jeudi 18 novembre 2010

Repiquage d'un texte de Martin Faucher à partir de la chronique PARATHÉÂTRE de Philippe Couture (Voir Montréal)

Un milieu docile et obéissant

Par Martin Faucher - 12 novembre 2010

Je suis d'un pays qui promettait tant et qui ne m'apporte que trop son lot de désillusions et d'amères déceptions.

Au royaume du Je me souviens, je suis d'un pays qui a toutes les peines du monde à tenir le pari de notre présent et de notre futur.

Ici, il est bien difficile de bâtir avec intelligence, goût, sensibilité, respect d'autrui et harmonie.

Ici, guérir, vieillir ou mourir dans la dignité relève trop souvent de l'exploit.

Ici, on a beaucoup de pudeur à pourvoir nos institutions d'enseignement supérieur de moyens décents afin d'être à la hauteur d'une jeunesse talentueuse et prometteuse.

Ici, au moment où j'écris ces mots, on n'a aucune honte à brader mes terres à tout venant afin qu'on les fore et les perfore pour soi-disant créer de la richesse, nouveau credo qui justifie les pires abus du capitalisme sauvage et qui sert à l'enrichissement personnel d'une poignée d'amis du système.

Je suis d'un pays à l'éthique élastique où un appât du gain démesuré flirte avec la corruption et une désarmante démagogie bon enfant.

Je suis d'un pays où l'on devrait diffuser obligatoirement Réjanne Padovani de Denys Arcand sur toutes les chaînes le 24 juin afin que l'on se dise une fois pour toutes : Pus jamais !

Du sombre portrait de clown sur velours qui pleure dans cet immense centre d'achat de banlieue que devient mon pays, il n'est pas étonnant que l'art du haut et fort, que l'art du cri articulé qui mord, du cri qui dénonce et qui peut tuer, bref, que l'art du théâtre n'ait pas su tirer, au fil des décennies, son épingle du jeu.

Au pays des Claude Gauvreau, des Jean Gascon, des Jean-Louis Roux, des Buissonneault, Brassard, Tremblay, Ducharme, Loranger, Ronfard, Gravel, Lepage, Marleau, Haentjens, Poissant, Cyr, Mouawad et Lepage, jamais, au grand jamais je n'aurais pensé appartenir à une communauté condamnée à vivre pour un petit pain. Un petit pain théâtral.

En effet, force m'est d'admettre que vu la régression économique (oui, oui, oui, n'ayons pas peur de nommer les choses telles qu'elles sont, peu importe les dires de tous les James Moore de ce pays) à laquelle nos gouvernements de qui nous dépendons pour survivre artistiquement nous obligent, un petit pain, c'est ce à quoi nous sommes condamnés, que nos salles de spectacles contiennent 80 ou 800 places.

Mais là où je suis encore plus étonné, c'est de constater à quel point mon milieu théâtral est docile et obéissant face à cette consternante situation et ce depuis de trop longues années.

Cette obéissance et cette docilité ont bien sûr permis à certains d'entre nous d'affronter des crises financières et artistiques graves, assurant ainsi une pérennité aux lieux théâtraux et compagnies qu'ils dirigent. Les blâmer pour cela relèverait de la pure ingratitude, mais que vaut cette pérennité si c'est pour s'obliger à une sagesse, à une prudence artistique extrême, à une pauvreté des conditions de pratique, à une crainte permanente de la réaction du public qui fréquente nos théâtres et de qui dépend dans une trop forte mesure la survie de nos théâtres et compagnies?

Alors que nos gouvernements ont participé à trouver des solutions efficaces pour soutenir d'autres institutions montréalaises d'importance, nous gens de théâtre, notre docilité et notre obéissance à gérer avec une minutie scrupuleuse chaque cenne noire de budgets bien souvent faméliques ne nous aura mené nulle part. Pour toute récompense, nous continuons encore et toujours à gérer les cennes noires de budgets bien souvent faméliques.

