samedi 28 juillet 2012

«La Marmite» [Carnet de production]


Ça y est. Ce soir sera le dernier tour de piste des Euclion, Staphyla, Phaedra, Mégadore, Eunomie, Lyconide, Strobile, Congrion, Anthrax et les autres. Après les saluts, à la fin de la représentation, La Marmite du Théâtre 100 Masques aura vécue.

Une dernière, c'est une dernière... comme Philippe Torreton (l'auteur du Petit lexique amoureux du théâtre) le dit: La dernière est l'ultime représentation d'un spectacle, elle peut être souhaitée dans certaines circonstances où l'ambiance entre acteurs est exécrable ou que la qualité du spectacle n'est pas totalement au rendez-vous mais, la plupart du temps, c'est avec beaucoup d'émotion et de fébrilité que l'on aborde la dernière représentation. Il n'est pas rare de ressentir alors un trac particulier ressemblant à s'y méprendre au trac des premières. C'est la fin d'un projet qui a canalisé les énergies de toute une équipe de créateurs (metteure en scène, concepteurs, régisseure, comédiennes) depuis déjà plusieurs mois...

Maintenant place au repos... demain!

vendredi 27 juillet 2012

Du savoir-vivre au théâtre

Je n'y étais pas... mais ce genre de truc circule plutôt rapidement dans un petit milieu comme le nôtre... J'enrage.

La représentation de La Marmite d'hier soir a été houleuse semble-t-il... Houleuse parce qu'un petit groupe de spectatrices (elles étaient quatre) n'ont visiblement pas apprécié le spectacle. C'est possible. On ne peut pas plaire à tout le monde.

Le hic, c'est quand leur manque d'intérêt pour ce qui est présenté devant elles (doit-on rappeler que le théâtre est aussi un «art vivant» et que les comédiennes qui sont sur scène ne sont pas dénuées de sentiments?) se transforme en une mesquinerie et une mauvaise foi contaminant et les actrices et le reste du public. Des commentaires désobligeants. Du bruit parasite.  Des chuchotements malveillants.

Qu'on n'aime pas est une chose. Qu'on manque de respect à toute une salle (artistes et spectateurs compris) en est une autre.

Pendant ce temps, en coulisse, le moral tombe sous zéro... et demande une énergie un peu forcée pour retourner faire face à l'adversité.


jeudi 26 juillet 2012

Le temps du silence


L'une des choses que je trouve difficile à mettre en scène, c'est le silence... ce moment suspendu qui doit rester accrocher à l'ensemble. C'est là un réel problème quant à sa durée. Pour l'interprète, c'est le faire «trop» ou «pas assez». Les techniques pour avoir un silence constant sont nombreuses... mais jamais tout à fait efficaces (comme compter dans sa tête, se fier à l'ampleur d'un geste, d'un déplacement, etc.). Il faudrait presque, au théâtre, avoir une notation comme celle ayant cours en musique (et illustrant ce billet)...

Voici, sur le même thème, ce qu'en dit Philippe Torreton dans son délicieux Petit lexique amoureux du théâtre paru en 2009 chez Stock:

S comme Silence

C'est ce que l'on craint le plus lorsque l'on débute au théâtre, un feu de plancher en guise de talent. Plus tard, il deviendra un rendez-vous, un partenaire indispensable, un autre texte.

Il faut laisser du silence au silence.

[...] Tourner sept fois son envie d'en découdre dans le noir de la salle avant de répondre à votre partenaire, oser réfléchir, écouter totalement ce que l'on vous dit et faire confiance, différer certains mots, toutes ces choses que l'on fait naturellement dans la vie et que l'on met toute un vie à retrouver sur scène.

Le silence a une durée de vie exacte, et c'est cette durée qu'il s'agit de retrouver exactement.

Elle s'inscrit entre la fébrilité et la complaisance.

Il y a donc du vide de chaque côté du silence.

Je l'ai déjà dit mais je le réitère: c'est un petit bouquin qu'il fait bon lire... Ce Torreton écrit sur le théâtre avec une telle intimité (il est comédien-français) qu'on ne peut que s'y reconnaître à chacune de ses phrases...

mercredi 25 juillet 2012

Derrière la façade...

