lundi 29 décembre 2008

Tremblements de terre théâtral...

Deux nouvelles d'importance sont venues ébranler le monde théâtral mondial en cette fin d'année 2008.

Caricature de Peter Brook trouvée sur ce site.

Il y a, tout d'abord, l'annonce par Peter Brook de son départ prochain de la direction des Bouffes-du-Nord à Paris, véritable institution théâtrale contemporaine. (Vous pouvez lire cet article pour plus de détails.) Importance parce que pour qui souhaite faire des études théâtrales, il y a comme un passage obligé par ce praticien-théoricien qui laissera sa marque avec des titres d'essais comme L'espace vide ou Points de suspension...

Harold Pinter dans La dernière bande de Beckett en 2006
(pièce qui a d'ailleurs été présentée ici, à Jonquière, par la Rubrique,
avec Gabriel Gascon dans le rôle titre)


Par ailleurs, tout récemment, est décédé Harold Pinter, l'un des grands dramaturges (et acteur...anglais) de son époque, récipiendaire du prix Nobel de littérature en 2005. (Voici un article concernant cette nouvelle.) Il y a quelques années, en 2001 ou en 2002, dans le cadre des Séries Cartes Blanches des Têtes Heureuses, Sophie Larouche avait mis en scène L'Amant de cet auteur, avec Éric Laprise et Sonia Desmeules (et moi, qui jouait un laitier!). Dans quelques semaines, Pinter sera, en quelques sortes, de retour sur la scène régionale avec la présention de Le Retour, une production du TNM, dans une mise en scène de Yves Desgagné.

Souhaits pour 2009


La période des Fêtes bat son plein... alors je profite de cette accalmie pour replonger un instant dans ce blogue pour offrir mes souhaits pour l'année qui vient!

Pour le Théâtre 100 Masques: la consolidation et le développement!
Pour les Têtes Heureuses: idem, si on l'on peut dire!
Pour la Rubrique: du succès avec leur nouvelle production et en tournée!
Pour les Amis de Chiffon: idem, si l'on peut dire aussi!
Pour le Faux Coffre: la poursuite de leur folie!
Pour le C.R.I.: un développement à la mesure de son potentiel!
Pour le Mic-Mac: du plaisir avec leur production annuelle!
Pour les étudiants du B.I.A.: de l'intérêt et de la curiosité!
Pour Jean-Paul Quéinnec: de l'entrain et de l'enthousiasme!
Pour Alexandre Nadeau: tout plein de projets, même si...!
Pour Jérémie Desbiens et Alexandre Larouche: de bonnes auditions!
Pour tous les autres artisans: du succès et des projets!
Pour le Théâtre du Saguenay: un auditorium... zzz zzz zzz!
Pour les journalistes culturels: de l'espace!
Pour le Voir SLSJ: idem!
Pour le milieu culturel en général: du courage et de la détermination!
Et de l'argent!!!!!!!!!!!!!!!

Peut-être les nuages s'accumulent-ils à l'horizon, mais bon...



Bonne année 2009!

lundi 22 décembre 2008

Théâtre vs cinéma... dixit Guitry


Le théâtre, c'est du présent.

Le cinéma, c'est du passé.

Au théâtre, les acteurs jouent.

Au cinéma, ils ont joué.

Au théâtre, vient le public.

Au cinéma, entre la foule.

Au théâtre, c'est le dessin.

Le cinéma n'en est encore qu'à la lithographie.

Le théâtre, c'est positif.

La pellicule est négative!.


Sacha Guitry, Le cinéma et moi

dimanche 21 décembre 2008

De vous à moi


Pauline Carton, Les théâtres de Carton, Éditions J'ai Lu, Paris, 1965:


En vérité, je vous le dis, vous les clients et nous les vendus, nous nous aimons bien.

