mardi 2 février 2010

Les lois du théâtre...!


Les lois du succès au théâtre
tiennent en deux articles.
Article premier:
elles n'ont pas changé depuis deux mille ans.
Article deux:
personne ne les connaît.
Georges Bernard Shaw


lundi 1 février 2010

La Défonce [Carnet de notes]


L'équipe de création de La Défonce se complète de plus en plus... À Ursule Garneau (directrice de production), Christian Roberge (concepteur de l'espace et des costumes), Sonia Tremblay (assistante metteur en scène) et aux comédiens s'ajoutent et l'expérience et le talent d'Alexandre Nadeau à la lumière...

Il y a déjà longtemps que nous n'avons travaillé ensemble... et, dans ce cas précis, le défi s'avère intéressant...

La pièce requiert une atmosphère nocture, sombre, humide... noire, étouffante... et ici se complique la chose!

D'abord, le fait que l'aire de jeu soit centrale contraint en partie la technique afin d'éviter l'aveuglement (à moins d'être assumé) de certains spectateurs. La dimension de celle-ci (12 pieds par 32!) pose également problème...

D'autres parts, la scénographie est principalement composée - outre un plancher de bois - de huit grands panneaux (3 et 4 pieds de largeur par 10-12 pieds de hauteur) de plastique imposant le jeu avec la transparence, le flou, le distinguible et l'invisible... Il faut par ailleurs, noter que ceux-ci sont coulissants... et qu'ils sont manipulables! Donc, mouvants...

Enfin, pour certains tableaux (ceux représentant l'action en temps réel...), je privilégie un éclairage à partir de fanaux contrôlés et manipulés par les comédiens eux-mêmes...

Voilà donc les défis qui nous attendent!!! Et le plaisir!

dimanche 31 janvier 2010

Le retour des Clowns noirs!


Tiens tiens... Ça s'étend sur Facebook... probablement cela se fera-t-il comme une traînée de poudre: les Clowns noirs préparent non par un mais bien 4 événements pour 2010!

Les Clowns noirs ressurgissent, nous promet-on, pour présenter, au cours de l'année, quatre spectacles thématiques pilotés chacun par un Clown noir différent (quatre solos!) et soulignant, par là, le cinquième anniversaire (déjà!) du Théâtre du Faux Coffre. Ces spectacles serviront à financer, en quelques sortes, un changement de plateforme de cette bande déjantée qui, par la suite, tentera sa chance dans le tournage d'un court métrage la mettant en vedette!

Ainsi donc, à venir:

TRAC: MA VIE EN THÉÂTRASCOPE
LE CONTE BANCAIRE DE PIÉDESTAL
PENDANT CE TEMPS DANS LA TÊTE DE GROSSOMODO

et le premier de ceux-ci présenté:

LES LECTURES DE DIOGÈNE

Du 10 au 26 février 2010 (mercredi au vendredi)
À la Salle Murdock du Centre des Arts et de la Culture de Chicoutimi
Admission : 10$
Informations et réservations : 418-698-3000 #6561
www.fauxcoffre.ca
info@fauxcoffre
et sur la page Facebook de cet événement!

Au théâtre, cette semaine! (du 31 jan. au 6 fév. 2010)


Quelques dates à retenir, à inscrire, à vivre!

Lundi - 1er février 2010

Date limite pour le dépôt des demandes de subventions au Conseil des Arts de Saguenay pour les Projets spéciaux...

De mercredi à samedi - du 3 au 6 fév. 2010
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonq.), 20h

Seconde semaine de représentations de Charles et Berthin, un texte de Stéphan Cloutier mis en scène par Benoît Lagrandeur. Cette production du Théâtre La Rubrique réunit les Ouellet (sans lien de parenté!), Christian et Guillaume, Josée Laporte et Émilie Jean.

Samedi - 6 février 2010
Salle François-Brassard (Jonq.), 20h


Il y aura présentation de CLASH (j'ignore qui est le diffuseur et qui est le producteur...): Daniel Lemire signe Clash une pièce de théâtre où l'humour et le talent sont garantis. La mise en scène est de Pierre Lebeau qui s'est gardé un rôle dans cette pièce qui met aussi en vedette Sylvain Marcel, Geneviève Rioux et Dominique Pétin. La crise du verglas que l'on a connue à la fin des années 90 a inspiré Lemire pour faire Clash. Dans cet épisode, les couples Allard et Bergeron, qui n'ont pas les mêmes valeurs, doivent cohabiter dans un chalet durant trois jours. On imagine que le « naturel » et l'humour grinçant prennent leur place rapidement dans ce contexte particulier.

