dimanche 8 juillet 2012

Les bulldozers culturels... ou les excroissances médiatiques

Ce matin, dans le Progrès-Dimanche, La Fabuleuse histoire d'un Royaume bénéficie (encore... année après année... même après 25 ans... ) de deux pages complètes d'articles de toutes sortes. Ceux-ci font suite à ceux écrits plus tôt cette semaine dans le Quotidien. Il s'agit, bien sûr, d'un grand spectacle... d'un produit culturel d'envergure... d'un produit d'appel.

Mais la couverture dont il bénéficie (de même que les autres grands spectacles) devient quelque peu indécente quand les productions professionnelles locales sont complètement éclipsées. Les choix médiatiques sont franchement discutables.

C'est pas comme s'il ne se passait rien d'autres... Après, on se demandera pourquoi tant de hargne dans un milieu déjà si sensible...

Décidément, quelque chose cloche: répondre à la demande, à ce qui intéresse les gens ou leur faire découvrir de nouvelles propositions?

Au théâtre, cette semaine! (du 8 au 14 juillet 2012)


SECONDE SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS
Les 10 et 11 juillet 2012 (mardi et mercredi), 20h30
Jardins des Vestiges (Bâtiment 1912), La Pulperie de Chicoutimi

La Pulperie revient pour un nouveau théâtre d'été confié, une fois de plus, à Jimmy Doucet: Le divan. Et si votre divan pouvait raconter votre vie après sa mort... Des amours de jeunesse aux chicanes de famille en passant par les grandes révolutions des années 70 et 80, suivez les histoires colorées d'un divan à travers les époques. Attention à ce que vous faites en présence de votre divan, car un jour il pourrait bien tout dévoiler ! Pour plus d'informations, il est possible de consulter le site web de la Pulperie.

PREMIÈRE SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS
Du 11 au 14 juillet 2012 (du mercredi au samedi), 20h30
Côté-Cour, Jonquière

Le Collectif À Tour'drôle présente le Oh! Cabaret pour une seconde année consécutive (la quatrième année d'activité), avec plusieurs nouveaux numéros! Des rires à profusion! 

SECONDE SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS 
Du 12 au 14 juillet 2012 (du jeudi au samedi), 20h 
Salle Murdock, Centre des arts et de la culture de Chicoutimi 

Le Théâtre 100 Masques (voir leur espace internet) présente sa treizième production estivale, La Marmite, une comédie grinçante de Plaute sur le rapport à l'argent. Mis en scène par Élaine Juteau, ce spectacle réuni six comédiennes pour incarner tous les personnages (presque exclusivement masculins!): le vieil avare obsédé par son or, son voisin aussi riche qu'âgé qui veut marier sa fille, des esclaves, des cuisiniers et des revirements de situations en tout genre! Le coût d'entrée est fixé à 20$ (15$ pour les étudiants et les artisans sur présentation de la carte privilège). Pour réserver, deux façons: par téléphone au 418.698.3895 ou par le biais de la page Facebook consacrée à l'événement. 

Les 11 et 14 juillet 2012 (mercredi et samedi), 19h30 
Palais Municipal, La Baie 

La Fabuleuse histoire du Royaume reprend du service pour une autre année. Pour avoir toutes les informations relatives aux représentations, il est possible de consulter le site web

À SURVEILLER ENCORE! 

La Route des milles et une histoire, l'immense projet de Jimmy Doucet dans le haut du Lac Saint-Jean, se poursuit encore cette semaine, avec La marche des Trappistes et Les secrets du vieux moulin. Vu le nombre élevé de productions dans ce cadre, je ne renverrai donc qu'à son site qui sera mieux détaillé. 

C'est aussi cette semaine que débute l'édition 2012 des Camps de théâtre thématiques du Théâtre 100 Masques. Pour la première semaine, trois groupes d'âges pour trois thèmes: Du stand-up au personnage comique pour les 7-9 ans (par Dario Larouche et Elaine Juteau), De l'impro... de la vraie! pour les 10-13 ans (par Sophie Larouche) et Entre l'ombre et la lumière pour les 14-16 ans (par Erika Brisson). _________________________________________________ 

Voilà. Si j'oublie quelque chose, on pourra l'ajouter au calendrier via les commentaires!

samedi 7 juillet 2012

Une nouvelle Mauvaise Herbe!