Plongé dans Le Revizor de Gogol pour les motifs indiqués dans le billet précédent, j'y trouve de longues tirades qui se prêteraient bien à différents contextes municipaux (et nationaux) un peu partout au Québec comme celle-ci, du Gouverneur, après qu'il eût appris qu'un inspecteur arrivait dans sa ville et qu'il donne des ordres pour camoufler le piètre état de sa gestion:

LE GOUVERNEUR: Écoutez-moi, voilà ce que vous allez faire ! L'agent Pougovitsyne… c'est un grand gaillard, alors, pour le bon ordre, qu'il se tienne sur le pont. Qu'on me démolisse au plus vite la vieille palissade près du cordonnier et qu'on y plante des jalons en osier pour que cela ait l'air d'un nivellement. Plus il y a de démolitions, plus l'activité de la municipalité paraît grande. Ah ! mon Dieu ! Je l'ai complètement oublié, il y a un tel amoncellement d'ordures près de cette palissade qu'avec quarante charretées on n'en viendrait pas à bout. Quelle sale ville ! Qu'on élève un monument ou qu'on mette simplement une palissade, on peut être sûr qu'ils viendront y déposer un tas de saletés. (Il soupire.) Ah ! Et si ce fonctionnaire demande : « Êtes-vous contents du service ? »… qu'on lui réponde : « Nous sommes contents de tout, Excellence ! »… Et celui qui ne sera pas content, je me charge de lui ménager plus tard un de ces mécontentements !… Ah ! mon Dieu ! fais seulement que je me tire de là au plus vite, et je te mettrai un cierge à l'église comme jamais encore personne n'en a mis. Allons, partons, Pierre Ivanovitch. Et si l'on demande pourquoi n'est pas encore construite l'église de l'hostie, celle pour laquelle il y a cinq ans nous avons reçu les fonds, il faut répondre qu'on avait commencé à construire, mais qu'ensuite tout a brûlé. J'ai même fait un rapport à ce sujet. Il ne manquerait plus que quelqu'un aille dire par bêtise qu'elle n'avait jamais été commencée. Il faut aussi dire à Dierjimorda de ne pas trop jouer des poings ; pour le bon ordre il poche les yeux à tout le monde, aux coupables comme aux innocents. Allons, partons, Pierre Ivanovitch. (Il sort et revient aussitôt.) Et qu'on ne laisse pas sortir les soldats dans la rue autrement qu'en tenue. Cette ignoble race met juste sa capote par-dessus la chemise, et le reste est à l’air. 

Ça donne, je crois, une assez bonne idée du ton de la pièce qui se déroule sur fond de magouilles, de pots-de-vins, de cachotteries, d'hypocrisies, de délations. C'est cynique à souhait.

mardi 24 juillet 2012

Entre les deux, mon coeur balance...


Avec la présente saison estivale et sa très faible assistance, je réfléchis sérieusement au prochain théâtre d'été du Théâtre 100 Masques...Une réflexion entreprise depuis plusieurs semaines déjà...

Tout d'abord, il faut savoir qu'une première ébauche de projet avait été développé: une création d'Anick Martel dans un style grandguignolesque (du théâtre d'«horreur» de série Z où l'hémoglobine est le personnage principal)... toutefois, la situation actuelle (grise plutôt que noire...) m'amène à revoir les plans.

Un bon théâtre d'été (financièrement parlant) remplit la salle soir après soir et permet, pendant deux, trois voire même quatre ans de surfer sur ce succès et de présenter des choses plus audacieuses. Un bon théâtre d'été, ce sont près de 850 spectateurs qui sont drainés vers la salle de représentation... Un coup de publicité efficace et dynamique qui ramènera, l'année suivante, au moins le ¾ de ce public...

Chercher ce bon théâtre d'été signifie quasi obligatoirement de revenir à une valeur sûre, une valeur refuge. Offrir un spectacle qui sera incontournable, que tous voudront voir et qui me donnera les moyens nécessaires, par la suite, d'établir une programmation plus éclectique. Du coup, l'été 2013 en sera un de compromis... enfin, presque. Choisir et programmer en protégeant du mieux possible l'aventure artistique de la contingence administrative...

Maintenant, mon cœur balance entre deux projets.

Le premier, qui peut avoir l'air racoleur, serait un projet moliéresque (ça va de soi!) quand même stimulant (et sûr)... à savoir la mise en scène (ma première de cet auteur!) de deux ou trois de ses farces moins connues, toutes aussi vives qu'amusantes. Elles sont sélectionnées depuis un moment: Le mariage forcé, La jalousie du barbouillé et Le Médecin volant.

