligne qu'ils «voulaient garder la pièce ouverte, pour que les visiteurs puissent se faire leur propre image de l'endroit où se situent les scènes.»
Ainsi, le spectateur peut y ajouter sa propre interprétation, en fonction de ses expériences personnelles. Malgré son thème, Guylaine Rivard persiste et signe. «C'est un sujet universel, ce n'est pas seulement pour les femmes. Ça rejoint autant les hommes que les femmes.»
Les billets sont en pré-vente jusqu'au 26 octobre, au coût de 15$. Pour plus d'information, on peut appeler au théâtre CRI, au 542-1129.

jeudi 30 septembre 2010

Le Living Theatre

Dans mes lectures récentes de Performances de Robert Schechner, j'ai vu passer à de multiple reprises les nom du Living Theater, animé par Julian Beck et Judith Malina. Faut dire que ce bouquin porte, en sous-titre, Expérimentation et théorie du théâtre aux USA.

Petite vidéo, donc, trouvé sur Youtube de la dite troupe et de l'un de ses spectacles qui a fait l'histoire, Paradise Now.


mercredi 29 septembre 2010

Point zéro...?!


Le rôle du mouvement scénique est plus important
que celui des autres éléments du théâtre.
Même si l'on ôte au théâtre la parole, le costume,
la rampe, les coulisses, l'édifice théâtral enfin,
tant qu'il reste l'acteur et ses mouvements plein de maîtrise,
le théâtre demeure théâtre.


Cette sentence de Meyerhold m'a, je l'avoue, un peu bousculé même si je suis, après coup, assez d'accord (bien que je crois qu'il a un peu écarté la nécessité du spectateur dans sa conclusion... mais après tout, il ne peut pas être toujours parfait!).

Je me suis toujours dit que le point zéro du théâtre (et c'est là que se fonde, finalement, mon propre credo) était un texte, un comédien, un spectateur. Bon. Le texte peut partir, je le concède... même si, personnellement, j'y tiens et j'y vois là une véritable caractéristique de la chose théâtrale - et par texte, j'entends aussi bien canevas qu'écrit. Mais pour le comédien...

Dans ma tête, la parole a toujours été une part importante... mais il est vrai, à la réflexion (et je crois que ça se retrouve dans mon travail généralement), que la véritable écriture (et donc le véritable texte) personnelle à l'acteur (en y excluant tout apport extérieur... donc tout auteur autre que lui) demeure son geste et son mouvement...

Le point zéro du théâtre est-il muet? Pourquoi pas.

Pourquoi est-ce que je me préoccupe du point zéro du théâtre? Parce que, sans entrer trop dans l'hermétisme, c'est le point d'origine des deux grands principes du théâtre: la théâtralité et la performativité... Ce point zéro devient donc le big bang du théâtre...

mardi 28 septembre 2010

Changements!

Ça bouge dans le milieu culturel... De nouvelles nominations, des gens qui changent de postes... L'automne n'est manifestement pas qu'un changement de saison!

Sur Facebook, la nouvelle a eu l'effet d'une bombe: Jean-François Caron quitte le Voir pour d'autres cieux plus théâtraux... du côté de La Rubrique! Surprise! Félicitations à lui; bravo à eux!

Par ailleurs, Schème-Danse vient de publier un surprenant communiqué... Ainsi donc, on passe la main?

Saguenay, 27 septembre 2010 — Le conseil d’administration de Schème Danse et son président Georges-Nicolas Tremblay ont le plaisir d’annoncer la nomination de madame Julie Dubois-Gravel comme directrice générale et artistique de la compagnie. À ce titre, madame Dubois-Gravel aura comme mandat de mettre de l’avant le travail de chorégraphes, interprètes et créateurs originaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean en plus de développer le public de la danse dans cette région.

Ayant acquis une solide formation en ballet classique, moderne et jazz à Montréal, au Saguenay et en Haïti, Julie Dubois-Gravel a participé à plus d’une vingtaine de productions comme danseuse : les Grands ballets d’Haïtï, Miss Saïgon, Les pirates de Penzance et L’auberge du cheval blanc (SALR), Do You Do You Paris (Productions Bravo), Idolia (Groupe Sékence). De plus, elle enseigne également la danse classique aux Farandoles et à l’Académie de ballet du Saguenay après s’être rendu à Montréal pour parfaire ses connaissances en enseignement de la danse à l’UQÀM. Julie terminait cet été sa 8e saison dans Ecce Mundo. Dernièrement, en plus d’agir en tant qu’agente de développement des publics en danse pour Objectif Scène, nous avons pu la voir dans une performance de Boran Richard intitulée Animer le corps. Julie Dubois-Gravel a dansé dans ébats, Sous observation et Osez 100% bleuet 1eédition, trois productions de Schème Danse.

L’intérêt que Julie Dubois-Gravel a désormais pour la danse contemporaine ainsi que son désir de développer son propre langage chorégraphique tout en multipliant les collaborations avec des artistes de différents horizons artistiques en font la candidate idéale pour poursuivre l’œuvre de la compagnie fondée en 2001.

Julie Dubois-Gravel saura aussi s’entourer de personnes compétentes, créatives et passionnées afin de mener à bien la mission de Schème Danse. Ainsi, les cofondateurs de la compagnie Georges-Nicolas Tremblay et Éric Potvin demeurent sur le conseil d’administration et serviront de mentors à la jeune directrice.

Les projets futurs de la compagnie : présenter des extraits de la dernière production de la compagnie Interdit de s’embrasser à Montréal, réaliser la deuxième édition d’Osez 100 % bleuet à l’été 2011 et créer la prochaine chorégraphie de la nouvelle directrice artistique. Nous souhaitons la meilleure des chances à Julie Dubois-Gravel dans son nouveau rôle.