Voici que s'amène, sur Mauvaise Herbe, une nouvelle collaboratrice qu'il sera bon de lire... Anick Martel prend donc la plume pour le compte de ce site - et de la section «Théâtre» - qui regroupe, d'une part, la plupart des anciens pigistes du Voir Saguenay-Alma (sans moi... par manque de temps et d'inspiration) et de nouvelles recrues d'importance, comme, notamment Marie-Christine Bernard, Alain Larose et Luc Vaillancourt.

Son premier billet annonce ses intentions: Je serai aux aguets. Ma mission : voir, analyser, promouvoir et… Critiquer. Oui, vous avez bien lu, critiquer. Je me doute bien que cette tâche sera ardue et épineuse. Palpitante, aussi. « Osera-t-elle vraiment écrire ce qu’elle en pense ? » Oui. « A pas peur de s’faire barrer ? » Euh…Oui. Mais je critiquerai intelligemment et de façon constructive. On craint toujours qu’un mauvais commentaire dans les médias décourage les potentiels spectateurs… Rassurez-vous. Rangez les plumes et le goudron ! L’objectif n’est pas d’éloigner les spectateurs mais d’éveiller en eux cette curiosité qui les mènera jusqu’au théâtre. Louable? Assurément. Faisable? Je le crois... et c'est aussi ce que j'aurais aimé faire. Et c'est aussi ce que je souhaite faire sur mon propre blogue.


Le travail dans le vide.

Faisons un petit calcul rapide...

La Marmite a débuté jeudi, en même temps qu'Apparence, QuébecIssime, La Fabuleuse... s'est pousuivie hier en même temps que le festival d'humoristes, Vincent Vallières et Jonquière en musique. Des évènements majeurs qui se méritent de nombreuses pages dans le Quotidien.

À côté, il y a nous. Une bonne première. Avec une salle presque pleine... puis une deuxième et troisième avec un public rachitique. Quand les assistances deviennent-elles importantes? Quand le journal (ou la radio) parle de nous, du spectacle (en fait ce qui fait office de critique).

Donc... Cette semaine, rien.

Supposons (espérons) que le journal assiste à la représentation de jeudi soir, vu la longueur de celle-ci, l'article ne paraîtra vraisemblablement que le vendredi... ou le samedi. En quel cas, ce sont la moitié des représentations qui y auront laissé leur peau. Mais ça, c'est s'il vient au cours de la prochaine semaine...

Malaise. Surtout quand le budget de promotion ne s'élève pas à coup de milliers de dollars mais plutôt à quelques centaines desquels il faut soustraire le montant des affiches et des tracts...

Est-ce la responsabilité des médias locaux que de couvrir le local? Probablement pas... même si fondamentalement, j'en suis persuadé. 

Cinq ans.


 Aujourd'hui, c'est le cinquième anniversaire (déjà) de mon blogue... enfin, de mon activité bloguiste. Sur la présente plateforme (parce que j'ai commencé sur Blog.fr avant de migrer vers Blogspot sur un premier espace que j'ai malencontreusement détruit), ce sont donc plus de 1 700 billets portant exclusivement sur le théâtre, à raison d'une publication par jour...

Bon. Les idées de sujets commencent à manquer. Il y a les hauts, les périodes intenses d'écriture... et les bas, la page blanche...  Mais en même temps, d'autres demeurent toujours d'actualité et reviennent projet après projet (et qui s'appliquent présentement à La Marmite)

Comme le travail questionnant des médias culturels.

Comme l'étouffement médiatique des petites productions par les grands spectacles ou les spectacles uniques d'artistes «reconnus» qui génèrent tout de même des séries d'articles.

Comme l'énergie dépensée à essayer d'attirer les spectateurs.

Comme le combat pour maintenir des organismes à flot par un financement inadéquat et épuisant.

Mais bon. Il y a aussi tout le plaisir de faire la recension de spectacles présentés sur le territoire semaine après semaine; d'écrire sur ceux-ci; de faire des analyses; de donner des aperçus des grandes théories théâtrales; de développer mes recherches; de donner des nouvelles de mes productions; de dénicher des anecdotes historiques surprenantes; etc.

