dimanche 23 mai 2010

L'Assemblée des femmes [Carnet de notes]



Un premier enchaînement hier soir... une surprise de taille au terme (enfin...) de l'exercice!

Tout d'abord, ce passage obligé (tout aussi précoce soit-il) aurait pu être beaucoup plus laborieux et fastidieux alors qu'au contraire, outre les changements de décors qui ne sont pas définis, tout coulait de source avec une surprenante aisance. Ceci étant dit avec d'importants bémols: à un mois et demi avant la première, il reste une somme considérable de travail à accomplir, notamment en ce qui a trait à l'interprétation et à l'affinage de la mise en scène. Toujours est-il que la catastrophe à laquelle nous nous attendions tous ne s'est pas produite.

De belles scènes. De beaux personnages. Des moments forts. Mais aussi des creux abyssaux!

«Normal» pourrait-on dire... Car la surprise vient du fait que ce spectacle dure, pour le moment, quelque deux heures! Enfin... L'enchaînement a débuté à 19h20 pour arrêter (avant la fin) à 21h alors que j'estime qu'il restait au moins 10-15 minutes à faire.

Oui, avec les répétitions à venir, tout sera resserré et le rythme (pourtant pas nécessairement absent hier) sera amélioré. Mais même en comptant sur ce fait, le spectacle gagnera quoi? Dix voire quinze minutes? C'est encore trop long. Trop long pour ce contexte estivale... et trop long aussi pour ce type de pièce où le texte est fort important et fort verbeux!

Non. La mesure qui s'impose est plus drastique: retirer des pans entiers de ce texte. Objectif: avoir un spectacle qui dure une heure et vingt minutes, maximum (plus la dizaine de minutes consacrées au Panégyrique des donateur 2010)! Alléger les échanges en supprimant la redondance (qui ne frappe pas autant à la lecture que lors du filage) et en raccourcissant les tableaux.

Par chance, ce type d'exercice me plaît énormément! Qui plus est, l'équipe est sortie de cet enchaînement plutôt motivée et enthousiaste! Ça augure bien pour la suite! On se relève donc les manches et on prend ce morceau d'Antiquité à bras-le-corps pour se l'approprier complètement!




Le C.R.I. embauche


Petit courriel reçu (comme beaucoup d'autres!) du Théâtre C.R.I.:

Je vous informe que nous avons un poste d'agent de promotion de disponible, dans le cadre d’un programme de subvention salariale accordé par Emploi-Québec, d’une durée de 30 semaines, (salaire minimum). Si intéressé, présentez-vous d’abord au Centre Local d'Emploi le plus près de chez vous, afin de vérifier votre admissibilité. Ensuite, faites-nous parvenir votre C.V. à theatrecri@hotmail.com ou communiquez avec nous au 418-542-1129

Description du poste :

Agent de promotion
Planification et organisation des activités promotionnelles (conférence de presse, publicité etc.). Responsable des communications auprès de divers intervenants et du développement stratégique d’un plan promotionnel. Préparation des divers documents promotionnels, assurer le suivi des dossiers en regard du plan de travail préétabli.

Compétences exigées
Bonne maîtrise du français écrit et parlé. Expérience dans le domaine des communications. Intérêt pour les arts et connaissance considérable du milieu culturel, des médias ainsi que des divers paliers gouvernementaux, municipaux et des affaires. Avoir un esprit artistique dans la présentation des dossiers et faire preuve de ponctualité et d’initiative. Formation : Collégiale ou universitaire.

À qui la chance?
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Ces subventions salariales, bien que frustrantes parce que limitatives (il ne faut pas avoir eu accès à celles-ci, il ne faut pas travailler, etc.), demeurent fort importantes dans le milieu culturel par manque de moyens financiers... Un mal nécessaire...


Au théâtre, cette semaine! (du 23 au 29 mai 2010)

Peu d'activités théâtrales selon ma connaissance... Si je me trompe, que l'on ne se gêne pas pour me le faire savoir...

