dimanche 26 juin 2011

Au théâtre, cette semaine! (du 26 juin au 2 juillet 2011)

Rideau de scène peint par Pablo Picasso en 1917 pour le spectacle Parade de Jean Cocteau.
(référence: www.moicani.fr)

Les semaines se suivent et se ressemblent... Encore une fois, derniers jours de repos avant que les productions estivales s'enclenchent les unes après les autres. Pour le moment, le milieu théâtral sera assez calme.

De mardi à samedi - du 28 juin au 2 juillet 2011
Complexe touristique de la Dam-en-Terre (Alma), 20h30

Le Complexe touristique de la Dam-en-Terre présente sa nouvelle production d'été (la plus traditionnelle du lot à venir): Un 18 trous pour 4 de Norm Foster. Vingt ans après l’université, quatre chums en pleine crise de la quarantaine se retrouvent le temps d’une partie de golf. Sujets chauds et coups de gueule sont au menu tandis que la compétition bat son plein et que tous les coups sont permis! Une comédie où les balles et les rires fusent de partout! (Pour les détails, cliquer sur le lien suivant.)

Préparez vos babouches: il y aura, dès la semaine prochaine, 6 autres productions qui prendront l'affiche (St-Félicien, Dolbeau-Mistassinni, Côté-Cour, Théâtre 100 Masques, Palais Municipal, Pulperie).

samedi 25 juin 2011

La Défonce [Carnet de mise en scène]

Photographie: Christian Roberge (Théâtre Mic Mac 2010)

Hé oui. Nous y revenons.

Nous y revenons parce que cet automne, La Défonce (un texte de Pascal Chevarie) sera repris principalement dans deux contextes spéciaux: une représentation au Festival International du Théâtre de Mont-Laurier en septembre (voir la programmation ici) et à Orsay, en France, en novembre.

Demain, dimanche 26 juin, nous nous rencontrons, l'équipe de création de spectacle (concepteurs et comédiens) pour discuter, d'abord, de ces reprises... et ensuite (et ce sera là le gros morceau stressant de la rencontre), pour voir qu'est-ce qui reste de ce projet dans la tête et dans le corps de chacun. Le texte est-il encore su? Que se rappelle-t-on de la mise en scène? Du jeu? De cet exercice - qui peut ou surprendre ou décourager! - dépendra la suite des choses.

Une chose est certaine, il faut revoir la scénographie, pour la commodité des déplacements et des installations. Des choix seront à faire, sans perdre l'essence du décor original ni modifier l'esthétique choisie.

J'ai donc ressorti mon cahier de notes de l'an dernier et mon texte pour une révision intégrale de tout ce que nous avons fait. Revoir le cadre de ce spectacle dur dans le propos.

Ce sera intéressant de revenir sur ce qui a été fait... particulièrement pour cette production qui, je persiste encore à le croire, n'a pas eu l'assistance qu'elle méritait malgré ses grande qualités artistiques... ceci étant dit avec le plus d'objectivité possible. C'est, en quelques sortes, une douce revanche sur la vie.

Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus, se rappeler le projet, il faut consulter cette série de billets sur la production 2010 du Théâtre Mic Mac de Roberval.

vendredi 24 juin 2011

En attendant la légende...

En attendant la première de La Légende d'Arthur Villeneuve du Théâtre C.R.I. (en co-production avec la Pulperie de Chicoutimi), voici le documentaire produit en 1964 par l'ONF, sous l'oeil du réalisateur Marcel Carrière. Un documentaire où le couple (M. Villeneuve et son épouse) transperce l'image dans une présentation drôle, touchante, de ce qu'est être artiste et vivre avec cet état de fait. Douleur et admiration.

Bobby Watson

Extrait d'une représentation de 1960 de La Cantatrice Chauve de Ionesco. Est-ce par le Théâtre de la Huchette? Je l'ignore. Toujours est-il qu'il s'agit là d'un passage célèbre de cette pièce absurde:




Pour un théâtre national...


En ce jour de la Saint-Jean-Baptiste, fête nationale des Québécois, je propose ici un petit retour dans le temps, en 1936... dans un petit bouquin amusant à lire par son côté suranné, Initiation à l'art dramatique par Jean Béraud (dont j'ai déjà cité des passages et ), un Canadien qui s'est exilé en France...