J'en appelle donc à nos dirigeants de théâtres à mettre en pratique la gestion de l'audace et du haut et fort qui est l'essence même de notre art et ce, au risque de mettre la pérennité des lieux et compagnies qu'ils dirigent en péril, car que vaut la pérennisation de notre théâtre si c'est pour ériger en système, dans des théâtres bien rénovés, le pauvre, le prudent, le tiède, le fade, le consensuel, le passéiste, le stérilisé, l'apolitique, l'émasculé ou l'inoffensif?

J'en appelle aussi à tous les joueurs du milieu théâtral à ne plus siéger sur aucun jury et comité consultatif mis en place par les conseils des arts afin que soient attribuées les subventions aux compagnies québécoises de théâtre. Bien que je place une grande confiance en ces organismes essentiels à l'essor de notre art, siéger aujourd'hui sur les jurys et comités consultatifs qu'ils mettent en place revient à avaliser les politiques de décroissance artistique de nos gouvernements. Siéger sur ces jurys et comités revient à faire une sale job de bras à la place des ministres responsables de l'attribution des budgets faméliques alloués à la pratique du théâtre québécois. Siéger sur ces jurys et comités c'est avoir à porter trop souvent l'odieux de décisions contraires à la vision et aux valeurs qui animent notre milieu théâtral, comme par exemple l'excellence artistique. Siéger sur ces jurys et comités revient à devoir dire non, non, et, c'est plate, non à trop d'artistes et de compagnies théâtrales porteuses d'une réelle parole indispensable à l'épanouissement de notre art et de notre société.

Renvoyons ce travail de jury aux administrateurs de ces conseils des arts afin qu'ils puissent constater de visu l'ampleur du gâchis. Eux seront peut-être mieux en mesure de relayer directement aux ministres responsables l'absurde de la situation qui prévaut dans le milieu théâtral québécois.

Lors du spectacle inaugural de la première édition de Montréal complètement cirque, festival qui dès sa première édition jouit de subventions gouvernementales à faire baver d'envie tous les festivals québécois établis depuis de nombreuses années, le ministre des finances Raymond Bachand déclarait : Nous sommes les meilleurs en jazz. Nous sommes les meilleurs en rire. Dans cinq ans, nous serons les meilleurs en cirque ! (Applaudissements de la foule).

À quand un ministre qui aura la conviction et les moyens de proclamer haut et fort que dans cinq ans nous serons les meilleurs en théâtre ?

Je vais dans le même sens que le directeur artistique de la compagnie Les Fonds de tiroir, Frédéric Dubois, qui lors de l'assemblée générale de l'Association québécoise de théâtre du 5 novembre dernier a lu une lettre percutante et vais paraphraser le poète Claude Péloquin : Ne sommes-nous pas tannés de mourir bandes de caves ? C'est assez !

De premières en premières!

C'est maintenant au tour de Vicky Côté et de son Théâtre À Bout Portant de se soumettre aux joies fébriles de la première (de son spectacle, Le déclin des soleils de glace), ce soir, à la Salle Murdock!

À elle, à toute son équipe,

MERDE!!!


Des petites histoires...

(version longue d'un billet qui devait paraître dans l'édition du Voir d'aujourd'hui...)

Guylaine Rivard (photographie: Patrick Simard)

Décidément, les Petites histoires avec une mère et une fille dedans du Théâtre CRI ont réussi à m'en mettre plein la vue dimanche dernier, lors de la représentation de 14h... (Soit dit en passant, j'adore les matinées!).

D’emblée, le spectateur se retrouve devant une piste de cirque aux accents de nature morte – au sens littéral du terme! - avec des personnages étranges, entre le clown triste et la poupée mécanique…Une arène où la poussière s'accumule sur des souvenirs érodés et où l’effet spectaculaire se greffe à un quotidien tout centré sur la relation mère-fille. Un espace suranné et écrasant «Sur-naturé» dira la metteure en scène dans le programme.

Le potentiel événementiel (l'horizon d'attente du regardeur conjugué au devenir scénique de l'oeuvre) prend alors son envol...

Un monde éblouissant, excessif, se développe et frappe dès la première image (l'arrivée dans le véhicule bringueballant) et posent les jalons des images qui viendront. Une composition visuelle intéressante qui dénote d'une belle imagination de la metteure en scène.