Nous nous aimons de la façon la plus propice à la bonne entente: nous nous aimons par-dessus un mur. vous aviez envie de nous voir, puisque vous avez payé pour ça, - nous sommes heureux de vous sentir là, car vous flatter notre amour propre.

[...] Vos marques d'approbation nous touchent, et vos blâmes nous gèlent.

Si une représentation se passe sans qu'aucun des deux camps fasse autre chose que ce qui est prévu dans le marché (jouer l'oeuvre et assister à son exécution) c'est une très mauvaise représentation, et toute l'assemblée se retire consternée.

Mais si, vous et nous, nous commençons à nous faire des signes, à nous exprimer par des rumeurs, des sourires, du bruit, de l'abandon, des claquements de mains et des petits bonjours que nous sommes contents les uns des autres: la vie est belle et l'auteur est sauvé.

[...] Mais si, tout chauds d'avoir été liés et plus heureux durant trois heures, nous avons l'imprudence, vous ou moi, de chercher à nous regarder de plus près, une affreuse et double déception nous punit.

Vous franchissez la petite porte des coulisses, et nous vous décevons parce que notre maquillage est laid, parce que nous suons, parce que nos loges, sauf pour quelques altesses, sont des cabines de bains et des lavabos, parce que les comiques ne passent pas toute leur vie civile à éclater de rire, ni les ténors leur répit à attendre l'âme soeur.

La fatigue d'avoir été reluisants nous rejette dans la coulisse en proie au repos animal. [...] Notre sans-gêne, entre nous, vous choque. vous admettez que des laïques se contemplent mutuellement en paletot, dans une rue, et en caleçon court sur une plage, - mais, juste à l'heure où vous êtes en grande toilette, notre débraillé vous étonne.

[...] Nous vous décevons parce que ce sont les pages de l'auteur que vous venez d'entendre, et que vous découvrez, à notre langage, que nous n'aurions probablement pas été capables de les écrire.

[...] Vous nous décevez parce que vous entrez dans nos cases comme dans des moulins. Vous nous parlez avec l'intimité qu'on a pour ceux dont on connaît bien les visages alors que nous sommes entrain de faire connaissance du vôtre. [...]

Vous nous décevez parce que, bien que sachant que nous ne pouvons guère dormir avant deux heures du matin, vous nous traitez de paresseux si nous ne nous levons pas à l'aube.

Vous nous décevez parce que nous voudrions naïvement qu'après l'audition d'une pièce, vous soyiez, par prodige céleste, au fait et au courant de tout ce qui nous y a été pénible ou précieux depuis le jour de la première lecture; que vous deviniez le mouvement tournant dont nous désirions enjoliver notre sortie en tapinois, et ne trouviez pas aucun talent au camarade qui nous est antipathique.

[...] Quand vous ne voulez plus de nous, il y a un retraité de plus et un cabot de moins.

[...] Tant qu'il y aura une bicoque théâtrale où je serai figurante, souffleuse ou régisseure en second, je ne serai pas entièrement malheureuse.

Et tant qu'un de Vous fera: "Ah! Ah!" d'une petite voix obligeante, après que j'aurai dit: "Madame est servie", je serai plus comblée qu'un chien gavé de sucre qui se chauffe au soleil.

Bilan 2008


Alors, que retenir (subjectivement!) de cette 2008ième année théâtrale:

- toujours autant de productions régionales (voir le billet précédent) sans pour autant voir une augmentation des publics... quoique l'été humide qu'on a connu a permis une légère hausse circonstancielle (voir ce billet);

- l'arrivée de La Pulperie (et de Ville de Saguenay) dans le marché des théâtres d'été dans la région;

- une coupure drastique (quelque 25%) du CALQ dans le budget au fonctionnement des Têtes Heureuses;

- un renouveau pour mon blogue (qui me procure par ailleurs soucis et satisfactions!) après la perte (ou plutôt la suppression naïve) de mon premier;

- une nouvelle création pleines de nouveautés pour le Théâtre du Faux Coffre avec l'adjonction d'un metteur en scène et d'un comédien extérieur aux Clowns noirs;