Le dernier chapitre de cet ouvrage porte le même titre que celui de ce billet. Et décrit, en quelque sorte, la situation théâtrale qui prévalait à l'époque... alors que notre théâtre ne balbutiait encore que très (et l'euphémisme est faible!) peu. A-t-elle changé aujourd'hui? Il va sans dire que oui... même si parfois, les doléances exprimées semblent traverser le temps...

Quelques auteurs de pièces affirment l'existence, au point de vue de répertoire, d'un théâtre canadien [nda.: si on se rapporte dans le temps, par canadien, il faut entendre canadien-français voire québécois]
? Un répertoire qui ne se joue jamais, qui ne peut parvenir à mériter l'estime, à capter l'intérêt du public, n'est pas un répertoire de théâtre.

Ce qu'il nous faut, c'est un théâtre jeune, vigoureux, plein d'idées, bâti sur des situations, sur des thèmes inspirés par notre vie nationale.

Jamais nos pièces de bibliothèques ou d'anthologie ne pourront soutenir l'éclat, aujourd'hui fulgurant, des feux de la rampe. Sous les pinceaux lumineux s'en dégagerait une poussière qui dénoncerait leur vétusté aussi crûment que celle de ces costumes longuement usagés, dont les coutures menacent, à chaque geste, de craquer. Ce n'est pas avec de tels oripeaux, aussi voyant soient-ils, qu'une scène canadienne réussira à s'instituer de façon permanente.

[...] L'effort de quelques apprentis dramaturges est courageux, mais nous doutons qu'ils soient assez puissants pour assurer à une troupe permanente 300 représentations par année, et surtout un répertoire de qualité.

[...] Que penser de cet état des choses? Cela ne prouve-t-il pas qu'il est temps de plaider la cause du théâtre canadien avec sérieux, en renonçant pour une fois à proclamer: «Mais nous avons tout ce qu'il faut! C'est l'argent seul qui manque!»

Non, il n'y a pas que l'argent qui manque. Une éthique du théâtre, comme l'éthique du commerce qui exige la qualité avant la quantité, devra régner ici avant que nous puissions accomplir quoi que ce soit de remarquable. La conception du théâtre comme art et non comme commerce devra prévaloir sur le «besoin d'argent». Il ne faudra plus qu'on gave le public de «stupidités». [...]

[...] Il faudra bien tout de même que la presse canadienne dise un jour: «Il [le théâtre] fait l'orgueil de la ville et traduit l'idéal de la nation, dont les efforts et les sacrifices ont contribué à son édification.»

Bonne Saint-Jean-Baptiste!

jeudi 23 juin 2011

«L'Affaire de la rue Lourcine» [Carnet de mise en scène]


Devant cette production, que je vois, ces temps-ci, à travers les yeux de (peu nombreux!) spectateurs, une chose frappe: son ton qui la rapproche étonnamment, cent ans avant le temps, de l'absurde qui fera rage dans la seconde moitié du XXième siècle.

Dans les encyclopédies (et j'en ai déjà fait mention ), Labiche passe souvent pour être, en quelque sorte, un précurseur du genre. Et avec L'Affaire de la rue Lourcine, on le sent bien: une trame dramatique fort ténue sur laquelle s'échaffaude une construction scénique complexe qui s'amuse à tordre la réalité; une série de quiproquos qui hypertophie à l'extrême une absence de réelle tension; des personnages qui sont projetés dans un quotidien distendu... et le tout par un jeu de langage, d'apartes et de mot d'esprit. L'absurde côtoie le ridicule qui lui-même est aux prises avec le saugrenu et l'extravagant.

Une matière toute aussi amusante que dense... pleine d'écueils et de défis! Un ton qui frappe oui... et qui grince et grince encore!

mercredi 22 juin 2011

Un acteur dans l'espace...

Croquis d'Oskar Schlemmer du Bauhaus, dans les années '20...
Rien à voir avec la biomécanique, sinon la mise en espace du corps.

La collection Les voies de la création théâtrale est d'une richesse difficile à concevoir, tant dans l'iconographie que dans les articles de fond qui y sont publiés. Immense est donc mon intérêt pour la lecture du numéro consacré à Meyerhold (c'est le numéro 17) qui deviendra assurément une source intarissable de documentation de première ligne...

Comme cette définition (par Béatrice Picon-Vallin, en page 109) de la biomécanique... prise en deux angles différents: celui du rapport à l'acteur de même que celui du rapport à la scène (et donc, au metteur en scène):

[...] L'acteur étudie la mécanique de son corps pour la comprendre et la perfectionner. Des exercices vont organiser l'ensemble de cette mécanique dans l'espace; ils mettent en jeu les positions relatives du tronc, de la tête, des bras, des jambes, des actions simples telles que la marche, le saut, le bond, la volte-face, etc. Cette domination par l'acteur de son instrument de travail est nécessaire puisque, pour Meyerhold, tout état psychologique est conditionné par des processus physiologiques, des états, voire des positions physiques. Corollaire: s'il y a bien jeu biomécanique, il y aura aussi une mise en scène biomécanique qui devra s'occuper de créer le contexte scénique, la carcasse où l'acteur pourra développer une construction physique exacte, condition nécessaire d'une juste construction psychique. Le metteur en scène devra trouver la meilleure organisation du temps et de l'espace pour fournir à l'acteur des «points d'appui» sûrs, le limitant dans ces deux domaines. Une fois limité, l'acteur peut s'orienter: il trouve sa place dans la pièce, dans la marche des événements, sur l'espace scénique, et il peut bâtir sa propre construction physique et psychique. «Si d'un point de vue physique et matériel, sur la base d'une composition formelle, la construction est bien exécutée, toutes les émotions et les intonations naîtront avec justesse» assure Meyerhold.

Voilà un credo auquel j'adhère parfaitement. Loin d'une recherche de vérité, de réalité, de psychologie. Et bien que je ne fais pas de biomécanique à proprement parler (parce que je ne connais pas intimement les préceptes de cet entrâinement... et que les comédiens d'ici ne s'astreignent pas à une discipline personnelle de cet ordre), ce sont là, d'une certaine façon, les grandes lignes de ce que je tente d'appliquer dans mon écriture scénique.


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mardi 21 juin 2011

L'hypocrisie élevée en dogme


L'homme de théâtre
est un hypocrite professionnel
alors que les autres hommes
sont des hypocrites occasionnels.

Voilà une belle citation de Jacques Fabbri, acteur et réalisateur français du XXième siècle tiré de son ouvrage Être saltimbanque paru en 1978. Entre deux gorgées de café, ça passe dru!

lundi 20 juin 2011

L'Affaire de la rue Lourcine [Carnet de mise en scène]


Le dernier droit est enclenché alors qu'il ne reste que 18 jours avant la première du 7 juillet prochain. À quelques heures de reprendre un nouvel enchaînement - après une série d'ajustements -, j'ai envoyé ces quelques notes aux comédiens pour redonner les grandes lignes de ce que j'attends en tant que metteur en scène. (Pour ceux qui ne veulent rien savoir d'un spectacle avant la tenue de l'événement, il ne faut pas lire!)

Il est important de ne pas perdre les enjeux de chacun tout au cours de la représentation. Ils sont multiples et ce sont eux qui donnent sa dynamique.

Pour Lenglumé, c'est de toujours tenter de cacher quelque chose: cacher qu'il y a quelqu'un d'autre dans la pièce, cacher qu'il est sorti la veille, cacher qu'il a tué une charbonnière, cacher les indices, cacher sa culpabilité dans le crime. Il est donc toujours dans une certaine hypocrisie. Pour Norine, c'est comprendre ce qui se passe, savoir qu'il y a quelque chose de louche. Pour Agathe, c'est de demander de l'argent, de s'abaisser à une telle action. Ces enjeux doivent être présents tout le temps. Même dans les scènes où il semble qu'ils n'apparaissent pas. Les personnages de Mistingue et Justine vont dans cet atmosphère et se laissent quelque peu porter par celui-ci.

Il faut revenir à l'essence même des personnages. Revoir le cadre de leur conception. Non pas pour tout refaire, parce que tout marche. Mais plutôt pour le comprendre, le conscientiser. Dans cette pièce les véritables personnages sont les vices de ceux-ci. Chaque personnage n'est qu'une accumulation de défauts. Il faut miser sur cela et si cette caractéristique est présente, encore une fois, c'est toute la dynamique du spectacle qui est rehaussé. En ce sens, Lenglumé c'est le mensonge, la déloyauté, la poltronnerie. Norine c'est la matrone, la «germaine» caractérielle, la suspicion. Elle fait, en quelque sorte, une enquête. Justine c'est la polissonnerie, l'indifférence. Mistingue c'est le manque de classe, l'opportunisme, l'embarras. Il est prêt à couler l'autre pour se sortir du pétrin. Agathe c'est l'intrigue, le mystère, le mépris pour ces gens, la perversité.