Les comédiennes, vêtues d'éléments de costumes éclectiques, s’y fondent habilement et habitent ce lieu avec une chimie et une maîtrise corporelle qu'il fait bon voir. La rigueur et la précision du jeu mécanique de ces deux dames (il s'agit, bien sûr, de Marilyne Renaud et de Guylaine Rivard !) sont à saluer.

En quelques tableaux – dont on suit la succession par l’écriture de titres évocateurs dans le couvercle d’un coffre - la metteure en scène et le concepteur, Boran Richard, composent ensemble un monde théâtral prêt à porter un discours déjanté. Un monde corrosif. Un monde fort... et peut-être est-ce à partir d'ici que je me permets d'émettre quelques réserves toutes personnelles.

Car si l’ensemble esthétique se dévoile en toute cohérence et ingéniosité pour le juste plaisir du spectateur, le texte semble parfois, malheureusement, faire adéquation... subir un phagocytage formel qu'il peut difficilement esquiver. Comme s’il ne savait, par son écriture toute simple, atteindre la force plastique mise en place. Niveau de langage utilisé (le familier)? Diction et déclamation? Construction dramaturgique? Je ne sais guère... mais devant cette production, j'ai parfois eu l'impression que l’équilibre s'avérait parfois précaire dans le va-et-vient entre les mots de l'auteure et l’écriture scénique; que les enjeux d'un tableau à l'autre se perdaient dans la quête de l'émerveillement. Une question m'est passée par la tête à deux ou trois reprises: «Qu'est-ce qui se passe exactement?»

En même temps, je comprends (et, d'une certaine manière, j'accepte la convention...) la conception impressionniste de cette production: des moments fugitifs, éphémères... à juste titre, de petites histoires faisant une radiographie (que j'aurais, je l'avoue, souhaitée plus profonde!) parfois ludique et poétique (comme la scène du brossage des longs cheveux), parfois convenue (notamment la scène du miroir pour indiquer la ressemblance), des liens conflictuels ou symbiotiques entre une mère et une fille... Des formes brèves. Des flashs... dont la scène dilue parfois l'effet par des transitions un peu longues qui brouillent les pistes...

Mais ceci reste mon opinion personnelle. La meilleure façon de s’en faire une bonne idée reste d’aller voir ce spectacle soi-même... et ça vaut le coup! Je ne dirai jamais assez l'importance d'un théâtre de recherche comme le CRI dans le paysage théâtral saguenéen!

Encore jusqu’au dimanche 21 novembre 2010
Salle du Facteur Culturel (Jonquière)


mercredi 17 novembre 2010

Plus ça change...


De retour avec un de mes sujets favoris: la critique théâtrale... c'est-à-dire, pour être plus précis, sa fonction ou, comme dans ce cas-ci, la réception de celle-ci par les artisans. Un sujet sans fin qui semble se régénérer d'années en années tout en conservant un même fond de vérité!

Voici, en ce sens, une confidence d'un auteur dramatique du début du XXième siècle, M. Gustave Guiches, qui a raconté ses souvenirs dans un livre simplement titré Le Spectacle* (paru, j'imagine, vers 1920-1930...). Un petit passage est fort plaisant et, sorti de son contexte, pourrait s'appliquer encore de nos jours:

(cet extrait fait suite aux récits de l'insuccès de sa pièce Snob qui le vit accablé par la critique et du triomphe de la suivante, Chacun sa vie...)

«Je sens, dit-il alors, que le succès me rend sociable autant que l'insuccès me voulait insociable. Je sens que, dans l'insuccès, je méprisais et haïssais la critique. Je sens que, dans le succès, je l'honore, je l'aime et je lui en suis reconnaissant! Misère des jugements humains! Vérité dans l'insuccès? Mensonges dans le succès? ou le contraire?...»

[...] «À mon premier échec, dit-il, j'ai hurlé, j'ai grincé des dents, j'ai traité les artistes, la critique, le public, d'imbéciles, même de malfaiteurs!... Et au premier coup de soleil du succès, tout ça s'est dissipé. Je trouvais les artistes admirables, les critiques incomparables, et les spectateurs me semblaient tous être supérieurs et les plus braves gens!... Je n'étais pas plus équitable dans l'enthousiasme que dans l'irritation... La critique?... Du moment que nous la trouvons au-dessous de tout quand elle nous éreinte et au-dessus de tout quand elle nous louange, nous n'avons rien à dire d'elle car nous sommes incapables d'avoir, à son égard, une opinion équitable et désintéressée...»