Y aura-t-il un autre cinq ans? J'en doute. Mais il y aura sûrement d'autres billets à venir!

jeudi 5 juillet 2012

«La Marmite» [Carnet de production]

Voici quelques photos de la scénographie (une réalisation de Carol Émond et moi), quelques heures avant la première, ce soir... Imaginez maintenant en vrai ce que ça donne avec les éclairages d'Alexandre Nadeau, les costumes et les comédiennes!




Et d'une autre!

 
C'est ce soir que débute la première représentation du treizième théâtre d'été du 100 Masques: La Marmite! Après une générale qui a tourné rondement, je pense que ça ne peut qu'être bien avec du public (public qui manque beaucoup, à cette étape!). Des mots écrits il y a plus de deux millénaires (bon... avec une traduction plus contemporaine de la fin du XIXième siècle... mais quand même...)... Une comédie antique comme je les aime!

À toute l'équipe de cette production, la metteure en scène Elaine Juteau... les comédiennes Valérie Essiambre, Cynthia Bouchard, Marilyne Renaud, Andrée-Anne Giguère, Isabelle Boivin et Émilie Gilbert-Gagnon... aux concepteurs Alexandre Nadeau, Carol Émond, Julie Bernier (qui fait aussi le Panégyrique) et moi... Je souhaite un antique mais toujours actuel

MERDE!

mardi 3 juillet 2012

De la convention comme essence du théâtre vivant


Ceux qui s'écartent du théâtre et le méprisent, sous prétexte qu'il est un art conventionnel, n'y entendent absolument rien. Ils pensent à de bas artifices, à de grossiers truquages qui n'ont rien à voir avec le théâtre vivant. Ce que nous appelons convention est une haute création de l'esprit, un fruit de la culture, l'une des sources éternelles du style. C'est ce qui donne au comique de Molière sa force et son élévation, au tragique racinien sa pureté; c'est le choeur antique et la structure de Nô japonais; c'est la scène de Shakespeare délivrée de l'esclavage du temps et de l'espace sur laquelle l'intensité du drame le dispute à la grandeur de l'épopée. J'appelle convention au théâtre l'usage et la combinaison infinie de signes et de moyens matériels très limités, qui donne à l'esprit une liberté sans limites et laissent à l'imagination du poète toute sa fluidité.

Tels sont les mots inspirants de Jacques Copeau dans le premier tome de ses Registres (et cité dans le Dictionnaire de la langue du théâtre). Une ôde à l'efficacité de la scène. Une quête de la théâtralité (et non du théâtralisme) dans la simplicité. Une confiance absolue dans la forme amenée par le texte sans la surcharge de l'effet, de la vedette, de l'esthétique.

lundi 2 juillet 2012

«La Marmite» [Carnet de production]

 Jean Naudet

Voici, à quelques jours de la première de La Marmite du Théâtre 100 Masques, la préface de la pièce écrite, au milieu du XIXième siècle par le traducteur retenu, Jean Naudet... Un avant-propos marquant, qui met la table pour la pièce à venir.

(Avant de commencer, il faut savoir que pendant quelques temps, nous avons jonglé avec l'idée de nommer la pièce de son nom latin (plus connu mais moins vendeur): Aulularia...)

La Marmite! pourquoi déroger à l'usage, et remplacer par ce mot trivial et bas l'ancien titre plus savant et plus connu? Plus connu, oui; mais compris? et c'est à l'être qu'un traducteur aspire avant tout. Qu'est-ce que ce nom Aululaire, latin dans son thème, français par sa terminaison, et qui n'appartient en propre à aucune langue, et n'a par lui-même aucun sens? Est-il bien sûr encore qu'au siècle d'Auguste, tout le monde, même à Rome, entendit la signification du terme aulularia, sans qu'un Varron, un Verrius Flaccus expliquât comment ce meuble de cuisine, appelé olla, avait eu nom aula chez les anciens, lorsqu'on ne voulait point de doublement de consonne; et comment aulularia provenait du diminutif de aula, parceque les vieux Romains aimaient beaucoup les diminutifs; ce qu'on n'aurait guère attendu de la rudesse de leurs mœurs?