Sur scène, dans ce type de jeu extrêmement physique, vous n'avez que très peu de marge de manœuvre (du moins, à l'exécution...). Il faut tendre vers la précision et plus nous approcherons de celle-ci et le plus l'objet théâtral sera fascinant. Pour y arriver, il vous faut une conscience à tout épreuve de l'image que vous projetez, notamment en ce qui a trait à vos positions de bras, votre positionnement dans l'espace les uns par rapport aux autres, la manipulation des objets (que vous avez nombreux) et vos photographies dans les cadres.

À ce titre, ce qu'il vous faut, ce n'est non pas la conviction du personnage, mais la conviction de l'interprète. Nous voulons un jeu marqué qui sort du quotidien et d'un réalisme qui lui fait perdre de sa superbe.

Dans ce type de jeu, deux choses sont fondamentales: vous devez, d'une part, savoir parfaitement ce vous avez à faire sans vous fier sur personne, sans être à la traîne, sans ralentir l'action ni la rendre brouillonne... et, d'autre part, en même temps, vous devez être capable de coordonner vos faits et gestes dans l'ensemble dans un rapport à l'autre, à l'objet, à l'espace constant. En bref, il vous faut une autonomie au service d'un tout. Une dichotomie nécessaire... tout comme le fait de posséder sur le bout des doigts mots et actions au point où, pendant l'interprétation, une mécanique interne portera le spectacle: le mot appelle le geste qui appelle le mot qui appelle le geste. C'est, en quelque sorte, un jeu séquentiel qui ne permet aucune hésitation, aucun doute. Vous devez vous lancer avec force, plaisir, enthousiasme.

Le texte est drôle en soi. Maintenant, ce qui prime, c'est l'image. Il faut la synchroniser en lui ôtant tous les gestes parasites, le superflu. Nous voulons du tonus. De la stature, de la sculpturalité. Réchauffez-vous bien parce que nous voulons des postures marquées par cette esthétique avec des articulations poussées à l'extrême (position des bras, des mains, de la tête, du corps, du torses), des torsions à tenir. Avoir les moyens, nous aurions des cours de souplesse, d'acrobaties, de contorsionnisme.

Il va sans dire qu'il vous faut un contrôle de vous-même hors-pair. C'est ce même contrôle qui doit s'exercer en ce qui a trait à la voix pour ne pas que ça devienne criard et au jeu en général pour ne pas que ça devienne du cabotinage. C'est ce même contrôle qui vous fera éviter la précipitation, la brusquerie. Tout doit être montré par le comédien et vu par le spectateur.

Sur scène, toujours, vous devez par ailleurs avoir conscience du rythme que vous devez donner et soutenir, en identifiant bien les moments de rupture (qui sont, eux aussi, fort nombreux): les chocs, les coups, les démontages soudains, les crescendo, les malaises, les terreurs brèves, les exaltations, etc. À ce chapitre, les insertions musicales doivent être marquées, appuyées. Nous allons vers la surabondance, le grotesque.

Le résultat est pour le moment assez probant... et devrait prendre de l'assurance et du dynamisme avec l'entrée en scène des décors et costumes finaux, des lumières, du son.

dimanche 19 juin 2011

Au théâtre, cette semaine! (du 19 au 25 juin 2010)


Et c'est parti. C'est maintenant au tour des productions estivales de prendre le haut du pavé... et il y aura toujours quelque chose au programme jusqu'au début de mois de septembre. Bon été.

Samedi - 25 juin 2011

Complexe touristique de la Dam-en-Terre (Alma), 20h30


Le Complexe touristique de la Dam-en-Terre lance sa production d'été (la plus traditionnelle du lot à venir): Un 18 trous pour 4 de Norm Foster. Vingt ans après l’université, quatre chums en pleine crise de la quarantaine se retrouvent le temps d’une partie de golf. Sujets chauds et coups de gueule sont au menu tandis que la compétition bat son plein et que tous les coups sont permis! Une comédie où les balles et les rires fusent de partout! (Pour les détails, cliquer sur le lien suivant.)

samedi 18 juin 2011

Un casino pour le CRI


Cette année, en lieu et place de son traditionnel CRI-Cheese, la compagnie jonquiéroise a repris l'idée, comme activité bénéfice, du casino (une édition de ce type avait eu lieu, si ma mémoire est bonne, en 2005).