Personnellement, je trouve la dernière phrase assez criante de vérité... et ces pauvres journalistes et chroniqueurs qui portent (ou qui devraient porter!) ce rôle sont donc toujours sur la corde raide!
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* Cette citation est tirée de l'ouvrage Initiation à l'Art dramatique de Jean Béraud, paru en 1936 aux Éditions Eugène Figuière, Paris.


mardi 16 novembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes]


Aujourd'hui, longue répétition en deux blocs: le premier, cet après-midi, consacré aux numéros comme tel; le second, ce soir, consacré aux liens.

Mine de rien, ce type de production demande encore plus d'énergie qu'un spectacle plus conventionnel parce que bien qu'il faut donner une forme à l'informe... Les textes sont construits au fur et à mesure du travail, selon l'inspiration du moment et l'apport des comédiens eux-mêmes. Il devient alors très difficile de fixer ceux-ci, de les arrêter pour avoir au moins le loisir d'y réintervenir. Alors que l'improvisation ne devrait, dans ce cas-ci, que fournir de la matière, elle agit souvent comme principal moteur lors des enchaînements. Pour un spectacle qui demande de la précision, de la rigueur, c'est un peu contraignant...

Il faut que les interprètes acquièrent une aisance propre à leur permettre de récupérer tout ce qui se passe tout en ayant une conscience théâtrale hypertrophiée!

La semaine dernière (mardi passé pour être plus précis), nous avons fait un enchaînement brut de tout le spectacle, que les numéros aient été vus ou non. Juste pour nous donner une idée de l'enchaînement de ceux-ci.

lundi 15 novembre 2010

Focalisons...

Où il est question dans de focalisation, une notion définie ainsi par Anne Ubersfeld dans Les termes clés de l'analyse du théâtre, publié aux éditions du Seuil en 1996:

FOCALISATION: Travail du spectateur choisissant un élément de l'espace, un détail de la représentation, un acteur, pour faire porter son attention sur cet élément, et éventuellement le suivre dans son évolution. Travail souvent prévu et préconstruit par le metteur en scène, le scénographe, voire l'éclairagiste.

dimanche 14 novembre 2010

«Vivre du théâtre: pas encore»... La Presse, 13 novembre 2010


Voici un article de La Presse, dans l'édition de ce week-end, écrit par Jean Siag:

Est-ce qu'on peut vivre du théâtre au Québec? Non, répond sans surprise le Conseil québécois du théâtre (CQT), qui vient de réaliser une première étude statistique sur l'économie du théâtre québécois en faisant le portrait de la saison 2007-2008.

À partir des données fournies par les associations de producteurs et d'artistes, le CQT a établi le salaire moyen des artistes de la scène à 8765$ par année, soit l'équivalent de deux contrats de travail. Une somme évidemment insuffisante pour ces travailleurs, forcés de diversifier leurs activités.

Selon le comédien Sylvain Massé, président du CQT, les comédiens ne sont pas nécessairement mécontents de varier leurs tâches, que ce soit en faisant du doublage, du cinéma, etc., mais il déplore tout de même les conditions faméliques de ces artistes, qui n'ont pas tous la possibilité de faire autre chose.

La rémunération des artistes pour leurs heures de répétition, une mesure mise en place au cours des deux dernières années, ne semble pas avoir amélioré les conditions de travail des artistes. «C'est un gain de principe, indique Sylvain Massé. Mais malheureusement, dans bien des cas, le producteur n'a pas plus d'argent, alors il réduit son budget de fonctionnement en conséquence.»

Peu de tournées au Québec

Autre donnée importante de ce Profil statistique de la saison théâtrale 2007-2008: parmi les 375 productions répertoriées durant la période d'étude, seulement le quart d'entre elles ont fait l'objet de tournées au Québec. Ce qui veut dire que l'accès du public à la scène demeure très limité.

Fait intéressant, ces quelque 90 productions qui font des tournées donnent plus de représentations en France (369) que dans toute autre région du Québec, à l'exception de Montréal.

«Bien sûr qu'on se réjouit de ce rayonnement, nous dit Sylvain Massé. Mais en même temps, nos régions sont privées de notre propre offre théâtrale, qui est en hausse. Et elles n'ont pas accès à certains de nos grands dramaturges comme Wajdi Mouawad.»

Le CQT, qui travaille de près avec le Conseil des arts et des lettres du Québec, a l'intention de rencontrer la ministre de la Culture et de la Communication, Christine St-Pierre, pour discuter du soutien gouvernemental aux tournées québécoises, une condition nécessaire selon le CQT pour mieux «diffuser notre culture».

«Non seulement le fédéral a coupé les programmes (PromArt et Routes commerciales) qui permettaient à nos compagnies de voyager, mais ici même, il y a une mauvaise circulation de nos productions. Ce qui fait que les compagnies de théâtre peinent à rentabiliser leurs projets», constate Martine Lévesque.

Un aspect positif de cette étude statistique: nos auteurs sont joués. Plus de 80% des productions proviennent en effet d'auteurs dramatiques québécois. Dont plus de la moitié (56%) sont des créations. Quant aux jeunes âgés de 18 à 34 ans, ils ont obtenu 45% de l'ensemble des contrats attribués pour l'ensemble des productions.




Au théâtre, cette semaine! (du 14 au 20 novembre 2010)


Petite semaine encore fort chargée dans ce mois de novembre qui devrait être qualifié de mois du théâtre au Saguenay (le mot n'est pas de moi moi de Sarah Moisan... sur une autre plateforme!)... Des nouveautés, des continuités, des visites... bref, encore une fois, de tout pour tout le monde.

Aujourd'hui dimanche - 14 novembre 2010
Salle du Facteur Culturel (Jonq.), 14h

Dernière représentation de la semaine de Petites histoires avec une mère et une fille dedans du Théâtre CRI... dont les commentaires reçus sont plutôt élogieux! Un texte de Marie-Christine Bernard mis en scène par Émilie Gilbert-Gagnon. Avec Marilyne Renaud et Guylaine Rivard dans un espace de Boran Richard. Avec seulement 47 places disponibles, mieux vaut réserver à l'avance!

Aujourd'hui dimanche - 14 novembre 2010
SS-5 (Centre des arts de Chicoutimi), 14h et 20h

Dernières représentations de la semaine de Pendant ce temps dans la tête de Grossomodo, le quatrième solo des Clowns noirs qui met en vedette -ô surprise!- Grossomodo... et une machine pleine de surprises! Avec seulement une petite quarantaine de places (et compte-tenu de l'engouement généralement dévolu pour ces personnages!), mieux vaut réserver à l'avance!

De merc. à sam. - du 17 au 20 novembre 2010
Salle du Facteur Culturel (Jonq.), 20h
(et le dimanche 21 novembre 2010, 14h)

DERNIÈRES CHANCES! Dernière série de représentations pour Petites histoires avec une mère et une fille dedans du Théâtre CRI (voir plus haut pour d'autres infos).

De jeudi à sam. - du 18 au 20 novembre 2010
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h
(et le dimanche 21 novembre 2010, 14h)

Le Théâtre À Bout Portant présente Le déclin des soleils de glace, un projet de Vicky Côté axé notamment sur la routine et les façons de s'en libérer. Suite à Rage et Les Immondes de la même compagnie, il va sans dire que ce sera un rendez-vous à ne pas manquer!

Jeudi - 18 novembre 2010
Auditorium d'Alma (Alma), 20h
Vendredi - 19 novembre 2010
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonq.), 20h

Pour les amateurs de danse! L'Auditorium d'Alma et Diffusion Saguenay reçoivent, à tour de rôle, Danse K par K qui présentera son spectacle Cibler: Dans cette œuvre règne des ambiances d’inconforts et de malaises saturés dans un rythme époustouflant où des gestuelles complexes se succèdent sans relâche jusqu’au dernier souffle. La pièce se dessine en acte manqué, nous rappelant la fragilité de l’être humain. Ce spectacle empreint de symboles et de références, reste près de sa cible, l’humain avec toutes ces forces et ses faiblesses.