- une nette amélioration pour le Théâtre 100 Masques qui réussi tant bien que mal à se relever de sa perpétuelle crise financière et identitaire avec ses productions, ses ateliers et ses camps de théâtre thématiques;

- la crise (pour parler dans un langage médiatique) des coupures fédérales dans la culture avec les nombreux dérapages anti-artistes;

- la tenue de la 10ième édition du Festival International des Arts de la Marionnette;

- de nouvelles figures qui s'inscrivent peu à peu (et de plus en plus) dans la pratique saguenéenne: Émilie Gilbert-Gagnon, Jérémie Desbiens, Alexandre Larouche, Marilyne Renaud, Sébastien Bouchard;

- l'implantation (encore bien universitaire) du professeur titulaire en théâtre;

- l'année d'anniversaires diverses: les 35 ans des Amis de Chiffons, 30 ans de La Rubrique, les 10 ans du Théâtre 100 Masques.

Que peut-on y ajouter d'autre? C'est à vous de me le dire!

Anecdote où l'on prouve que les "a parte" sont vraisemblables.

Jean de La Fontaine

La Fontaine, Boileau et Molière discutaient sur les a parte*, dans les pièces de théâtre, que le fabuliste déclairaient invraisemblables; pendant sa péroraison, Boileau, qui était à côté de lui, disait tout haut:

- Le butor de La Fontaine! l'extravagant, l'entêté que ce La Fontaine!

Et La Fontaine poursuivait sans l'entendre; mais voyant tout le monde rire, il s'informa du motif de cette hilarité.

- Vous déclamez, lui dit Boileau, contre les a parte, et voilà une heure que je vous débite aux oreilles une kyrielle d'injures sans que vous y ayez fait attention!

(Anecdotes de théâtre, 1875)

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* A PARTE ou APARTÉ: Mise en mots d'une pensée qui traverse l'esprit d'un personnage en présence d'un autre personnage qui ne l'entend pas, son étymologie a parte n'impliquant pas un éloignement physique; en fait, véritable adresse au public, qu'il faut informer d'un sentiment, d'une situation, d'un ridicule. Largement utilisé par les classiques qui l'ont cependant condamné pour manque de vraisemblance. Au contraire cette formule est d'usage fréquent sur la scène anglaise du XVIIième siècle. La salle, de petites dimensions, l'avant-scène, très détachée devant une arcade et proche des spectateurs, favorisent la connivence scène-salle, la confidence, le double sens audacieux que Wycherley et Congreve utilisèrent avec art. (Dictionnaire encyclopédique du théâtre)

samedi 20 décembre 2008

Honi soit qui mal y pense

Jeudi dernier, sous les armoiries britanniques (et sa devise) du salon rouge de l'Assemblée Nationale (histoire oblige...), j'ai assisté, en direct du parquet, à l'Assermentation des députés du Parti Québécois.

Une magnifique (mais longue!) théâtralisation de la politique; une cérémonie riche en symbolique: serments, signatures, remises de la médaille de la 39ième législature, discours.

51 députés de partout au Québec devenant, l'espace de quelques secondes, acteurs et actrices, le temps de prêter vraie allégeance et à la Reine (histoire oblige) et au peuple du Québec. Parmi ceux-ci, 3 personnes issues de la colonie artistique: Pierre Curzi, Maka Kotto et Agnès Maltais qui savent manifestement manier le verbe pour jouer avec l'émotion. Défi inqualifiable pour ces quelques mots désuets sortis tout droit d'un autre âge (et d'un autre pays):

Je (nom du député) déclare solennellement que je serai fidèle et porterai vraie allégeance à sa majesté la reine Élizabeth II. (Et cette partie ajoutée en 1982:) Je (nom du député) déclare sous serment que je serai loyal (e) envers le peuple du Québec et que j'exercerai mes fonctions de député avec honnêteté et justice, dans le respect de la Constitution du Québec.