C'est pas mal ça... Je pense... S'il me manque quelques éléments, faites-le moi savoir!

samedi 30 janvier 2010

Le Quotidien s'exprime...

Paraît, ce matin, dans Le Quotidien, sous la plume de Mélyssa Gagnon, un papier ayant pour sujet la toute nouvelle production de La Rubrique (que je n'ai pas encore vue). En voici une première partie, l'autre n'étant pas disponible sur le site de Cyberpresse... seconde partie qui émet quelques réserves, notamment sur la longueur de la pièce et la présence de scènes d'amour qui peuvent heurter des spectateurs plus conservateurs (!).


Charles et Berthin (Guillaume Ouellet, Christian Ouellet)
Photographie: Rocket Lavoie, Le Quotidien

(Jonquière) La toute nouvelle production du Théâtre La Rubrique, «Charles et Berthin», se veut une touchante histoire d'amour interdit sur fond théâtral, relatant les frasques de comédiens issus de l'univers de Molière dans la France du 17e siècle.

Écrite par Stéphan Cloutier et mise en scène par Benoît Lagrandeur, «Charles et Berthin» était présentée en grande première, mercredi soir, à la salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière. La population régionale aura l'occasion de voir cette intéressante production mettant en vedette Christian Ouellet, Guillaume Ouellet, Émilie Jean et Josée Laporte jusqu'au 13 février prochain.

Homosexualité

«Charles et Berthin», c'est avant tout le récit de deux hommes qui s'aiment, deux hommes follement épris l'un de l'autre mais incapables de vivre leur passion publiquement sous peine des pires châtiments. Cette histoire d'amour se déroule en trois actes, joués à rebours, sur une période de 17 ans. Dans le Paris de 1672, le Versailles de 1663 et le Pézenas de 1655, Charles Varlet (Christian Ouellet) évolue au sein de la troupe de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière.

Du début à la fin, ou devrions-nous dire de la fin au début, Varlet aspire à devenir un grand comédien. Il fait la connaissance de Berthin Rabussin (Guillaume Ouellet), jeune aventurier fougueux et téméraire, avec qui il amorce une tumultueuse histoire d'amour. Mais cette situation complètement impossible résultera en une confrontation, laquelle aura pour effet de jeter un océan tout entier entre les amants, qui seront séparés pendant plus de 3000 jours. De la Nouvelle-France, Berthin écrira à Charles les chapitres de son rêve d'une vie meilleure, une existence où les deux hommes pourront partager un lit douillet et se bâtir un avenir prometteur au coeur des colonies. Charles ne recevra jamais les chroniques de son amour disparu. Il sera plutôt frappé par son impromptu retour, nombre d'années plus tard.

Évoluant aux côtés de Charles et Berthin, deux personnages féminins, ceux de Catherine Leclerc du Rosé (Josée Laporte) et de Marie Ragueneau de l'Estaing (Émilie Jean). L'une talentueuse comédienne aux côtés de Molière, l'autre désirant plus que tout au monde joindre les rangs de la digne troupe prisée par le roi, les deux femmes verront leurs coeurs blessés par des affections non retournées.

//La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien



vendredi 29 janvier 2010

Une exaltation du vide...


C'est la tempête dehors... et dedans, ici, les feuilles volent et je fais le ménage de mes articles. Tâche ardue car chacun de ceux-ci m'arrêtent de longues minutes et m'obligent à les lire... et à penser!

Dans ma recherche théâtrale personnelle (qui se répercute, en un sens sur toute ma pratique...), je veux me rapprocher le plus possible de l'essence du théâtre, pratiquer, en quelques sortes, un fondamentalisme scénique: l'acteur, le texte, la scène... et, pour lier le tout, le vide. Je voudrais créer un théâtre où le code se fait chair, où la voix se fait silence, où le théâtre se fait performance... avec le minimum de support matériel... Exalter le vide pour atteindre le spectateur de plein fouet. Un théâtre de l'essence.