AJOUT:
Jeudi - 27 mai 2010
Opia (La Baie), 20h

Le Théâtre À Bout Portant invite la population à son spectacle bénéfice: Les années 60 revues et corrigées... L'Absurde 60... interprétations et lectures de textes et chansons, avec Caroline Tremblay, Patrick Simard et Vicky Côté; Hommage aux Beatles avec Labaie Road en prestation acoustique; Jam session... Une soirée festive, de rires et de musique. On vous y attend en grand nombre.
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Je profite donc de l'occasion pour faire un appel au milieu théâtral régional!

Si vous avez des informations à faire circuler,
si l'envie vous prenait de vous prononcer,
si vous souhaitez échanger sur le théâtre,
ou si vous voulez seulement donner des nouvelles,
ou présenter, en photos et/ou en mots, vos chantiers,

je vous ouvre mon espace! Envoyez-moi tout ça par courriel (clapoty@hotmail.com) et il me fera plaisir de bloguer ces informations. Pour ma part, je suis dans une période où je n'ai plus rien à dire... ou presque!


samedi 22 mai 2010

L'abysse de la page blanche

Après avoir arrêté d'écrire des dialogues de théâtre depuis quelques années, il m'est difficile de retrouver un élan dramatique alors que je suis attelé à une telle tâche!... Je suis rouillé et de l'imagination et de la rhétorique!!! Je peine à retrouver le rythme et la respiration de la phrase, l'image du verbe, la sonorité du mot. Et dire que c'est, pour certain, comme la bicyclette...!

vendredi 21 mai 2010

L'Assemblée des femmes [Carnet de notes]

Le travail par couches successives...

Nous avons terminé, hier soir, la mise en place générale de la pièce (très belle scène finale, me semble-t-il...) et nous nous donnerons le luxe, demain, de faire un premier enchaînement complet de cette production (même si les comédiennes se sentent bousculées et suivent parfois avec difficulté et crainte...) à près d'un mois et demi avant les représentations. Bien sûr, rien ne sera parfait, tout sera un peu bringuebalant mais cet exercice aura au moins le mérite de donner une idée générale et de la durée, et du rythme nécessaire, et des forces et faiblesses de l'interprétation et de la mise en espace.

À la suite de ce premier filage, nous prendrons quelque dix jours de repos... ce qui permettra à toutes les informations de retomber dans l'esprit des comédiennes, de se cristalliser, de faire sens.

Pour le moment, on ri beaucoup... et la production prend une couleur un peu étrange, entre la politique et l'absurde, entre le grossier et le vulgaire, entre le osé et le très charnel!

Au retour ce sera le dégrossissement de la production: ajuster les personnages d'une scène à l'autre, affiner l'interprétation, nettoyer le jeu des parasites et des gestes/mouvements inutiles ou inefficaces, préciser la forme, trouver l'équilibre spatiale et chorale, etc. En deux semaines, toutes les scènes seront vues et revues avant que de n'arriver, vers le 10 juin, à une série d'enchaînements (je crois qu'il y en a une quinzaine de prévus) qui auront pour mission d'insuffler le dynamisme nécessaire à l'ensemble.

Pendant ce temps, la conception et la réalisation des costumes sont sur une bonne piste et chaque jour voit leur intérêt théâtral croître. Tout le matériel de la scénographie devrait arriver ce matin au Centre des Arts et, du coup, s'ouvrira le chantier... en avance. Je peux d'ores et déjà confirmer que (pour ces deux éléments essentiels que sont les costumes et décors) le brun est la couleur primaire!