Productions 2008

2008 achève... mais avant de passer à une nouvelle année, il faut pouvoir faire le bilan de ce qui s'est fait sur nos scènes saguenéennes. Voici donc une liste (que j'aimerais exhaustive!) à peu près chronologique de toutes les productions régionales... les productions professionnelles et celles académiques et/ou de loisir (en voie de professionalisation). S'il m'en manque, n'hésitez pas à la compléter.

Le déluge après (Théâtre La Rubrique)
Délire (UQAC - projet de fin de bacc.)
Papa est-ce que je peux venir mourir à la maison (UQAC - projet de fin de bacc.)
Heureuse Jeunesse (UQAC - projet de fin de bacc.)
À trop chercher parfois on trouve (UQAC - projet de fin de bacc.)
Trois femmes descendent vers la mer (UQAC - projet de fin de bacc.)
La trilogie des Clowns Noirs (en reprise, Théâtre du Faux Coffre)
Les immondes (Vicky Côté)
Le rire de la mer (Théâtre Mic Mac)
Corps dedans, monde autour (UQAC - spectacle étudiant)
L'Auberge du cheval blanc (Société d'Arts Lyriques du Royaume)
Nono (Théâtre 100 Masques)
L'espace entre nous (Théâtre La Rubrique)
Barabbas dans la Passion (Théâtre du Faux Coffre)
Les rois pêcheurs (La Pulperie)
Sarcabaret (Théâtre de la Sarbacane)
Kiwi (Collectif de la Chasse Pinte)
I Testimoni (Collectif de la Chasse Pinte)
Le grand oeuvre (La Tortue Noire)
La Cerisaie
(Les Têtes Heureuses)
Parents et amis sont invités à y assister (Théâtre C.R.I.)
Pas moi (Collectif Textentrique)
De l'amour et des griffes (Théâtre Mine de Rien)
Beauté mécanique (UQAC - projet fin de maîtrise)
La Noël de Gruntilda II - La Nativité (Théâtre 100 Masques)

Et, pour terminer, il faut souligner les nombreuses sorties de deux autres productions régionales:
Vie et mort du petit chaperon rouge en 8 minutes ralenties (La Tortue Noire)
Une histoire dont le héros est un chameau... (Les Amis de Chiffon)

Si l'on se fie à la liste de l'an dernier, la cadence se maintient... et devrait être de bon augure pour l'an qui vient!

mercredi 17 décembre 2008

L'essence du théâtre

Romeo Castelluci (photographie: Christophe Raynau de Lage)

Petite citation de Romeo Castelluci tirée de l'essai Les Pélerins de la matière (recueil des écrits récents de cet homme de théâtre), p. 32:

L'orientation iconoclaste du théâtre est un mouvement vers l'essence, pas vers l'essentiel. L'essence, c'est le bios, la pleine propulsion biologique de l'oeuvre, son ardeur fomentante et sa capacité séductrice. Ce qui n'est pas vital pour le corps de ton théâtre doit être impitoyablement écarté, et ce n'est pas pour autant une chose superflue: ce peut être, c'est toujours, une chose essentielle. [...] Par essence, on ne veut pas parler ici de synthèse, mais d'un résultat de l'intimité: non pas de la situation de notre place dans le monde, mais du monde en nous, vivant parmi les vivants.

Ce praticien, considéré comme un chef de file de l'avant-garde théâtrale contemporaine, fonde son travail sur cette recherche de l'essentiel... du moins, l'écrit-il. Avec un chapitre sur le rejet de la technique... bien que, d'autres parts, il semble l'utiliser abondamment.