En ce sens, un article paru en 2008 dans la (magnifique!) revue Théâtre/Public sous la plume d'Antoine Juliens, Que le théâtre soit oracle, me parle beaucoup:

Je me suis dit que tout était à construire dans le silence du blanc. C'est sur cette dimension «entre» qu'il me faut réussir à structurer ce qui deviendra évident aux yeux des spectateurs. C'est ce «vide», c'est en ce vide apparent qu'il faut puiser le vrai d'une situation. Cela éveille et modifie toute considération du temps scénique et de son implantation sur la scène. [...] La tragédie n'est pas dans le cri, mais dans le temps de son écho. [...] Théâtraliser le verbe, c'est mettre en scène son silence. Créer le silence, c'est lui trouver son expression juste, qui matérialisera la pensée en son espace.

La question de la forme est nécessaire... certes. Mais peut-être le blocage ressenti dans cette quête réside dans le manque de contenu, de messages? Qui sait...


Être ou ne pas être...


Le personnage et le comédien font deux. Pendant des jours et des jours, le premier échappe au second avec une aisance démoniaque. Le pire alors est de vouloir lutter avec ce fantôme, de le forcer à être vous. Si vous voulez qu'il vienne docilement s'intégrer à votre corps et à votre âme, oubliez-le. Dans cette poursuite par osmose dont il est le témoin averti, le réalisateur [nda.: il s'agit bel et bien du metteur en scène...] doit mettre en confiance l'interprète, lui faire croire qu'il a, comme on dit si justement, trouvé ou retrouvé son personnage. Il n'est pas d'un esprit naïf d'affirmer qu'à un moment de l'interprétation tout n'est plus qu'une question de croyance. C'est par le non-combat, par l'assurance de la victoire sur le monstre fuyant que le comédien, finalement, vaincra.
Jean Vilar

Cette citation de Vilar illustre de belle façon cette quête du comédien, ce gouffre appelé personnage qui semble s'ouvrir devant lui et qu'il doit combler... La traque d'une chose fuyante, d'un esprit, d'un état...

Cette citation décrit également en des termes clairs comment le metteur en scène (qui teinte son action d'une couche de diplomatie, de renforcement positif et de psychologie) évolue avec le comédien, comment la notion de confiance devient une nécessité dans cet art résolument humain.

jeudi 28 janvier 2010

Ce qu'est le théâtre...

À la grande question Pourquoi fais-je du théâtre? Que représente cet art pour moi? il n'y a pas toujours de concluantes et réponses et parfois, certains jours, il semble y en avoir aucune. Voici celle d'Eugenio Barba, le même praticien cité dans le même ouvrage qui faisait l'objet d'un billet hier:

Pour moi, le théâtre est la profession de la liberté avec des gens qui sont poussés par certaines nécessités, certaines inquiétudes. On s'y engage par besoin d'être profondément individualiste mais dans un contexte profondément social. Le théâtre, c'est transformer sa propre anarchie en discipline qui laisse des traces et qui dépasse la destinée biologique de ceux qui le font, et qui se termine avec leur vie. C'est devenir histoire. Tout cela, c'est le théâtre, et tout cela était déjà, au début. nourri par certaines lectures, par une certaine vision du monde. [...] Rien n'a changé: l'être humain garde son mystère, la nostalgie d'une transcendance nous accompagne toujours, et une profonde injustice, cruelle et indifférente, est là, chaque fois que je regarde autour de moi.

Le théâtre est donc, pour moi, une manière de réaliser une microsociété où il existe une justice élémentaire et où tout le monde sent qu'oin demande le maximum afin que chacun puisse atteindre le maximum, mais où tous ont les mêmes obligations et surtout les mêmes droits.

Moi, je cherche encore.

mercredi 27 janvier 2010

Nouvelle production pour La Rubrique!

Roland Topor, Sans titre, 1985

À tous les artisans du Théâtre La Rubrique
qui entreprendront,

ce soir,
les représentations de «Charles et Berthin»,

soit Lyne, Benoît, Serge, Hélène, Jessyka,
Guillaume, Christian, Josée et Émilie,

MERDE!!!


L'«anthropologie théâtrale»...