Le second - qui me parle encore plus par forme, son origine, sa nécessité et son propos fort d'actualité - consisterait en une réinterprétation de la pièce emblématique de Nicolas Gogol, Le Revizor... qui raconte les tribulations d'une petite ville corrompue où tout ne fonctionne que par pots-de-vin, mensonges, cachotteries. Une pièce très drôle en plus d'être d'un répertoire qu'on n'a pas ou peu abordé et qui serait en droite ligne avec les choix des années antérieures.

Gogol n'est pas Molière, c'est un fait... mais sa pièce s'inscrirait à tel point dans le contexte socio-politique actuel qu'il pourrait avoir une très belle portée.

Donc répertoire russe ou classique français? Mon coeur balance même si, en apparence, mon choix est fait.



lundi 23 juillet 2012

«L'obscur pressentiment» de Peter Brook


Quand je commence à travailler sur une pièce, je pars d'un pressentiment obscur et profond, semblable à une odeur, à un couleur ou une ombre. [...] Cet obscur pressentiment, c'est ma relation avec la pièce. J'ai la conviction que cette pièce doit être montée aujourd'hui. [...] Je ne dispose d'aucun système pour monter une pièce, car c'est à partir de ce sentiment sommaire et informel que je commence à préparer.

Préparer signifie cheminer vers cette idée. Je commence à fabriquer un décor, je le casse, je le fabrique, je le casse, j'y réfléchis. Quel genre de costumes? Quelles couleurs? Tout cela constitue un langage qui sert à concrétiser quelque peu ce pressentiment. Jusqu'à ce que, petit à petit, en sorte la forme, une forme destinée à être modifiée, mise à l'épreuve, mais néanmoins une forme. Pas une forme figée, car il s'agit seulement du décor, et je dis «seulement du décor» parce que le décor n'est qu'une base, une plate-forme. Le travail commence avec les comédiens.

[...] Mis en présence de cette masse de matériau, l'obscur pressentiment se révèle le facteur prédominant face auquel certaines idées ne tiennent pas la route. Tout commence à se clarifier.

Voilà une belle définition du travail du metteur en scène glanée dans Points de suspension, de Peter Brook, publié en 1992 aux éditions du Seuil. 

dimanche 22 juillet 2012

Au théâtre, cette semaine! (du 22 au 28 juillet 2012)

 
DERNIÈRE CHANCE
Ce soir - 22 juillet 2012, 20h
Salle Lionel-Villeneuve (Roberval)

C'est la dernière chance pour assister à l'ultime représentation de Histoires de pauv'filles et drôles de dames donnée dans la région par le duo français Les Dieselles (après un court séjour à Chicoutimi à l'invitation du Théâtre 100 Masques): des femmes, de l'autodérision, et un plaisir de se moquer des hommes! À ma connaissance, il reste quelques billets. À voir.

QUATRIÈME SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS
Mardi et mercredi - 24 et 25 juillet 2012, 20h30
Bâtiment 1912 (Pulperie de Chicoutimi)

Jimmy Doucet - auteur, metteur en scène et comédien - présente Le Divan en compagnie des Marc-André Perrier, Carolyne Tremblay et Émilie Jean... et d'un divan, élément central de cette production... que je n'ai pas encore vue.

TROISIÈME SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS
De mercredi à samedi - du 25 au 28 juillet 2012, 20h30
Côté-Cour (Jonquière)

Et ça se poursuit, pour le Oh! Cabaret avec sa douzaine de numéros déjantés qui mettent en valeur le talent des trois comédiennes, Guylaine Rivard, Vicky Côté et Maud Côté... de même que du musicien Michel Otis.

DERNIÈRE SÉRIE DE REPRÉSENTATIONS!
De jeudi à samedi - du 26 au 28 juillet 2012, 20h
Salle Murdock (Centre des arts et de la culture de Chicoutimi)

C'est la dernière semaine pour La Marmite, cette treizième production estivale du Théâtre 100 Masques qui quittera bientôt l'affiche pour laisser la place à d'autres spectacles. Pour voir cette mise en scène d'Elaine Juteau qui raconte les tribulations d'une marmite pleine d'or et qui présente de nombreux personnages interprétés avec folie par six jeunes comédiennes professionnelles, il est primordial de réserver (les dernières représentations sont très courues... malheureusement!) soit par Facebook, soit par téléphone, au 418-698-3895.