Vendredi - 19 novembre 2010
Auditorium d'Alma (Alma), 20h

Piaf remet ça et revient jouer à l'Auditorium d'Alma. Lors de son dernier passage à Jonquière dans les semaines dernières, les critiques n'ont pas été très tendre pour ce spectacle dont le personnage principal devait être interprété par Sylvie Drapeau.

De ven. à dim. - du 19 au 21 novembre 2010
SS-5 (Centre des arts de Chicoutimi), 20h
(également une représentation, dimanche, 14h)

DERNIÈRES CHANCES! Dernière série de représentations de Pendant ce temps dans la tête de Grossomodo (voir plus haut pour d'autres détails).

Bien. C'est tout ce qu'il y a sur mon radar! Si j'omets quelque chose, qu'on me le fasse savoir ou que l'on se taise à jamais.

samedi 13 novembre 2010

Voeu pieu...


Le théâtre est comme la messe;
pour en bien sentir les effets
il faut y venir souvent.

Émile-Auguste Alain
(philosophe, 1868-1951)
Éléments de philosophie


Bon, à notre époque, ça ne veut plus dire grand chose et, s'il en était ainsi, je ne donnerais pas cher de la survie du théâtre!

vendredi 12 novembre 2010

Au suivant!

Sortent depuis quelques minutes sur RDI les nouvelles Capitales Culturelles du Canada pour 2011... et non, Ville de Saguenay n'est plus dans le coup! Ainsi donc, ce seront Vancouver, Charlottetown et Lévis qui porteront ce chapeau que nous avons découvert dans un drôle de contexte (et j'espère pour eux que les organismes qui recevront l'argent n'irons pas sur la place publique pour dire qu'ils ont oublié pour quel projet ils sont financés...).

Gestion 101


Arrive toujours un moment dans l'année où la situation financière d'un organisme culturel (le Théâtre 100 Masques, pour ne pas le nommer dans ce cas-ci...) semble précaire... voire désespérée.

Pour nous, le problème vient du fait que par un choix logique et nécessaire, nous avons priorisé l'embauche temporaire d'une ressource pour les activités de l'automne (dont le contrat est maintenant terminé...): rapport des activités estivales, préparation des ateliers réguliers, demandes de subventions, parcours audiothéâtral, mise en lecture du Festival des Mets et des Mots, préparation de la production des Fêtes... à cela s'ajoute les ateliers pour aînés et les ateliers scolaires.

Cette ressource devait occuper le poste de façon très limitée, jusqu'à l'embauche (par le processus d'une subvention salariale... le temps que nous consolidions notre fonds de roulement) permanente d'une personne. Malheureusement, bien que le CLE nous ait octroyé une subvention dès la mi-septembre, les circonstances n'ont pas permis de remplir ce poste... et ce subventionneur s'est vu dans l'obligation de reprendre ce qu'il nous avait donné.

Ainsi donc, le fond de roulement de la compagnie a été fortement entamé... au point où décembre s'avérera aride. Pourtant, nous ne sommes pas sur le bord de la faillite, qu'on se rassure! Le grand problème de liquidité que nous pouvons éprouver (enfin, que nous éprouverons après que tous les comptes, cachets et autres salaires d'ici les Fêtes soient payés) vient du fait que outre une petite subvention du CAS, la plupart de nos revenus proviennent de services facturés... donc, souvent en attente... ce qui est le cas pour l'instant.

N'empêche que certaine nuit, le sommeil est difficile à trouver!



jeudi 11 novembre 2010

Ouf...

De mémoire (la mienne!), il me semble que c'est la première fois, la première saison où il y a un tel foisonnement théâtral, un tel bouillonnement scénique, que le milieu a du mal à suivre: essoufflement, chevauchement des projets, des productions, implication des artisans dans de multiples activités...

Pour la première fois, il me semble que le nombre de personnes impliquées est fort élevé... à moins que je me trompe...

D'une part, cela dénote une vitalité théâtrale incroyable pour une région... mais en même temps, il s'agit un peu aussi de poudre aux yeux parce que le financement, lui, n'est pas nécessairement au rendez-vous...