Eugenio Barba (photographie: Piotr Topperzer)

Eugenio Barba, metteur en scène italien, a créé un nouveau domaine de recherche, l'anthropologie théâtrale qui peut se définir, selon ses propres mots (rapportés dans l'ouvrage de Josette Féral, Mise en scène et jeu de l'acteur - Le corps en scène), comme suit:

La matière première du théâtre n'est pas l'acteur, l'espace, le texte, mais la tension, le regard, l'écoute, la pensée du spectateur. Le théâtre est l'art du spectateur. À l'instar de ce poète au sens particulièrement aiguisé dont parlait Baudelaire, tout spectateur, parfois même à son insu, regarde tantôt par le petit bout, tantôt par le gros bout d'une lorgnette imaginaire. Il observe l'ensemble à distance, puis il est attiré par un détail. L'anthropologie théâtrale identifie les principes que l'acteur doit mettre en oeuvre pour permettre cette danse des sens et de l'esprit du spectateur. L'acteur se doit de connaître de tels principes et d'explorer inlassablement leurs possibilités pratiques. C'est en cela que consiste son métier. Par la suite, il devra décider comment, et pour quelle finalité, il utilisera cette danse. C'est en cela que consiste son éthique. L'anthropologie théâtrale ne donne aucun conseil d'ordre éthique, elle en est la prémisse.

Cette entrée en matière est dense (et un peu hermétique, je l'avoue!)... mais donne, du théâtre, une perspective intéressante qui peut ouvrir sur de belles réalisations. J'aime beaucoup les écrits de ce praticien (notamment lorsqu'il élabore ses conceptions de la formation et de l'entraînement de l'acteur) et j'y reviendra sûrement....

mardi 26 janvier 2010

De direction en direction...


Voici les définitions de différents postes de directeurs au sein d'une équipe théâtrale... pour bien saisir de quoi il est question lorsqu'un titre est nommé. Elles sont tirées du glossaire publié sur le site Artvivants.ca.

Directeur artistique
Artiste (souvent un metteur en scène d’expérience) dont la vision et la démarche sont au cœur d’une compagnie ou d’un théâtre. C’est lui qui insuffle une direction et qui propose la programmation du théâtre. Il coordonne les différentes productions, engage les metteurs en scène, participe au choix des interprètes et des concepteurs et veille à ce que le projet artistique se réalise dans les meilleures conditions possibles. En collaboration avec le directeur administratif, il travaille au développement du public, à la campagne d’abonnements et aux levées de fond. Il agit comme porte-parole de la compagnie auprès des médias, du milieu artistique et du public.

Directeur administratif
Personne responsable de la gestion des budgets de la compagnie. De pair avec le directeur artistique, il planifie et supervise les projets artistiques pour en assurer la viabilité et le bon déroulement.

Directeur général
Responsable de la direction et de la programmation des spectacles et des activités d’un théâtre. Il coordonne le travail de l’ensemble du personnel artistique, technique et administratif.

Directeur de production
Responsable de l’organisation générale du spectacle. Son mandat inclut la négociation des contrats avec les artistes et les techniciens, la gestion des ressources financières et la planification du calendrier de la production. Il coordonne le travail des différentes équipes, en veillant au respect du budget et des échéances.

Directeur des communications
Responsable des relations d’un théâtre avec les médias et le public, qui supervise les activités de promotion, la conception et la distribution du matériel publicitaire (affiches, communiqués, invitations). Il coordonne la mise en marché des spectacles, les levées de fonds et la recherche de commandites. Son mandat inclut également les campagnes d’abonnements.

Directeur technique
Technicien d’expérience responsable des équipements d’un théâtre, qui soutient le travail des concepteurs en donnant des conseils techniques, en considérant la faisabilité et les coûts de leurs propositions. Il vérifie les plans, planifie le montage, le démontage et supervise le travail des techniciens en respect des échéances, budgets et conventions collectives.

La tâche de la plupart de ceux-ci s'avère assez simple à saisir. Notamment celle du directeur artistique... Il en va toutefois autrement de la direction artistique d'une compagnie. Ce credo fondamental d'une organisation. Son essence... Peut-être la chose la plus difficile à cerner...

Une image vaut mille mots!

Ce billet fait suite au billet du 21 janvier dernier (Dans un costumier près de chez vous) où je faisais mention du travail accompli dans le costumier du Théâtre 100 Masques depuis 2007. Afin de mieux illustrer celui-ci, j'ai retrouvé une photo prise par Sarah Bernard avant...

... à laquelle j'oppose celles-ci, prises hier soir avant le début des ateliers réguliers de l'Hiver 2010...