La Marmite
, voilà le vrai titre en français de la pièce de Plaute. J'y tiens beaucoup, non de cette affection que le bonhomme Chrysale portait en son cœur aux choses de cette espèce, quoique je prise fort son bon sens et ses discours; je tiens à mon titre par un motif de raison et d'équité. C'est la Marmite qui, avec Euclion, occupe le plus constamment la scène; c'est elle qui, avec lui, joue le rôle le plus important; elle est le personnage moral du drame. Que le vieillard pousse comme un furieux sa servante dans la rue; c'est qu'il veut visiter sans témoins, avant que de sortir, sa marmite pleine d'or. Qu'il s'afflige de quitter un moment son logis, même pour aller chez le magistrat de la curie chercher sa part d'un congiaire; c'est sa marmite qui le met en peine. Que l'affabilité de l'honnête Mégadore, et l'empressement de ce riche pour un pauvre homme tel que lui, le troublent et l'alarment; c'est pour sa marmite qu'il tremble. Qu'au bruit des ouvriers travaillant dans la maison du voisin, il rompe l'entretien brusquement, et coure chez lui tout effaré; c'est encore sa marmite qu'il va sauver des voleurs. Pourquoi chasse-t-il à grands coups de bâton les cuisiniers que son gendre futur a envoyés chez lui en son absence pour apprêter le festin de noces, un festin qui ne doit lui rien coûter? Et sa marmite! comment la tenir cachée avec de pareils fripons? Cette marmite est comme l'Achille de l'Iliade; dans son repos, elle domine toute l'action, toujours présente et invisible. Mais la voici enfin qui paraît. Euclion la porte en ses bras; il lui cherche un asile plus sûr. Le bois sacré de Sylvain est tout proche; il l'y enfouit. Mais de noirs pressentiments, mais le cri du corbeau et la rencontre d'un maraud d'esclave, ne lui laissent point de sécurité. Malgré les difficultés et les périls du déplacement, il faut choisir un autre dépositaire. La marmite reparaît encore pressée contre le sein d'Euclion, et c'est la Bonne Foi qui la reçoit dans son temple, sans pouvoir elle-même se flatter d'inspirer à l'avare une confiance entière. Le coquin d'esclave le guettait, et la cachette est éventée. Entendez les cris d'Euclion, voyez ce masque grimaçant une colère qui va jusqu'à la rage, une douleur qui va jusqu'à la démence. C'est sa marmite qu'il redemande aux dieux et aux hommes, et pour laquelle il ferait pendre amis et ennemis, et lui-même après eux; cette marmite plus chère à son cœur que sa fille, dont il apprend, pour comble de désespoir, le déshonneur en ce moment même. Ainsi la marmite, ou son image, est attachée après lui, comme son génie malfaisant, comme sa Furie, en punition de sa dureté pour les siens, de sa folie cruelle pour lui-même. Elle l'agite, elle le torture sans relâche par des transes mortelles, jusqu'à ce qu'enfin il n'y ait plus pour lui de nouveau malheur, de nouveau chagrin possible; et ce terrible supplice ne cesse d'être le spectacle parfois le plus bouffon, presque toujours le plus comique.

Que Plaute eût été bien inspiré, s'il n'eût pas voulu ajouter à cette moralité un miracle incroyable, la métamorphose de l'avare en un bon père affectueux et libéral! Ce qui se tolère en un conte d'enfants pour l'édification des lecteurs, au théâtre n'est point admis par les hommes.

Ce fut néanmoins une conception hardie et puissante, une œuvre habile de l'art, que de renfermer, dans la simple peinture d'un caractère, l'intérêt d'une grande comédie, et de soutenir l'action exempte de monotonie et de langueur, sans les accessoires d'une intrigue amoureuse ou des fourberies d'un esclave. Servante, cuisiniers, voisins, tous les personnages de la pièce se groupent autour d'Euclion sans l'éclipser un instant, et ne tendent qu'à mettre son vice en saillie et en lumière, la vieille Staphyle par ses doléances, Mégadore par sa générosité, les cuisiniers par leurs récits, l'amant par ses aveux mal interprétés, tous par les tribulations qu'ils lui causent.

Gardons-nous donc de renvoyer cette œuvre aux tréteaux des bateleurs, comme l'insinuerait un certain critique, sans que notre admiration toutefois aille jusqu'à la préférer à l'imitation originale et féconde de Molière. Entre l'enthousiasme érudit et systématique de M. Schlegel et le dédain superficiel de La Harpe, il est possible de porter un jugement plus équitable, si l'on a égard aux conditions diverses de la comédie latine et du théâtre français, soit pour le rôle que jouent les femmes, soit pour les bienséances des temps et des lieux, soit pour la déclamation, qui augmente ou diminue, selon qu'elle est plus ou moins chantante, l'étendue , des poèmes et la complication des fables.

La composition et le sujet nous induiraient à penser que cette production appartenait à la maturité de l'auteur, lors même que des conjectures assez positives ne nous en donneraient pas à peu près la certitude.

L'an 559 de Rome, on se reposait à peine de la seconde guerre punique, lorsqu'un grand débat agita la ville. La loi d'Oppius avait interdit, vingt ans auparavant, aux dames romaines, les bijoux, les robes brodées et les voitures. Deux tribuns proposèrent de l'abroger, deux autres voulaient qu'elle fût maintenue. Caton était alors consul; on pense bien de quel côté il se rangea. Les femmes assiégeaient les maisons des magistrats, remplissaient le Forum et ses abords, lâchant de gagner des protections et des suffrages; et même il accourait à Rome de tous les lieux voisins des solliciteuses; c'était presque une émeute. Caton n'arriva qu'à grand'peine" murmurant et grondant, à la tribune; il lui avait fallu traverser une armée de femmes qui l'étourdissaient de leurs plantes, peut-être aussi de leurs imprécations, lorsqu'elles croyaient n'être pas reconnues dans la foule et le bruit. L'éloquence du consul fut vaincue avec la loi.

N'était-on pas encore échauffé par ces disputes ou par un souvenir récent, lorsque les réflexions du sage Mégadore sur le luxe des femmes, sur l'usage des chars et sur l'abus des parures, venaient s'accorder si bien avec les véhémentes harangues de Caton? Plaute fut le poêle des plébéiens, comme Caton en était l'orateur. Ils ont signalé en plus d'une occasion, l'un et l'autre, cette lutte de la vieille pauvreté latine contre les nouvelles richesses et les nouvelles voluptés apportées de la Grèce par la victoire. Cette pièce ne dut pas être donnée plus de dix ou douze ans avant la mort de Plaute, qui n'atteignit pas la vieillesse.

Il ne nomme point l'auteur dont il s'est approprié l'ouvrage. On cite, parmi les pièces de Ménandre, le Trésor, ainsi que parmi celles de Philémon et d'Anaxandride. Ménandre avait fait aussi YHydria (la Cruche), et il s'y agissait d'un trésor. Leurs sujets étaient-ils semblables à celui de Plaute? Dioxippe, et, après lui, Philippide, deux poêles athéniens, avaient composé des pièces intitulées l'Avare. On a conservé un vers d'une Aulularia de Névius. Mais qu'avaient-ils à revendiquer ici? on n'en sait rien.

Peut-être le silence de Plaute vient-il de la conscience de son plein droit sur sa comédie. Il l'avait faite toute romaine, toute à lui, en la transportant sur la scène de Rome. C'était une conquête, et non un larcin.

dimanche 1 juillet 2012

Au théâtre, cette semaine! (du 1er au 7 juillet 2012)



Avec la saison des productions estivales, je reprends ici mon habitude du calendrier hebdomadaire pour bien marquer ce qui se passe sur le territoire régional... Cette semaine, ça ressemble à ça. Et c'est maintenant qu'il faut profiter de ces offres avant d'être submergé par l'accumulation de productions qui s'en vient!

PREMIÈRE SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS
Les 3 et 4 juillet 2012 (mardi et mercredi), 20h30
Jardins des Vestiges (Bâtiment 1912), La Pulperie de Chicoutimi

La Pulperie revient pour un nouveau théâtre d'été confié, une fois de plus, à Jimmy Doucet: Le divan. Et si votre divan pouvait raconter votre vie après sa mort... Des amours de jeunesse aux chicanes de famille en passant par les grandes révolutions des années 70 et 80, suivez les histoires colorées d'un divan à travers les époques. Attention à ce que vous faites en présence de votre divan, car un jour il pourrait bien tout dévoiler ! Pour plus d'informations, il est possible de consulter le site web de la Pulperie.


PREMIÈRE SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS
Du 5 au 7 juillet 2012 (du jeudi au samedi), 20h
Salle Murdock, Centre des arts et de la culture de Chicoutimi

Le Théâtre 100 Masques (voir leur espace internet) présente sa treizième production estivale, La Marmite, une comédie grinçante de Plaute sur le rapport à l'argent. Mis en scène par Élaine Juteau, ce spectacle réuni six comédiennes pour incarner tous les personnages (presque exclusivement masculins!): le vieil avare obsédé par son or, son voisin aussi riche qu'âgé qui veut marier sa fille, des esclaves, des cuisiniers et des revirements de situations en tout genre! Le coût d'entrée est fixé à 20$ (15$ pour les étudiants et les artisans sur présentation de la carte privilège). Pour réserver, deux façons: par téléphone au 418.698.3895 ou par le biais de la page Facebook consacrée à l'événement.

Les 5 et 7 juillet 2012 (jeudi et samedi), 19h30
Palais Municipal, La Baie

La Fabuleuse histoire du Royaume reprend du service pour une autre année. Pour avoir toutes les informations relatives aux représentations, il est possible de consulter le site web.

À SURVEILLER!

La Route des milles et une histoire, l'immense projet de Jimmy Doucet dans le haut du Lac Saint-Jean, débute aussi cette semaine, par La marche des Trappistes, du jeudi au samedi, jusqu'au 25 juillet. Vu le nombre élevé de productions dans ce cadre, je ne renverrai donc qu'à son site qui sera mieux détaillé.
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Si j'oublie des trucs, il est possible de les ajouter dans les commentaires.

samedi 30 juin 2012

Un Théâtre 100 Masques nouveau?

C'est bientôt la fin de la saison pour le Théâtre 100 Masques... enfin, après une production, deux semaines de camps thématiques et une douzaine d'heures d'ateliers dans des terrains de jeux!

Une année riche en événements de toutes sortes (et fort occupée!) qui place maintenant la compagnie à une croisée des chemins. Cinq ans déjà que j'y occupe la fonction de directeur général et artistique. Cinq ans de travail à donner de solides assises à nos actions. Comment maintenir ce développement? Mieux encore, comment le surpasser? Comment (et sur quelles bases) reprendre un nouvel élan?

Il ne faut pas s'en cacher: ce métier use rapidement quiconque s'y frotte. Le financement - que ce soit par les dons, les commandites, les partenariats, les subventions, les activités bénéfices - occupe un temps fou... pour ne pas toujours donner les résultats escomptés. Comment alors se donner les outils nécessaires, consolider les acquis (souvent bien éphémères devant les coupes budgétaires) pour faire de cette aventure une aventure artistique au-delà de celui-ci?

Cinq ans, donc, à travailler d'arrache-pied mais ça en valait le coup. Et je le pense encore. C'était là, en quelque sorte, une période de (re)construction. Maintenant, il faut passer aux choses sérieuses.

Sans tout chambouler (parce que dans l'ensemble, ça va plutôt bien), il est peut-être temps, maintenant, de brasser les cartes. D'insuffler un nouveau dynamisme au sein de l'organisme. Tracer de nouvelles lignes. Cultiver et déployer de nouveaux projets. Mettre en place de nouvelles stratégies de communication, de promotion, de création... En somme, de l'air frais! Miser sur nos forces (il y en a!) et combler nos lacunes (toutes aussi nombreuses!).

Plusieurs scénarios ont été (et continueront) d'être envisagés au cours des prochaines semaines en vue de bonifier les cinq prochaines années! Plutôt stimulant...

Mais avant, encore un petit coup estival à donner!

vendredi 29 juin 2012

Les 15 ans du Théâtre C.R.I.

15 ans déjà! Voici la toute nouvelle vidéo faisant la promotion de cette année-aniversaire du Théâtre C.R.I. (avec extraits vidéos et photos), à Jonquière. La réalisation est d'Andrée-Anne Giguère.