Le Théâtre 100 Masques est - avec la production, la préparation des camps de théâtre thématiques, les ateliers pour les terrains de jeux, la campagne de financement, la création en cours du projet du Croissant, la mise en place de la programmation de l'an prochain - une véritable ruche!

jeudi 20 mai 2010

Loi théâtrale selon Jouvet


Il n'y a pas à dire, ce Louis Jouvet (dont j'abhorre le textocentrisme... même si je suis un farouche partisan du texte!) écrit de fort belles choses sur le théâtre, dont ce petit passage (tiré encore une fois de ses Réflexions du comédien paru en 1941) qui décrit assez bien toute entreprise théâtrale...

Le théâtre n'est prospère que dans la contrainte ou dans la protection: il macérait dans l'indifférence. [...] Et voici tout le problème et la loi du théâtre; avant toute autre considération, le théâtre doit être d'abord un affaire, une entreprise commerciale florissante, c'est alors seulement qu'il lui est permis de s'imposer dans le domaine de l'art. Il n'y a pas d'art dramatique sans succès. Il n'y a pas d'œuvre dramatique valable si elle ne trouve son public pour l'écouter et la faire vivre. Effroyable alternative dont il faut épouser les deux termes à la fois, et qui place le théâtre sur la pente de toutes les sollicitations et de tous les compromis, même celui de la mode. À la méditer, à la pratiquer, cette loi éclaire toutes les activités théâtrales et explique toutes les tendances et tous les procédés dramatiques. Telle est cette nécessité où le temporel et le spirituel s'épousent et s'opposent et qui pourrait expliquer, à la fois, les amères voluptés de notre métier, sa misérable grandeur, son mystère et aussi ses vertus de perfection.


mercredi 19 mai 2010

Alléluia!


Quelle surprise que celle survenue hier en début d'après-midi! Revenant tout bonnement de dîner, j'aperçois dans notre case postale (au bureau du Théâtre 100 Masques), une enveloppe arrivée là par le courrier interne (parce que chacun sait que la poste régulière est matinale...). Sueurs froides... Les mains tremblotantes, je regarde, dans le coin supérieur gauche, qui est l'expéditeur... et mon coeur cesse de battre! Eh oui... je vous le donne en mille: la subvention du Conseil des Arts de Saguenay au fonctionnement (en d'autres termes, il s'agit là de la réponse de la demande faite le 6 octobre dernier...) peut enfin renflouer les coffres de la compagnie!

À ceux qui ne l'ont pas encore, ça ne saurait tarder!

mardi 18 mai 2010

L'Assemblée des femmes [Carnet de notes]


Voici l'affiche de la production estivale du Théâtre 100 Masques (en cliquant sur l'image, j'imagine qu'elle va apparaître en plus gros... sinon en format réel!) qui sera posée un peu partout en ville d'ici quelques jours. C'est une création du talentueux Patrick Simard.

Fabuleuse montée de lait

Les gorgées de café passent de travers dans la gorge du lecteur du Quotidien que je suis.

La Nouvelle Fabuleuse (maintenant connue sous le titre moins encombrant de Les aventures d'un Flo), se refait une peau neuve suite à l'échec populaire de sa présentation les deux dernières années. Ici, il ne s'agit pas de mauvaise foi de ma part. Non. C'est le directeur général de la corporation municipale, M. Claude Simard, qui le dit lui-même: Notre spectacle de 2007 [celui qui a coûté une fortune pour embaucher les augustes professionnels de la métropole...] n'était pas bon, il ne répondait pas aux besoins des gens, il était un peu trop «artistique» [...]. Ici, inutile de dire que le café ne passe plus du tout. Un grand projet de notre culture municipale est trop artistique? Quel bel argument dans une capitale culturelle!

Par ailleurs, quel plaisir ce sera que d'aller enfin voir ce spectacle avec les voix de véritables comédiens professionnels dont Joël Legendre! Comme il sera bon de voir Flo avec la voix d'Alladin ou de Leonardo DiCaprio! Ce sera assurément plus crédible que si c'était [mettre ici le nom de n'importe lequel comédien saguenéen]. Probablement que M. Legendre était le plan B puisqu'aucun comédien d'ici n'était disponible. Mais qu'importe. Après tout, si l'on excepte le texte - écrit par un jeannois qui a quitté la région il y a 25 ans, la mise en scène, les décors, les éclairages, la bande sonore, le spectacle qu'[ils] présente[ent] est une réalisation des gens d'ici, jouée par des gens d'ici [tous des comédiens amateurs bénévoles] avec nos histoires et nos personnages.