SECONDE SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS
De jeudi à samedi - du 26 au 28 juillet 2012, 20h
Centre touristique de Vauvert (Péribonka)

Le Centre touristique de Vauvert présente Parents un jour! Parents toujours!, une création de Mathieu Savard. Cette comédie raconte les péripéties d'un couple, sur une période de vingt-cinq ans,qui cherche à éduquer leur enfant avec des pratiques, des capacités et des valeurs souvent discordantes.

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Pendant ce temps, La Route des milles et une histoire, l'immense projet de Jimmy Doucet dans le haut du Lac Saint-Jean, bat maintenant son plein, avec La marche des Trappistes, Les secrets du vieux moulin, L'Aventure de nuit, La caravane en panne, L'Île fantastique, À la rencontre des fantômes de Péribonka. Vu le nombre élevé de productions dans ce cadre, je ne renverrai donc qu'à son site qui sera mieux détaillé.

Pour les amateurs du genre, il y a aussi La Fabuleuse histoire d'un royaume, au Palais municipal de La Baie, qui continue sa 25ième édition.

Si j'oublie des trucs, il est possible de me les faire ajouter par le biais d'un commentaire.

samedi 21 juillet 2012

En cette fin de saison...


 La période estivale du Théâtre 100 Masques arrive bientôt à son terme pour laisser, dans quelques jours, place à la période estivale de mes vacances.

Avec la fin prochaine des représentations de La Marmite (je rappelle que ça se termine le 28 juillet... et qu'avec ce soir, il ne reste que trois représentations, soit jeudi, vendredi et samedi...), le départ des Dieselles après un bref passage saguenéen pour y présenter Histoires de pauv'filles et drôles de dames et la conclusion des camps de théâtre thématiques (les derniers en ce qui me concerne à titre d'animateur), c'est également la clôture de la saison 2011-2012 qui nous a tenu fort occupé.

Ce fut une année de nouveaux et beaux projets, d'attentes de réponses (dont celle - négative... - pour la programmation du 175ième... mais j'y reviendrai subséquemment), de changements, de fatigues, d'enthousiasme, de financement, de déceptions,  de plaisirs, de bons coups, de déménagement de bureaux, de modifications à l'équipe et j'en passe. La saison que nous voulions? Généralement oui. Même si nous aurions pu souhaiter plus de spectateurs, plus d'argent...

Peu à peu, l'agenda pour 2012-2013 prend forme...Enfin. Les nombreux points d'interrogations qui demeuraient encore dans la projection se dissipent depuis les derniers jours au rythme de la réception postale de lettres tant attendues. Un réalignement des options s'imposait. Un choix d'importance reste à faire (je devrais dire «à consolider»): quel sera le prochain théâtre d'été et qui le fera? Ça me tente, oui. Mais en même temps, la prochaine année sera aussi, pour moi, une année de projets extérieurs à la compagnie. L'énergie sera-t-elle au rendez-vous?

Les dés ne sont pas jetés... mais présentement, je les ai en main et les agite!




mardi 17 juillet 2012

Situation critique

Voici, en lien, un texte de Carol Dallaire publié sur le site Mauvaise Herbe. Quand je te dis que j'aime pas ça, tu te fâche est un texte portant sur la et le critique... une réflexion d'un vieux (pas trop...) sage qui fait écho à tous les questionnements, les doutes, les coups de gueule sur ce même sujet que j'ai pu jetés sur ce blogue.

Une synthèse qui laisse pourtant bien plus d'interrogations que de réponses... et le malaise se poursuit.

dimanche 15 juillet 2012

À voir!!






Suite à sa production estivale toute féminine, le Théâtre 100 Masques profite de la présence du duo Les Dieselles en sol québécois pour présenter - dans une presque «saison du théâtre par les femmes»! -  leur spectacle Histoires de pauv'filles et drôles de dames les jeudi et vendredi, 19 et 20 juillet 2012, à 21h30, à la Salle Marguerite-Tellier du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi. 