Ainsi, le Casino-Bénéfice 2011 Qui Gagne CRI! s'est tenue hier soir, à la salle Pierrette-Gaudreault, organisé par l'équipe de direction et le conseil d'administration de l'organisme.

Une soirée amusante, divertissante.

Dans une ambiance feutrée propices aux jeux (auxquels il fallait miser des boutons et tenter d'en accumuler le plus possible tout au cours de la veillée), des croupiers s'annonçaient, ameutaient la foule, tenaient feu derrière les tables. Des jeux d'adresses, de hasard et de connaissances:
  • comme le traditionnel jeu de roulette animé par Jean-François Caron;
  • comme le jeu de dard aimanté animé par Guylaine Rivard;
  • comme la «machine à boules» électrique animée par Patrice Leblanc qui excelle aussi dans l'animation serbo-croate;
  • comme «Les couilles à Maud» (jeu de balle échelle) animé, tel qu'indiqué, par Maud Côté;
  • comme «Les boules à Serge» animées par le duo Sébastien Bouchard et Patrick Simard où miser sur le bon numéro faisait remporter gros;
  • comme le jeu du pendu animé par Yves Larouche qui en a confondu plus d'un avec ses mots;
  • comme le bingo;
  • et comme la table de black-jack animée par Viriginie Lavoie-Larouche qui n'a pas dérougie (la table) de la soirée, gardant là l'essence des véritables casino.
De nombreuses présentations ont aussi ponctué l'événement D'abord, quelques chansons, puis des numéros portés par les deux meilleurs animateurs de stand-up de la région, Martin Giguère et Éric Chalifour, et enfin des extraits des productions estivales qui s'en viennent, à savoir La légende d'Arthur Villeneuve, L'Affaire de la rue Lourcine et le Oh!Cabaret.

Il faut aussi souligner l'apport des autres collaborateurs à la réussite de cette soirée: Nathalya Thibault, François Tremblay, Michel Otis, Marc-André Perrier, Vicky Côté, Andrée-Anne Giguère et les gens du Centre culturel.

À la fin de la soirée, le participant qui a accumulé le plus grands nombre de boutons (dans ce cas-ci ce fut Madame Maude Desjardins, de la Commission scolaire de la Jonquière) remportait le grand prix: un assortiment complet de billets des productions à venir du Collectif À Tour d'Rôle, du Théâtre CRI, du Théâtre La Rubrique, du Théâtre 100 Masques, des Têtes Heureuses, du Théâtre du Faux Coffre, du Théâtre À bout portant, de QuébecIssime, de la Société d'Arts Lyriques du Royaume et j'en oublie peut-être.
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Une soirée fort bien organisée (et qui, pour le plaisir des participants, devrait - ce n'est pas une annonce mais une proposition! - se répéter année après année pour devenir un événement attendu).

Mais devant tant d'énergie et d'imagination déployée, il est dommage de constater la faible assistance (mais une assistance de qualité!). Une offre qui aurait mérité une plus grande affluence.

Ce problème est pourtant assez récurrent, peu importe la formule, peu importe la compagnie. Le financement par une présentation spéciale a quelque chose d'ardu... d'ingrat. Se donner pour attirer les gens. Sortir des sentiers battus pour surprendre. Dépense de temps en conception, en organisation. Et parfois, pour si peu au change...

Les activités bénéfices sont un mal nécessaire mais encore faut-il qu'elles touchent la mise.

vendredi 17 juin 2011

Le milieu théâtral régional, un milieu en santé?


Cette question me fait réfléchir depuis qu'elle m'a été posée mardi dernier. Spontanément alors (et probablement encore) j'ai répondu que non. J'ai répondu que le milieu théâtral régional était, oui, un milieu sain... un milieu où tous s'entendent, où les projets fusent, où il y a un véritable dynamisme... mais un milieu en santé?

Comment peut-il être en santé quand plus de la majorité de la population en ignore jusqu'à son existence? Comment peut-il être en santé alors qu'il n'existe aucun espace critique pour le questionner, l'analyse, le pousser à croître? Comment peut-il être en santé alors qu'il est pratiquement impossible de vivre de théâtre, et ceci vaut même pour les organismes qui peinent à survivre et à se pérenniser. Comment peut-il être en santé alors qu'il est sous-financé?

Un milieu en santé? Pas sûr. Et en même temps, ça reste un milieu attirant qui vaut le coup.