Les ateliers du TCM

Sandrine et Béatrice

En avant: Dahlia, Jean-Christophe, Alexandra
En arrière: Chloé, Méganne, Maïssanne, Frédérique, Maxime, Sandrine, Béatrice

Cette semaine, au Théâtre 100 Masques, ce fut la présentation publique du résultat des ateliers réguliers pour le groupe Éveil (8-10 ans). Deux petits spectacles donc, issus chacun d'un texte des Fridolinades de Gratien Gélinas. , Le premier, lundi, avait pour cadre Les bingomanes et le second, hier (avec les photos), Le Magasin général.

La session fut chargée pour eux et si, d'une part, un groupe devait suivre à la lettre un texte et une mise en scène, l'autre devait partir du texte pour recréer une histoire.

Les objectifs: développer l'imagination, comprendre les rudiments de base du théâtre (concentration, précision, écoute, rigueur), travailler en équipe dans le respect et le plaisir.

mardi 16 décembre 2008

Sujets de doctorat...



Bon, la troisième fois sera la bonne. J'imagine.

Après avoir été admis déjà deux fois au doctorat en Littérature et arts de la scène et de l'écran à l'Université Laval (en 2006 et en 2007)... et après avoir choisi - consciemment et par obligation - de reporter, à chaque fois le projet, je tenterai ma chance à nouveau en 2009 avec, peut-être, encore plus de conviction.

C'est le temps: l'envie et le désir sont là; le besoin de recherches, de théories de stimulations intellectuelles me presse; mon contexte d'emploi me le permet...

Le sujet originel de ce projet, l'intention de recherche que j'ai déposée les deux fois porte sur la définition d'un néo-maniérisme meyerholdien dans la mise en scène de l'écriture dramatique contemporaine. Malgré ses tournures arides et rébarbatives pour les non-initiés, ce sujet est la suite directe de mon propre travail, et plus précisément de l'amorce que représente mes études de maîtrise.

Depuis quelques temps pourtant, un nouveau sujet m'intéresse. Celui-ci n'est pas encore articulé de façon claire et précise. Il s'agirait d'une étude exhaustive sur le milieu théâtral professionnel saguenéen (sa provenance, sa mouvance, son profil, ses liens et ses spécificités par rapport aux grands centres québécois) construite principalement autour de trois axes: l'historique depuis la colonisation, la professionnalisation à partir des fondations simultanées (ou presque) de La Rubrique et du module des arts d'interprétation à l'UQAC, l'inscription de l'université dans la caractérisation du milieu.

Je fais le ménage dans mes idées et je redépose en mars.

dimanche 14 décembre 2008

La semaine théâtrale... 19

Une seule activité à l'horizon hebdomadaire:

Samedi le 20 décembre 2008, 13h30
Le Théâtre La Rubrique présente à la salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, Alice au pays des merveilles, une co-production du Théâtre Tout à Trac et des Naufragés du A... (spectacle qui fut également présenté dans le cadre de ManiGanses, au Petit théâtre de l'UQAC) Pour plus de détail, visitez le site de la Rubrique...

Alors, pour compléter ce (très!) petit tableau des nouvelles théâtrales, en voici une cocasse, parfaitement outremer, qui est parue dans le Quotidien du 13 décembre dernier dans la section Insolite:


Daniel Hoevels, Schauspieler, Hamburg, 2008

VIENNE (AP) - La scène du suicide lors d'une représentation de Marie Stuart au Burhtheater de Vienne a dû paraître très réaliste aux spectateurs. Et pour cause, l'acteur Daniel Hoevels s'est poignardé avec un couteau qui n'avait rien de factice, se blessant légèrement.

L'acteur de la compagnie allemande Thalia de Hambourg aurait dû utiliser une lame émoussée. Mais samedi soir le couteau de scène avait été remplacé par une vraie lame.

Hoevels a été soigné et a pu rejouer la même scène de la pièce de Friedrich Schiller le lendemain, mais cette fois avec une arme blanche factice. Le Burgtheater a précisé que le couteau de théâtre original avait été endommagé et que les instructions pour émousser la lame avaient été négligemment ignorées. La police viennoise a ouvert une enquête.