Ce spectacle, je l'ai vu en septembre 2011 et j'ai bien ri... Voici d'ailleurs ce que j'en disais à l'époque: 

Les deux filles - fort sympathiques! - font dans la cruauté avec un plaisir manifeste. Un spectacle féministe (tout simplement humain!) décapant. De la première femme, Ève, à la jeune délurée; de la femme fatale à la femme coincée; de la jeunesse à la ménopause... tout y passe. Un jeu simple, précis, net. Drôle. Très drôle... Et peut-être, qui sait, sera-t-il possible des les voir dans un théâtre près de chez nous...

Pour ces soirées «programme double», trois choix s'offriront aux spectateurs: voir les deux spectacles ( La Marmite et le spectacle des Dieselles) pour 30$; voir La Marmite seulement pour 20$; voir le spectacle des Dieselles pour 15$.

Les réservations sont nécessaires parce que les places sont limitées! 418-698-3895.

Au théâtre, cette semaine! (du 15 au 21 juillet 2012)


 Mine de rien, les productions estivales battent leur plein présentement... et bientôt, la première vague de celles-ci se retirera pour faire place à d'autres spectacles. Il ne faut donc pas attendre plus longtemps avant que de se présenter dans les salles!
TROISIÈME SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS
Les 17 et 18 juillet 2012 (mardi et mercredi), 20h30
Jardins des Vestiges (Bâtiment 1912), La Pulperie de Chicoutimi

La Pulperie revient pour un nouveau théâtre d'été confié, une fois de plus, à Jimmy Doucet: Le divan. Et si votre divan pouvait raconter votre vie après sa mort... Des amours de jeunesse aux chicanes de famille en passant par les grandes révolutions des années 70 et 80, suivez les histoires colorées d'un divan à travers les époques. Attention à ce que vous faites en présence de votre divan, car un jour il pourrait bien tout dévoiler ! Pour plus d'informations, il est possible de consulter le site web de la Pulperie.

SECONDE SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS
Du 18 au 21 juillet 2012 (du mercredi au samedi), 20h30
Côté-Cour, Jonquière
Le Collectif À Tour'drôle présente le Oh! Cabaret pour une seconde année consécutive (la quatrième année d'activité), avec plusieurs nouveaux numéros! Des rires à profusion!

PREMIÈRE SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS
Du 19 au 21 juillet 2012 (du jeudi au samedi), 20h
Centre touristique de Vauvert, Péribonka

Le Centre touristique de Vauvert présente Parents un jour! Parents toujours!, une création de Mathieu Savard. Cette comédie raconte les péripéties d'un couple, sur une période de vingt-cinq ans,qui cherche à éduquer leur enfant avec des pratiques, des capacités et des valeurs souvent discordantes.
AVANT-DERNIÈRE SEMAINE DE REPRÉSENTATIONS 
Du 19 au 21 juillet 2012 (du jeudi au samedi), 20h 
Salle Murdock, Centre des arts et de la culture de Chicoutimi 
Le Théâtre 100 Masques (voir leur espace internet) présente sa treizième production estivale, La Marmite, une comédie grinçante de Plaute sur le rapport à l'argent. Mis en scène par Élaine Juteau, ce spectacle réuni six comédiennes pour incarner tous les personnages (presque exclusivement masculins!): le vieil avare obsédé par son or, son voisin aussi riche qu'âgé qui veut marier sa fille, des esclaves, des cuisiniers et des revirements de situations en tout genre! Le coût d'entrée est fixé à 20$ (15$ pour les étudiants et les artisans sur présentation de la carte privilège). Pour réserver, deux façons: par téléphone au 418.698.3895 ou par le biais de la page Facebook consacrée à l'événement.
Les 18, 19 et 21 juillet 2012 (mercredi, jeudi et samedi), 19h30 
Palais Municipal, La Baie 
La Fabuleuse histoire du Royaume reprend du service pour une autre année. Pour avoir toutes les informations relatives aux représentations, il est possible de consulter le site web.
À SURVEILLER ENCORE! 
La Route des milles et une histoire, l'immense projet de Jimmy Doucet dans le haut du Lac Saint-Jean, bat maintenant son plein, avec La marche des Trappistes, Les secrets du vieux moulin, L'Aventure de nuit, La caravane en panne, L'Île fantastique, À la rencontre des fantômes de Péribonka. Vu le nombre élevé de productions dans ce cadre, je ne renverrai donc qu'à son site qui sera mieux détaillé.
C'est aussi la seconde semaine de l'édition 2012 des Camps de théâtre thématiques du Théâtre 100 Masques. Toujours, trois groupes d'âges pour trois thèmes: Le mime comme un théâtre du corps pour les 7-9 ans (par Sophie Larouche), Un orchestre de comédiens pour les 10-13 ans (par Erika Brisson et Elaine Juteau) et Du théâtre éclaté pour les 14-16 ans (par moi-même). _________________________________________________ 