Oui, vraiment, quelle belle production régionale! Vivement la traduction anglaise pour la rendre encore plus universelle...

lundi 17 mai 2010

Du virus dramatique...


Pour rester dans le ton du dernier billet, voici une autre belle définition de ce qu'est un directeur de théâtre... définition de Louis Jouvet tirée une nouvelle fois de l'ouvrage cité précédemment:

Critique avant la critique, il faut se le représenter assis entre l'Esthétique et le Commerce, devant une énorme pile de manuscrits qui se renouvelle sans cesse, l'imagination délirante et contaminée, cherchant courageusement ce virus dramatique dont il essaye de contracter le premier la fièvre, pour en propager ensuite l'épidémie glorieuse.

Il n'y a pas d'habitacle au monde, plus sûr, plus permanent, plus confortable pour l'incertitude, que l'esprit d'un directeur. Il n'est pas non plus de dualité plus parfaite et plus évidente que celle du directeur de théâtre: littéraire par la publicité, publiciste en littérature, banquier ou usurier, prodigue ou avare selon la nécessité, amateur d'art, mécène des collaborateurs, il est aussi leur comptable et leur caissier.

Ce Louis Jouvet... Bien que je n'adhère pas à toutes ses idées sur le théâtre, ses écrits sont une source constante de réflexions et de trouvailles...

dimanche 16 mai 2010

Du directeur comme d'un député


À me relire au cours des derniers jours, il semblerait que je sois en plein questionnement sur mon travail: qui suis-je? où vais-je? et autres plaintes existentielles... Eh bien, peut-être. Non pas que je me remette en question... Disons plutôt que je cherche un sens à mon action. Décidément, ça ne s'arrange pas!

Dans ce cas-là, je replonge immanquablement dans mes livres et mes essais, particulièrement ceux écrits par les praticiens. Leurs idées, leurs points de vue, leurs opinions résonnent plus facilement (et plus fortement!) avec (et parfois contre!) mes propres réflexions...

Voici le genre de passage qui me questionne, qui me trouble, qui me ravit, qui me fait penser à ma propre existence... Il s'agit d'un passage écrit par Louis Jouvet, entre 1938 et 1940, et paru en 1941 dans le recueil Réflexions du comédien.

Quant à la vocation de directeur, elle est indécelable à l'œil du plus habile éducateur. On peut prévoir l'orateur en herbe ou le comédien en puissance, mais on ne saurait, des jeux d'un enfant qui collectionne les coupons-primes, les contremarques ou les tickets, inférer qu'il dirigera un jour un théâtre [...]. On naît aviateur, littérateur, auteur dramatique, médecin ou vétérinaire; on finit député ou directeur. Dans l'un comme dans l'autre cas, c'est une situation, ce n'est pas un métier, c'est un état, un état acquis. La carrière de directeur est un accident dans une vocation théâtrale; mais si la fonction échoit à un homme qui n'a pas été touché par ce sacerdoce particulier du théâtre, c'est alors un accident pour le théâtre et très souvent une catastrophe pour l'art dramatique.

Après la mise en scène, après la direction du Théâtre 100 Masques, que me restera-t-il? Bon. Une autre question: doit-il y avoir nécessairement un après? Je retourne lire. C'est plus simple.


Au théâtre, cette semaine! (du 16 au 22 mai 2010)


À ma connaissance, il n'y a aucune date théâtrale pour la semaine à venir... Il en faut de ces périodes d'accalmie pour préparer la haute saison qui approche à grands pas. Ce n'est donc que partie remise!