Voilà. Si j'oublie quelque chose, on pourra l'ajouter au calendrier via les commentaires!

samedi 14 juillet 2012

«La Marmite» [Carnet de production]

Voici le compte-rendu critique de La Marmite (du Théâtre 100 Masques) publié ce matin dans le Quotidien sous le titre L'avarice sous un nouveau visage et sous la plume d'Anne-Marie Gravel:


CHICOUTIMI - Prendre un texte deux fois millénaire et le rendre attrayant pour  un public de 2012, tout ça en le confiant à une troupe de six comédiennes qui se partagent tous les rôles, dont la plupart sont masculins. Voilà le défi que le relève le Théâtre 100 Masques en présentant la pièce La Marmite. Une 13ième production estivale pour la compagnie qui permet de mettre un nouveau visage sur l'avarice.

La Marmite a été présentée devant une salle Murdock du Centre des arts et de la Culture de Chicoutimi pratiquement comble ce jeudi. La pièce de l'auteur latin Plaute, qui traite du rapport entre les gens et l'argent, a su divertir les quelque 70 personnes présentes.

La Marmite, c'est l'histoire d'un avare, Euclion. En apparence très pauvre, le vieil homme cache une marmite remplie d'or qu'il a découverte chez lui. L'homme est obsédé par son avoir, hanté par la crainte de se le faire prendre. Il veut protéger sa marmite à tout prix, de dangers réels comme imaginaires. Pendant ce temps, Mégadore, son voisin riche et puissant, souhaite épouser sa fille. Après avoir craint que ce dernier connaisse son secret, Euclion accepte de lui accorder sa main. Pourvu que sa marmite demeure secrète. Mais les évènements s'enchaînent et toute une série de personnages plus colorés les uns que les autres compliquent les choses pour l'avare.

Euclion, personnage central de la pièce, est campé avec brio par Isabelle Boivin. Marilyne Renaud, interprète de Mégadore, offre elle aussi une performance notable, tout comme Émilie Gilbert-Gagnon, Andrée-Anne Giguère, Cynthia Bouchard et Valérie Essiambre, qui complètent la distribution toute féminine.

Seul bémol, les spectateurs perdent quelques mots du Dieu Lare qui livre l'histoire en début de représentation, en raison de la tête de bélier dont est muni le personnage.

Le Théâtre 100 Masques a confié la mise en scène à une jeune metteure en scène de la relève, Elaine Juteau. 

Cette dernière a joué avec les différence du langage et le changement de ton. Elle s'est aussi permis d'ajouter quelques chansonnettes grivoises qui font sourire les spectateurs et donnent une toute autre allure à la pièce.

Le langage est cru, les grossièretés et obscénités abondent, sans être trop dérangeantes, même si on pourrait parfois en questionner l'utilité.

Le décore efficace permet aux spectateurs d'orienter leur regard dans différentes directions tout au long de la représentation.

La scène est occupée par une montagne de débris sous laquelle se cache une maison miteuse, dans laquelle évolue des personnages non moins miséreux. Les costumes contribuent eux aussi à permettre le voyage dans l'univers de Plaute.

Avec La Marmite, le Théâtre 100 Masques offre un divertissement estival agréable, qui fait sourire. Il utilise un texte antique pour en faire une pièce accessible, qui saura certainement égayer les soirées pluvieuses que nous servira Dame nature au cours de l'été.

Pour se faire une idée sur l'esthétique privilégiée et l'apport des différents collaborateurs, le type de jeu, les choix de mise en scène, une virée dans la salle sera la bienvenue!
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Par ailleurs, cette semaine, Anick Martel publiait, sur Mauvaise Herbe (le collectif d'auteurs qui remplace l'édition papier du Voir Saguenay-Alma), un autre texte d'opinion titré C'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes.